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Octobre 1972

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 


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Samedi 30 mai 2009 6 30 05 2009 10:30



Derrière chez moi, savez-vous quoi qui n'ya?



Un deutzia...


Un seringuat...


Et encore un deutzia...

Et aussi une jeunesse.
_____________________________________________ 
 

          Pays Perdu.

 

 

C’est parce que la journée fut fade

Que nous partîmes, très malades,

Dans l’inconnu d’une plaine de vert

Argent. Ne nous élancant vers

des épopées immondes et folles,

Parce que portant chapeaux à corolle...

En remontant un petit affluent

Malsain, aux bordures puant

Le carex et la renoncule,

Nous débouchâmes, sans pendule,

Au large ouvert d’un pays perdu

Au milieu de champs au ciel fondus.

Nous pataugions à l’ombre d’arbres

Composant sur fond de marbre

Un enclos à notre ruisselet

Noyé sous les lentilles d’eau, et

Si épaisses que c’était une plaie

Que d’avancer au pas de la haie!

 

De l’avant, un soleil blanchâtre

D’aspect, apparu sur le coup, châtre

La faune de ce pays sensuel:

Tous les oiseaux perdent le rituel

Normal a leur propre étalage

Vif et noir, fait de vagabondages

Et de cui-cuis, tous absents d’ici!

Allons! N’en faisons pas merci

Et retroussons nos bas de culottes!

Nos pieds nus d’aise puisque sans bottes

Imprimons dans la vase nos pas,

Annonçons très fort le trépas

De  toutes les vertes escarbilles...

Tant que les vipérines, gentilles

Couleuvres, fuiront le brasselet...

- Gare à toi, minable ruisseau laid!

 

Et nous progressons sous l’arcade

D’arbres noirs postés en barricade...

1966, peut-être... 


Par Vinosse
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