Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
Bonjour,
Dans l'édito de mon dernier catalogue, version amateur, je me suis intéressé
aux travers de langage dont nos compatriotes se gaussent malgré eux.
J'emploie ce verbe à dessein puisque je suis certain que l'utilisation du:
"tout à fait" et du "bien évidemment" est une promesse faite à soi-même de
captiver son auditeur par l'originalité de son propre attirail de
"parler"...
A tant les entendre chaque jour, vous vous doutez un peu de l'efficacité
d'une telle "position"!
Donc, à les entendre parler et vous répondre: "tout à fait", vous êtes
malgré vous, sans cesse dans un jeu télé; mais devoir supporter à tous
bouts de champs les "bien évidemment" des faiseurs de démonstrations
convaincantes, à la longue cela devient lassant, extrêmement lassant...
J'ai cité dans mon édito, un ministre qui, répondant à des journalistes,
n'eût d'autre solution que de ponctuer ses trois phrases, de trois pénibles
"bien évidemment"...
Un ministre qui se targuait de ses élans de langage, de sa flamboyance et de
tas d'autres choses qui vous posent un homme d'esprit!
Aujourd'hui il est premier ministre!
Aujourd'hui il n'a pas toujours levé l'interdiction de vendre leurs huitres
aux ostréiculteurs d'Arcachon(sa carrière en eût été freinée?), aujourd'hui
on risque toujours d'avoir à subir de sempiternelles rengaines pires que
celles auxquelles je m'attaque...
Les français dimanche ont voulu tourner une page d'un “livre de lecture” qui vient de leur être confisqué...
Parmi vous certains vont me répondre: "tout à fait"...
D'autres vont m'affirmer: "bien évidemment"...
Et l'histoire va s'arrêter-là...