Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
Monsanto cherche à réduire au silence la Confédération paysanne par la
répression financière!
En faisant bloquer les comptes bancaires de la Confédération paysanne pour
recouvrer les 196 000 Euros de dommages et intérêts dus, pour la
neutralisation de parcelles OGM à Monbéqui (82) en 1998, MONSANTO cherche à
réduire notre syndicat au silence.
Depuis 1997, la Confédération paysanne s'est opposée aux transnationales de
l'agro-chimie et des semences, dont MONSANTO est un des leaders.
Notre refus ferme et résolu de l'utilisation des OGM en agriculture nous a
amené, à plusieurs reprises, avec d'autres, à nous opposer à cette
multinationale qui ne cherche qu'à imposer sa domination et à augmenter ses
profits.
La Confédération paysanne ne se laissera pas intimider.
D' ores et déjà, toutes celles et tous ceux qui refusent les OGM au nom du
droit des citoyens à un environnement sain et à la biodiversité, au nom du
droit des paysans à l'autonomie et au nom du droit des consommateurs à une
alimentation de qualité, doivent se mobiliser et continuer de soutenir la
Confédération paysanne et ses partenaires contre l'impossible coexistence
non OGM/OGM et contre cette répression financière destinée à la bâillonner.
Le résultat du référendum du 27 novembre 2005 sur les OGM en Suisse -
moratoire de 5 ans - a montré la détermination des citoyens à protéger leur
environnement et leur alimentation. Aujourd'hui, en France, un tel moratoire
est plus que jamais indispensable pour débattre démocratiquement de la
question des OGM comme le demande la déclaration commune « Organismes
Génétiquement Modifiés » déjà signée depuis le 10 novembre dernier par une
dizaine d'organisations .