
Après... Quand les arbres seront morts, dépouillés,décharnés,désossés,rendus à la
terre comme des humains qui ne croyaient qu'au ciel, quelles végétations survivront sur ces décombres paysagers? Qui osera se nourrir de cette
dé-composture?
En attendant ce final grandiose qui chaque jour se répète sans nul fracas d'ailleurs, hormis celui que les branches mortes font en se détachant avant de tomber sur un sol heureusement
enherbé, on suivra à la trace les
épris de liberté, ces petits géraniums des petits jardins avec leur désir d'être reconnus vagabonds, d'être des "hors piste" de la plate-bande, de la
rocaille ou du jardin anglais trop à la mode!
A commencer par le
sanguinéum, le plus éclatant d'entre eux, mais le plus réservé aussi: faudra pas lui demander de se répandre en grandes
communautés. Ce sera comme le rouge-gorge: un caractériel solitaire!
On connait les "
cantabrigiense" comme
Biokovo, mais je les soupçonne sédentaires...
Purpuréum pourrait faire l'affaire: il en a le type brouillon de l'état sauvage!
Mais ce n'est pas encore ça...
On a cette sorte d'
endresii dépenaillé:
Je pense que c'est un mariage instantané avec un autre géranium de taille aléatoire dont je ne me souviens plus du nom... Il possède cette faculté de se croiser avec n'importe qui pour aller
gambader n'importe où... Il y a peut-être du
robertianum en lui, ainsi on pourrait l'appeler l'
herbe à Daniel!
Ça fait pas mal avec les branches du sapin de corée, l'iris, le vieux bois...
Là, on commence à sortir du jardin, des alentours de la maison!
On vise le goudron et le bas-côté de la chaussée!
Nous voilà dans la zone contrôlée par
Lotus corniculatus, le
lotier corniculé...par conséquent!
(on voit d'évidence le lien entre français et latin!!!)
Adorable petite plante qui manque au catalogue des pépiniéristes spécialisés, ou à ceux des entreprises d'entretien des bords de routes. C'est un dur à cuire qui aime le sec et l'air pas pur des
moteurs à combustion.
C'est un
jaune sur qui on devrait savoir compter.