Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
Je n'ai pas la prétention de l'expert en économie, ni de n'importe quel
expert d'ailleurs, n'empêche que je suis pas loin de la vérité quand je dis
qu'il ne faudrait plus dire: "pouvoir d'achat", mais plutôt: "pouvoir de
dépenser"!
Dans le premier "achat" laisse supposer obtention d'une certaine valeur,
d'une richesse, d'un plus qu'on garde pour soi!
Dans le second "dépenser" signifie qu'on a échangé une valeur concrète,
notre revenu, contre un bien qui va s'effriter à court terme...
Nourriture ou objets manufacturés de faible qualité...
En d'autres mots, ce qui pesait "lourd" dans votre poche, sera échangé
contre un produit de faible densité, par contre le vendeur lui va s'alourdir
et ce au détriment de la pérennité de votre travail puisque l'essentiel de
l'échange commercial actuel se fait avec des pays étrangers à la CEE.
Il n'est qu'à voir comme Leclerc s'intéresse à cette donnée force pour
comprendre quel est le fin mot de l'histoire...
Ou de l'arnaque, mais c'est un peu osé...
Une autre info de l'AFP précise qu'une rare folie d'achat, plus de 3,3%,
s'est emparée des français ce mois d'Août en faveur des produits
manufacturés venus de l'étranger...
Traduction: ce mois d'Août dernier on a vu la pression de la grande
distribution parvenir à un excellent résultat en inondant ces centres de
vente de conneries inutiles achetées à vil prix à des esclavagistes
orientaux(financés en sous-mains par des compatriotes européens)et vendues
avec une marge exagérée à des "nains" qui croient qu'ils sont riches
parcequ'ils ont pu passer en caisse, leur caddie bien rempli!
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Relance de la polémique autour du pouvoir d'achat des ménages en France(AFP)
Trois semaines après l'Institut national de la consommation (INC), le Bureau
d'informations et de prévisions économiques (Bipe) a relancé jeudi la
polémique autour de l'évolution du pouvoir d'achat des ménages, en prévoyant
pour 2006 et 2007 une progression nettement inférieure à celle de l'Insee.
Le pouvoir d'achat des ménages français, thème clé de la rentrée,
progressera de 0,5% en 2006 et de 0,6% en 2007, selon le Bipe, dans une
étude réalisée pour le groupe de distribution Leclerc. De son côté,
l'Institut national de la statistique et des études économiques prévoit une
augmentation de 2,4% en 2006 et de 2,1% en 2007.
L'INC avait lancé le débat autour du pouvoir d'achat fin août, en annonçant
dans son mensuel 60 millions de consommateurs qu'il n'avait progressé que de
21 euros, soit 0,9% sur un an entre juin 2005 et juin 2006. L'institut de la
consommation avait obtenu ces chiffres en intégrant l'énergie (carburants,
gaz, combustibles) et les loyers dans ses calculs de l'inflation, des postes
qui pèsent moins dans l'indice des prix de l'Insee.
L'INC avait alors plaidé pour la mise en place d'un "indice du coût de la
vie", qui prendrait en compte les nouveaux modes de consommation (internet,
téléphone mobile) et pondèrerait différemment des postes comme le logement.
De son côté, le Bipe prend en compte dans ses calculs sur le pouvoir d'achat
des dépenses incompressibles (qu'elle nomme des "charges contraintes") comme
le remboursement des crédits (à la consommation et l'habitat), les loyers,
les charges liées au logement, les assurances obligatoires et les transports
collectifs. Ces dépenses incompressibles expliquent le décalage avec les
chiffres de l'Insee.
En revanche, le Bipe n'y intègre pas les dépenses de carburant et de
téléphone mobile, estimant que les ménages ont la possibilité de faire des
arbitrages pour économiser sur ces postes, en utilisant davantage les
transports publics ou en adaptant leurs abonnements.
Ces "charges contraintes" devraient atteindre 39% du revenu disponible brut
des ménages en 2006, alors qu'elles représentaient 33% en 2004. Si les
revenus bruts ont augmenté de 3,1% en 2005, puis de 3,9% en 2006, en face,
les dépenses incompressibles ont grimpé de 6,4% l'an dernier et de 7,3%
cette année.
"Chaque année, on épargne moins pour s'offrir un train de vie", a indiqué
Elisabeth Waelbroeck-Rocha, directrice générale du Bipe. En 2008, le taux
d'épargne devrait reculer à 14%, contre 16,7% en 2002. Dans le même temps,
celui de l'endettement "avance allègrement vers les 70%" (contre 65%
actuellement), selon Mme Waelbroeck-Rocha.
L'année prochaine, ces charges devraient décélérer car les ménages vont
limiter leur endettement, à cause de l'augmentation des taux d'intérêt, mais
les consommateurs ne pourront pas en bénéficier pleinement puisque la
croissance économique va commencer à ralentir.
Cet indice "revisité" du Bipe sur le pouvoir d'achat des ménages avait été
initié en 2004 par Michel-Edouard Leclerc, patron des centres éponymes, pour
dénoncer une baisse masquée du pouvoir d'achat des Français et obtenir une
réforme de la loi Galland sur la revente à perte qui, au fil des années, a
entraîné un gonflement artificiel des prix dans la grande distribution.
Appliquée depuis le 1er janvier, cette réforme a commencé à donner des
résultats dès le printemps, avec notamment les premières baisses de prix des
produits de marque de grande consommation.