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  • : Le Journal de Vinosse
  • Le Journal de Vinosse
  • : Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
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Octobre 1972 (écrit en)

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 

 

Recherche

Ils ont écrit:

"Si j'étais un inconditionnel de la liberté évoquée plus haut, j'aurais sans aucun doute préféré l'océan à l'issue qui se découvrait à moi dans le regard trouble que je portais sur ces hommes ..."

  FRANZ KAFKA...     Compte rendu pour une académie.

 

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Les penseurs selon lesquels tous les astres se meuvent de façon cyclique, ne sont pas les plus Profonds ...

Qui regarde au dedans de soi-même comme à l’intérieur d’un immense univers, qui porte en soi des Voies Lactées, sait combien sont irrégulières toutes les voies lactées ...

Elles conduisent jusqu’au fond du Chaos et du labyrinthe de l’Existence ...

 

Frédéric NIETSZCHE...  Le Gai Savoir.


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Il me semble que la notion même de compréhension est en train de se transformer très profondément. Autrefois, comprendre impliquait la notion d’une transparence entre celui qui cherchait à comprendre et sa lecture, tandis que maintenant on demande plutôt à des œuvres très difficiles (et dont, par une sorte de perversion de l’intelligence, on semble souhaiter qu’elles soient très difficiles) d’agir à la manière d’un charme magique sur la conscience du lecteur. Et donc, disons que c’est une forme de mysticisme qui est en train de réapparaître dans notre société et dont je me sens moi-même très loin, et pour lequel j’éprouve une sorte de répugnance.

 

CLAUDE   LÉVY - STRAUSS.

 

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Archives

Les Visités

21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 16:54
  Il nous arrive tous les jours de passer devant une haie de cupressocyparis Leylandii, très épaisse, taillée à la hache et telle très étanche! C'était (et c'est encore) le reflet de l'esprit des années à partir de soixante, quand la vogue de la maison individuelle, son besoin aussi, ont permis au métier de "pépiniériste-paysagiste" de s'inventer en s'appuyant sur l'explosion des cultures hors-sol de végétaux à pousse rapide et à multiplication aisée ne demandant pas de savoir-faire particulier.

   Maintenant que tout a poussé, on peut se faire idée de la pauvreté des espaces cultivés en terme de diversité variétale: on voulait des formes simples, régulières, solides, géométriques... une nature définitivement maitrisée... 
  Il y avait jusqu'aux en-têtes des documents papiers et des publicités des petits marchands de cette période pour nous dire comment l'environnement de votre maison neuve devait être pensé! En quelques traits de crayon et de compas surtout: les cercles, les demi-ronds, les paraboles... rien qui puisse ressembler à des irrégularités. Trois conifères: un rond, un fuselé et un nain en parapluie, le tout entouré de petits rosiers bien taillés!

  Vous vouliez un arbre, pas trop grand et pas trop envahissant, bien mené, bien rangé, sans taille et sans traitement particulier, eh bien après avoir éliminé le saule pleureur, trop exigeant et dangereux pour les murs de votre maison, on vous collait soit un prunus rouge foncé, soit un mûrier sans mûres, soit le plus souvent un tilleul, mais pas vraiment!

  La variété commune devenue trop banale, trop vue, trop datée, trop... 
  L'envie de couper avec un passé trop "présent" et de tendre les bras à la modernité, tout cela favorisa la mise en place de ce tilleul argenté si triste et si banal, sans envergure mais si "nouveau"et si "dépaysant"... 
  Si facile à cultiver et si facile à vendre...

Adieu l'arbre de la grand-mère qui attirait les abeilles, vive le belâtre couleur de ciment!

C'est lui qu'on voit apparaître au-dessus de la haie...


A vrai dire cet après-midi là, je m'était arrêté sur le bord de la route juste pour photographier l'exemplaire suivant, un tilleul commun vieux de plusieurs centaines d'années sûrement, aux branches parties un peu en tous sens et en pleine floraison...




Et c'est par la suite que j'entrepris de "clicheter" plusieurs autres exemplaires de ma connaissance, dont celui qui vient maintenant et qui servit pendant des années de lieu de résidence enfantine aux deux fils de sa propriétaire.



C'est un très bel arbre, grand pour le genre, dans lequel ces deux garçons vivant seuls, sans amis ni amies mais pas sans parents, édifièrent une grande cabane à plusieurs mètres du sol(au moins quatre) et dans laquelle je présume, ils purent se construire des souvenirs d'enfance inoubliables et même s'inventer des joies et des bonheurs que leur vie familiale ne leur permettait pas. 



  Un bel arbre!



Et d'où qu'on se place, on le voit différent!


N'est-ce pas?


  


Tandis que par dessous ses habits, le charme est encore plus fort... plus insistant...



PS: Quand j'étais petit enfant je rêvais moi aussi d'une cabane, mais pas dans les airs... Je rêvais d'un trou, d'une caverne, d'un terrier que nous aurions creusé, moi et mes petits amis rêvés...  Mais je n'ai jamais connu ce bonheur! D'ailleurs j'étais bien seul à me creuser la tête pour trouver un tel exutoire à mes grandes tristesses...

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commentaires

Vinosse 26/07/2008 08:22

Une plante, qui était là quand je passai, me lança: "alors mon chéri, tu me clichète pas?

(mon correcteur d'ortho n'aime pas les néologismes, et il me le fait remarquer!)

Di Brazza 25/07/2008 22:38

Ben elle est très bien ta chronique. Que voudrais tu y changer? Moi, à part "clicheter" qui pourrait devenir "clichtonner" histoire de te donner un petit air déambulatoire à la limite du péripatéticien, je vois rien d'autre. Comment ça il est raccoleur mon clichton? Vraiment? Tu trouves? Bon. Mais tu sais, clichète ça fait aussi fée clichette! Ah bon? Tu préfères? Ben t'as peut-être pas tort. Wendy, Peter pan et tout et tout, c'est l'enfance, après tout. les tilleuls, quoi. Les miens.

Amications tisanières
dB

Vinosse 24/07/2008 15:47

DB: On a de l'enfance le tilleul qu'on peut! Comme donneur d'ombre je n'ai pas connu cet arbre-là: j'en ai connu d'autres moins nobles, comme le pin ou le chataignier qui bordaient les vignes ou les champs de peine... l'ombre n'était-là que pour souffler un peu...mais elle n'était ni caressante ni envoûtante...

J'avais préparé ce document depuis longtemps, les photos,mais le temps passant et mes humeurs ne s'arrangeant pas, je me suis pressé à l'envoyer sans trop le travailler...

Christiane, vous avez raison: je voulais faire le tour de mon affaire, le nez au ciel...
Mais je reprendrai l'idée...

Mac: Bof...

montaigneàcheval 22/07/2008 19:52

Dites donc Vinosse, que me vaut cette acrimonie, vous qui palerz si magnifiquement de tilleul...En Allemand, tilleul se dit Linde. Curieusement ça corresponnd à l'espagnol lindo, linda, doux....pour quelqu'un de doux, vous vous placez là. Mais continuez. Avec votre pote Ramon à jouer les vierges HORRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRIFIEES devannt cette brute immonde de MàC qui rigole, mais qui rigole.
Ah petite précision, on s'est très gentiment expliquée avec aa. Qui est 456788 fois plus intelligente que vous. Alors continuez donc à me couvrir de merde, rassurez-vous ,je ne viendrai plus chier sous votre beau tilleul.

Voici mon mél jpgoldschmidt@gmail.com....si vous voulez qu'on discute. Petite précision supplémentaire: votre pote Ramon m'ayant lui aussi couvert de merde, je lui avais proposé de s'expliquer, il n'en a rien fait. Vous dcdcevniez, vu mon registre de vocavulaire ce que j'en ai déduit.
Am Brunnen
Vor dem Tore
Da steht ein Lindenbaum....
etc,etc...Schubert, est-il vrai que la musique adoucit les moeurs????

Serviteur.

christiane 22/07/2008 16:46

C'est une belle page où beaucoup retrouveront comme un parfum d'enfance... que les enfants d'aujourd'hui, pérennisent.
J'ai beaucoup aimé que vous tourniez autour de l'arbre, jusqu'à lever le nez sous ses jupons.
Quand je dessine un arbre je n'arrête pas de marcher, de faire comme vous, pour qu'il m'offre sa structure, cette divagation des branches qui tantôt ont répondu au vent et à la lumière, tantôt à la main assassine de l'homme qui a scié, coupé, cassé sans l'entendre gémir et mourir un peu. Un de vos visiteurs a su écrire admirablement ce cri.