Il fut dans d'anciennes campagnes un petit orphelin solitaire épiant l'orée des bois et les chemins creux.
Il fut sur de vieilles étagères quelque livre interdit qu'il lisait dans l'obscurité de sa chambre humide et froide.
Ainsi il sut très vite qu'on ne pouvait se fier au visible et qu'en rêve venaient des créatures bien intentionnées capables de lui donner son réconfort.
Il apprit que le jour elles pouvaient, pour leur protection et parce qu'elles étaient très rares, se suffire du plus horrible des costumes qui ferait fuir les importuns mais que, l'heure du soir
venue, elles en jailliraient et éclateraient de toute la beauté du monde inconnu.
Cet enfant avait un désir sans bornes...
Pour lui rien ne serait trop grand, trop beau, trop lumineux ni trop aimant...
Il ne pouvait lui arriver de mieux, pour son Bonheur, que de sauter comme le crapaud d'un extrême à un autre...
Il pensait mériter d'être heureux.
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Aujourd'hui encore, quand il croise Damoiselle Crapiche, cet idiot croit toujours qu'elle va le soir qui vient, lui revenir en jupon de satin lui dire qu'il est très beau, très intelligent et que
tout son être et tout son cœur lui appartient...
On peut se tromper une fois, c'est pardonnable...
Mais toute sa vie, c'est impensable...
La pauvre créature a beau avoir d'admirables yeux marron profond, faut qu'il soit bien naïf pour y lire la nature cachée de son mal être et la genèse de son Rêve toujours recommencé.
Ô Pépita !
Indienne.
Par
la joie intuitive de mes yeux
à Tout
jamais ressaisis
Près de l’innomable
(significtion)
Aussi bien qu’à ton cœur
fait pour
Nous
Quand jusqu’où
finiront la terrible immiscion
à tes mains
les tranquilités doucereuses n’auront plus rien
pour
retrancher l’artère sangueuse
vie
que nous sentons monter et redescendre sous
l’arme
ature
Revoilà
nous revoilà
comme les bois
entourés des quelques
uns buissons repouilleux
chattés
quand ta métamorphose rejoue
l’absoute
joie de ma crucifixion
Quand tu aimes
Puis jadis
je ne m’en souviens plus
24 OCTOBRE 1971