Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
Vous vous souvenez tous d'une pub relativement récente vantant les mérites
soi-disant innoffensifs du désherbant Roundup, avec un petit chien tout
mignon et tout blanc(forcément!)venant la queue toute frémissante enterrer
dans un jardin enfin débarrassé de ses mauvaises herbes, un bon gros nonoss
avec comme sous-entendu de pouvoir un jour le déterrer et le ronger sans
devoir craindre pour sa santé!
( Entre nous, des gros nonoss tous blancs, y'à belle lurette que les chiots
à pédigrée qu'on vend aux couillons dans les animaleries n'en ont jamais vu
ni le bout ni l'ombre même, vu qu'ils sont systématiquement goinfrés de
croquettes de toutes les couleurs et dont l'odeur les pousse malgré eux au:
"retourne-z'y"! )
Tout cela vu donc comme un dernier rêve de bonheur à partager avec toute sa
famille d'adoption, petits enfants comme jeunes adultes, s'ébattant dans ce
nouvel Eden consumériste généreusement offert par les "systèmes parfaits"
que sont les circuits de la grande distribution.
Cette pub fut un temps attaquée en justice par des associations de
consommateurs pour tromperie, à juste titre d'ailleurs! Je ne sais s'ils
ont gagné ou non le procès, mais s'ils l'ont perdu c'est peut-être parce
qu'ils n'étaient pas en possession de l'information que je vais vous
délivrer ci-dessous.
Le Roundup est la marque principale sous laquelle est commercialisé le
glyphosate.
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Un vieux problème chez le fraisier !
Révélés par une analyse, des résidus de 60 ppm de Glyphosate ont été
détectés dans un échantillon de paille non utilisée. Il existe une
formulation de Glyphosate destinée aux céréales pour aider à leur
mûrissement. Sans s'y méfier, il arrivait que cette paille était appliquée
sur les rangs d'une production de fraisiers l'automne précédent. Des
fraisiers ont été examinés en mai dernier, faisaient suite à une longue
série d'échantillons reçus au laboratoire, pendant plusieurs années, pour
les mêmes dommages. Les jeunes feuilles du cour du plant restaient petites,
jaunâtres ou blanchâtres, difformes et les boutons floraux n'émergeaient que
difficilement. Ces symptômes persistaient sur les plants et ne s'atténuaient
que partiellement durant la saison, prédisposant même ces plants à d'autres
problèmes d'ordre secondaire. Ce résultat nous démontre qu'en hiver une
quantité suffisante de l'herbicide peut être transmise au feuillage dormant
des fraisiers.
Gérard Gilbert, agronome-phytopathologiste, Danielle Bernier,
agronome-malherbologiste, avec la collaboration de Christian Lacroix,
agronome
Laboratoire de diagnostic en phytoprotection, MAPAQ
20 novembre 2006
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Je tiens cette information d'un site de référence québécois consacré aux
cultures en général et pour ici, aux petits fruits.
Comme quoi ce produit n'est pas si innocent que ça et qu'il laisse des
traces sous formes de résidus indissolubles capable de porter atteinte à
toute culture postérieure!
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Autre remarque d'un tout autre ordre, anecdotique peut-être mais pas tant
que cela: il faut être québécois, avec un sens parfait de l'anecdote et
du raccourci pour s'affubler du titre de: agronome-malherbologiste!
C'est pas en france qu'on s'oserait d'un tel néologisme!
Et pourtant...
C'est de régions comme la Saintonge que sont venus les immigrants, c'est de
cette région en particulier qu'ils détiennent leur langue et de l'approche
qu'elle leur donne des faits et de leur environnement.
Cela leur confère un "pointu" dans la parole qui nous fait, à nous petits
français, aujourd'hui lamentablement défaut!
Aussi je revendique pour moi d'être surtout Saintongeais plutôt que
Charentais!
Bien le bonsoir en attendant!