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  • : Le Journal de Vinosse
  • Le Journal de Vinosse
  • : Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
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Octobre 1972 (écrit en)

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 

 

Recherche

Ils ont écrit:

"Si j'étais un inconditionnel de la liberté évoquée plus haut, j'aurais sans aucun doute préféré l'océan à l'issue qui se découvrait à moi dans le regard trouble que je portais sur ces hommes ..."

  FRANZ KAFKA...     Compte rendu pour une académie.

 

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Les penseurs selon lesquels tous les astres se meuvent de façon cyclique, ne sont pas les plus Profonds ...

Qui regarde au dedans de soi-même comme à l’intérieur d’un immense univers, qui porte en soi des Voies Lactées, sait combien sont irrégulières toutes les voies lactées ...

Elles conduisent jusqu’au fond du Chaos et du labyrinthe de l’Existence ...

 

Frédéric NIETSZCHE...  Le Gai Savoir.


______________________________________________________

 

 

Il me semble que la notion même de compréhension est en train de se transformer très profondément. Autrefois, comprendre impliquait la notion d’une transparence entre celui qui cherchait à comprendre et sa lecture, tandis que maintenant on demande plutôt à des œuvres très difficiles (et dont, par une sorte de perversion de l’intelligence, on semble souhaiter qu’elles soient très difficiles) d’agir à la manière d’un charme magique sur la conscience du lecteur. Et donc, disons que c’est une forme de mysticisme qui est en train de réapparaître dans notre société et dont je me sens moi-même très loin, et pour lequel j’éprouve une sorte de répugnance.

 

CLAUDE   LÉVY - STRAUSS.

 

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Archives

Les Visités

4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 13:25

 P1010627.jpg

      ACER palmatum "Shishigashira"


 

 

Au bord du Grand Sommeil

 

  

La Chanson s’est enfin

terminée

 

Il n’est plus resté

 

que le Silence

 

(Une Pendule)

 

et mon Souffle...

 

 

_______________________________________

 

 

 

La Lumière s’est enfin

dissipée

 

Il n’est plus resté

 

Qu’une Nuit sombre

 

(Froid et Solitude)

 

Et ma Vie éteinte ...

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 09:45

      La Souriante.

ROTATE - La Souriante

 

 

Finalement, plus je LE regarde, plus ELLE me plait.

 

Je pensais m'être fourvoyé dans l'aveuglement en cherchant à reproduire fidèlement des imperfections mécaniques donc peu susceptibles d'avoir un impact pshychologique conséquent, hé bien je me gourrais. Enfin j'avais raison sur le fond en vérité .

 

Ce pourrait donc être comme un filon à prospecter pour son aspect "art contemporain", dans la forme et dans l'idée ?

 

Je m'explique: mon modèle ici est une photo découpée dans un petit catalogue de promotion des 3 Suisses, sur papier poubelle; j'y eus  l'œil accroché par le style de l'auteur, inhabituel dans ce genre de publication: des femmes ayant un aspect humain. Chaud.

 

Très agrandis à la photocopieuse noir & blanc, ces clichés étaient une composition de taches grises avec lesquelles je pris plaisir à les mettre en couleurs, sur un choix réduit dans la palette, comme on dit, afin de permettre de deviner, faire apparaitre une image pleine de sens ...

 

Un autre exemple malheureusement jamais fini (encore):

 

Opaline-CASSIDONGUE---.jpg

 

Et une mauvaise photo surtout !

 


 


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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 10:05

 

 

ROTATE---Plus-rose-que--jpg

 

 

 

         LE MOULIN DE l’AMOUR.

  

Le moulin  jauni écoule ses longs attraits

Des figures de pierre remontent ses murs

Pareils à des dessins que le soleil ferait

D’en face, une eau paisible crie ses reflets durs!

 

La cantate rugit, normalement, en rouge

Les accords dissonnants aboient de longs émois...

Une harmonie vert clair entoure tout ce bouge:

Lueurs estivales et  étendues de bois!

 

Et le béant rejette, défoncé, de l’eau

Noire et verte, à des reflets roussis. Les prés

Verdissent et jaunissent à la fois, la peau

Du bâtiment, le toit, d’horreurs sont préparés!

 

Le postiche royal, ironique et brutal,

Posé par l’homme et sa nature insouciante,

Draine un long dégoût, futur rendu infernal

A des yeux assoupis et aux normes conscientes!

 

L’intérieur abandonné, l’eau emplit son fond,

Cà et là, vestiges morts émergeant un peu:

Des blocs de pierre que les longs hivers refont

Poindre à nouveau et se craqueler sans passer au feu...

 

Le long d’un mur, un escalier descend, pourri

Soutenant à peine le poids des anges blonds.

Le courant incessant a rongé le lambris

Incolore, des fissures au loin s’en vont...

 

Alors, tout à coup, atrocement illusoire

Une créature misérablement sale

Debout au bas de l’escalier... On voudrait croire

A une rencontre totalement banale!

 

Habillée d’un gilet de laine rouge et gris

Dégoulinant de ses épaules décharnées,

D’un semblant de jupe bleu-noire et, rabougries

De savates montrant d’anciennes plaies carnées...

 

Son affreux visage d’où pendent salement

Des crins noircis de crasse, mi-courts, se recouvre

De vieilles démangeaisons, ses yeux étrangement

Fixeurs percent cette étendue morne et si pauvre...

                                                         

Elle a le nez court d’une idiote, reniflant de vert

Des lèvres épaisses et craquelées d’ennui,

Un menton sans forme, enlunné comme un camembert,

Elle est petite dans une poitrine d’où rien ne fuit...

 

 

            Là, les enluminures des murs ressortent

Grâce au soleil s’infiltrant par l’unique creux

Que les vents firent... Et dont les poutres supportent

L’inlassable poids de son éternel flux lumineux.

 

La muraille s’est ainsi couverte de nébuleuses

Sous les rayons ardents, elles ressucitent nues!

Elles vont du noir au vert puis au roux, quasi peureuses

Mais du tachètement, les blanches sont plus crues!

 

L’eau fuyante clapote aux pieds de la pauvresse,

Elle est jeune, quinze au plus, elle soutient bas

Un petit sac de toile à hauteur de ses fesses

Plates. La crasse lui met aux jambes des bas!

 

On sent monter en elle un rat languissant

On sent grouiller son ventre de jeune habituée

Du malheur. Une frayeur déchire son sein blanc

Et dessine avec son corps des halos de buée...

 

La vue d’une présence détourne ses yeux

Prunelles où luit l’étoile noire du souvenir

Et des maigres anciens. Le crachat nébuleux

De ses paupières court, saute et s’en va mourir...

 

Et le soleil appuie de plus en plus ses tons

Actifs et audacieux. Et un rai jaunissant

Court et remonte sans cesse, clair avorton

Rassemblant ses désirs sur son ventre brûlant.

 

L’épaule va trembler quand le menton ricane!

Les chairs flagellent sous ces hardes de pauvrette,

Elle blémit, face contre face, à la lucarne

Qui reluit ses cheveux gras et ses creux de fossettes.

 

L’Immobile en haut des marches ébranlées

Regarde patiemment la pauvrette, pieds dans l’eau...

Cour de majordomes tous évanouis: l’Épanchée

Les craint et les admire pourtant... Il le faut!

 

Il aimerait peut-être lui saisir le flanc!

Dénuder ses seins et son ventre rongeur,

Dépouiller le noir, chercher ce qui reste de blanc

Et, pour un court moment, tenter l’amour songeur!

 

Il aimerait plus sûr ces nuits chaudes où, seuls,

Ils eurent vécu ces instants prématurés

Débarassés  des écrasements et des vents qui gueulent...

Hélas et toujours, l’indompté s’offre à la curée...

 

La jeune enfant détourne alors ses noirs appats

Sa croupe maigre s’évapore et disparait. L’odeur

Râcle encore un peu, se dissipe et, pas à pas,

En longs reniflements verts et gris, elle fuit...            Rancœur!

 


 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 16:27

 

Me sachant coursier d’irréels bonheurs,

Me demandai comment un seul homme pût-il

Prétendre au charme de deux grandes sœurs?

(Moi... Y'a bien longtemps...)

 

Victorine---Rubinette.jpg

 

L'angoisse existentielle de l'adolescence,  encore présente dans tous nos gestes instinctifs, ne peut nous empêcher de tromper et détromper cette maxime pré soixante-huitarde qui voudrait qu'il ne puisse jamais y avoir aucune limite ni frontière ni empêchement à notre bonheur...

L'âge venu notre côté Voltairien ayant pris le dessus sur nos penchants Rousseauistes, les pieds dans l'humus de notre petit jardin, on sait maintenant ce qu'il faut faire pour atteindre un peu de la Sérénité tant rêvée: planter quelques pieds de ces deux framboisiers achetés chez moi, dans ma boutique en ligne !

 

 

V3.jpg

 

Ci-dessus on est à genoux devant "VICTORINE", une très belle pointue à la peau très lisse, une remontante donc mais précoce car ses premiers fruits d'Été mûrissent fin Juillet dans nos contrées apprivoisées et un peu plus tard dans les autres, plus fraiches.

Il y a du charnu dans cette framboise, de l'épais et de la couleur, et beaucoup de sucre aussi. 

Pour relever le niveau chromatique j'ai posé sur la photo la belle pomme "Rubinette", que peu d'entre vous connaissent encore mais qui va devenir célèbre bientôt. Très bientôt si vous évitez comme consommateur de vous conformer aux laissers-aller de la distribution qui ne s'intéressent qu'aux prix les plus bas et qu'importe la qualité et la provenance. 

Trop de fruits verts importés de pays très éloignés comme d'Argentine, d'Afrique du Sud ou de Biélorussie. 

 

Mon exemplaire vient de chez un ami qui en cultive pas mal et qui est très respectueux des règlements et des lois français(es) (car il y en a, et de sérieux-ses !) concernant l'utilisation des produits phytosanitaires, ce qui n'est pas le cas de la majorité de ce que l'on trouve en grande distribution.

 

 

 

 

 

 

 

RR.jpg

 

L'autel suivant est dressé pour "HONORINE", une autre très belle et très attirante et très poussante et très savoureuse et très ceci-cela ...

Tout pareil que la précédente, c'est une remontante absolument précoce et avec des fruits délicats et gros ... Sa tige est légèrement épineuse,  c'est plus près du naturel ainsi.

 

 

RR1.jpgRR2.jpgRR3.jpg

 

Trois p'tits tours, trois p'tites photos et trois toutes petites pommes cultivées à l'ancienne, sans grands traitements (certaines ont le cœur encombré de noir) et n'ayant jamais été éclaircies, qu'un voisin qui pratique uniquement la vente directe et qui ne peut pas tout faire, m'a donné... C'est des Reine des Reinettes pas certifiées BIO mais c'est tout comme ...

De ces deux manières de cultiver j'espère que bientôt l'on n'en distinguera aucune et qu'aucun fruit produit en France ne sera mis à l'index car soupçonné d'empoisonnement. La filière purement bio est vouée à l'extinction à court terme car ayant trop tendance à vouloir se détacher du commun en dépit du bon sens et donner le flanc à du mysticisme ou pire, à de l'exclusion totalitaire.

L'Europe s'en chargera qui veut unifier les productions, sinon les uniformiser d'après  ses détracteurs, mais en tout cas ce sera toujours sous la pression des politiques  qu'on leur  imposera de suivre: des lois bien comprises par chacun et les mêmes pour TOUT le monde.

 

AUX PROFESSIONNELS: Ces deux variétés ont un fort intérêt pour les cultures de proximité et la vente directe, ce ne sont pas des trucs d'amateurs, loin s'en faut !

Lors de la récente visite de ma pépinière par les services de protection des végétaux, ceux-ci m'ont annoncé le signalement qui leur avait été fait de la présence accrue du virus du buisson nain et de la grenaille (bushy dwarf) dans les framboiseraies actuelles mais sans en savoir plus sur la question. Je leur ai fait prendre connaissance de mes observations entrevues sur internet quand on cherche sur la framboise "POLKA" (la nouvelle folie de beaucoup de producteurs aujourd'hui parce qu'elle a de très gros fruits) et qui, les tests le prouvent, transmet ce fameux virus de champ en champ...

 

Mais bon... ce que j'en dis...

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 09:07

AUTOPORTRAIT-DANS-LE-MIROIR.jpg

Autoportrait dans le miroir.

 

Fallait-il que je retombe au plus bas de ma prison, dans cet étroit  cachot, dans cette oubliette garnie des duvets arrachés au cul des fantômes de mon passé, pour espérer croire à nouveau au précis dont mon histoire serait faite ?

 

 

 

LA-VERITE.jpg

La vérité.

 


Un monde sépare ces deux visages: un monde captivant, doucereux et violent, un monde qui se découvre et qui tente... et qui doute... et qui mobilise les attentions. Un monde qui cherche un autre monde à sa portée, qui s'imagine changer d'univers facilement en passant d'une porte à l'autre comme dans les rêves ou la science-fiction.

Un monde qui s'est trouvé une raison d'être, une "occasion d'être" en vérité. La raison n'a nulle part sa place en ce bas monde, comme il est convenu de dire, seuls les sentiments et surtout  les désirs comptent et l'expliquent .

Des désirs en accord avec notre temps de vie, des désirs à portée de notre petite main de pauvre mendiant, des désirs en derniers symbole d'une existence réussie.

 

Pour moi comme pour le reste du monde, la recherche du Désir accompli ne peut-être celle du Temps Perdu.

 

Mais elles peuvent se fondre...

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 10:01

milleetunenuitscouv.jpg

 

La plus belle couverture d'album que j'aie jamais vue...et rêvé dessus...

 

Aujourd'hui le rêve n'est plus possible, il est quasiment interdit. Rêver ne rapporte rien ! L'autre boue du monde est à notre portée, sur nos pieds, impossible de s'en extraire ou de croire que d'un vol d'ailes du désir on puisse s'en éloigner.

Même les substances n'hallucinent plus, c'est dire... Tout est importé au moindre coût, tout se jette très vite après essai, rien ne vaut d'être gardé en mémoire...

 

On a les Génies qu'on peut.

 

Gauguin-Cat-300-100a.jpg

 

J’ai comme des Poux dans la Tête...

         A l’affût derrière des vignes en rangs ou dissimulé sous un pommier à compter et recompter les petites pommes rousses à terre et pourries, voilà l’état préparatoire qu’il fallait pour mes grandes découvertes!

 

 Marie-Rose et quelques unes de ses amies, deux en ce cas, viennent  nous rejoindre, moi et l’Obscur.

 J’aime l’entendre, plus que ses aides, sourire en parlant!

 C'est donc  pour l’entendre que je reste debout au pied de mon arbre et que je garde la main gauche en suspension sur une de ses branches les plus pourries...

 

  L’Obscur parle à la place et beaucoup plus fort que Moi...

  Il engage toutes les conversations auxquelles j’avais pensé avant Elles...

  Il occupe tout l’espace que je m’étais gardé, il n’en fait qu’à sa tête qui n’a pas d’existence connue, il propose tout ce dont je ne peux disposer, il donne envie de continuer quand moi je voudrais arrêter...

 

   Il fixe des rendez-vous, il émet l’idée de retrouvailles ou ensemble nous nous pourrions nous reconnaître tels que nous nous étions croisés un jour...

         Grâce à lui je garde l’espoir de nous savoir réunis...

 

 

 

 

 

 


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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 19:03

Lanchester-.jpg

Lanchester

sten.jpg

Sten

 

Oui, j'ai été un peu vite l'autre jour, j'ai oublié un moment essentiel de mon histoire de temple et de l'usage qu'on a pu en faire!

De la guerre de France à la fin de celle d'Algérie, le grand bâtiment servit de cache d'armes à la résistance locale dont mon père était l'animateur, chez les FTP puis plus tard les FFI, sous les tuiles plates de Roumazières, juste au-dessus du lattis qui faisait plafond au temple. Un truc impossible à découvrir.

J'ai su ça très tard, bien après les évènements d'Algérie qui furent le déclencheur du désastre et qui poussa mon père et son ami Léonard (l'homme des porcheries) à se débarasser du trésor au fond d'un puits... Pour l'éternité, car il ne voulut jamais me dire où ...

 

Ah! ça, sur les faits de résistance, mon père n'était pas bavard... tout juste me dit-il un jour que la Légion d'Honneur il l'avait refusée, vu le nombre d'inconnus au maquis qui la recevaient... Aussi qu'à la fin des combats, comme il n'était pas trop marqué politiquement, il eût à se protéger et des "royalistes", et des communistes qui tous voulurent le dézinguer... Trop rouge pour les uns, pas assez pour les autres!

"... le type était là... à ma table... on buvait un coup... le pistolet posé au milieu tourné vers moi ..."

 

Et les armes !!!  Prenez cet automatique Beretta: j'avais découvert le même dans le tiroir du bas de la grosse commode noire dans la chambre de mes parents... Mes petites mains de gamin de 10 ans avaient de la peine à le soulever, mais lorsque que les odieux voisins avec qui je jouais sans plaisir et qui une fois encore voulurent avoir le dessus sur moi me virent les pointer avec ce gros jouet, ils ne demandèrent pas leur reste, ils fuirent à toutes guibolles! 

Mes parents revenus trop vite je ne pus le ramener sur son lit de mouchoirs blancs et le planquai sur une poutre du viel hangar à baures...(des fougères sèches qui servaient de litières aux vaches des pauvres).

Entre temps les gendarmes étaient venus à la maison pour savoir et vérifier sa présence, comme ils contrôlaient tous les anciens de la résistance qui avaient déclaré des armes et susceptibles d'être membres de l'OAS, ce que mon vieux n'était pas, bien au contraire. 

Pas de pistolet !!! Il était fou !!!  

Je ne dis rien...

Quand le tas de baures arriva à sa fin, il retrouva l'arme, rouillée...

J'vous dis pas l'engueulade!

A cette époque j'étais en 5ème au foutu Lycée de Barbezieux, et surtout j'étais devenu à l'insu de tous et de mes parents, une saloperie de cancre, de bon à rien, de mauvais élève, de tête à claques et, à 12 ans, je ramenais au lycée tous les bouts d'armes que j'avais trouvé dans le viel atelier, la "fournière", tous ces restes d'armes bricolées par les résistants avant que les anglais ne leur parachutent ces fameuses Sten et Lanchester qui, peut-être, avaient composé le stock du Temple.

C'était un jour un long canon de fusil de guerre tout piqué qui dépassait de mon sac à dos dans le bus... ce fut une autre fois le fameux automatique rouillé que, sot que j'étais, je prêtai au grand Tabariès qui ne me le rendit jamais...

Il est à noter que je fus évincé d'office et définitivement de l'enseignement laïque, démocratique et républicain, lorsqu'un mouchard (JL.Raynaud) me vendit au surget avec un simple poignard coupe papier... au motif que j'introduisais des armes dans l'enceinte de l'établissement ! Je ne fus épargné de la maison de correction que grâce à l'intervention du  pasteur protestant qui intervint auprès du principal à principes à la con, qui voulait m'y envoyer d'office, en fils de pauvre désigné. 

(Sarkozy n'a rien inventé, et la racaille de banlieue non plus)

La suite de cette histoire est déjà sur papier, et elle attend... (Si y'en a que ça intéresse!).

 

Les anciens résistants sont peu loquaces, c'est connu et mon père ne dépareilla pas le genre: je n'appris pas beaucoup de sa bouche... Malgré que l'entourage m'avait sans cesse répété plus ou moins directement qu'il n'avait été qu'un grand fainéant et que pendant qu'il allait au maquis, sa femme elle (la 1ére, la Jeanne, la belge !), allait au lit avec les prisonniers russes et allemands affectés au village, qu'en plus les "maquis" étaient tous des voleurs et des bons à rien qui dérobaient les stocks d'essence et autres chaudières de cuivre chez les bons français...

C'est très tard que je sus que le Beretta avait été récupéré sur le corps d'un officier allemand abattu lors d'une embuscade tendue sur la route de Bordeaux et que sous les "rasis" du temple avait dormi un trésor de guerre... qui échappa par la volonté de mon père à mon goût pour les armes que ces cons de profs de lycée firent naitre en moi, au lieu de m'instruire et m'offrir un avenir louable et non cette fuite en arrière incessante...

Même aujourd'hui, mitraillette en main, je sais pas si le plaisir de les dégommer enfin ne serait pas le plus fort !

 

Tacatacatacatacatacatacatac..... les profs....

 

(A suivre)

 


Beretta-copie-1.jpg

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 17:56

T.jpg

Pendant longtemps je fus propriétaire d'un temple protestant, d'une bâtisse à vocation religieuse du moins à son origine, vu que dès l'instant où j'en devins acquéreur, il ne fut jamais question de la consacrer à autre chose qu'une fonction banalement utilitaire, comme hangar agricole au départ puis, selon les époques, comme bâtiment destiné à être habité dans tous les sens du terme possible...

Simple question d'imagination puis avec le temps passant, simple question d'argent et de la déception de n'en avoir pas assez pour concrétiser ces rêves.


TE.jpg

 

Je vais vous raconter un peu de son histoire vu qu'à ce jour des racontars de bonnes sœurs courent encore sur son compte et qu'il est temps de les balayer par un petit air de vérité.

Il fut construit et terminé en 1871, pour rendre compte de l'existence d'une petite communauté pastorale protestante qui choisit par un vote démocratique de se consacrer à cette religion plutôt qu'à l'autre, la catholique qui n'accepta jamais ce choix fait après les révolutions populaires qui rasèrent une chapelle à peu près à l'endroit où fut construit le temple. On ne peut affirmer que le choix de l'emplacement fut un choix de revanche, j'estime moi que c'est l'occasion du terrain libre qui permit son édification, un terrain cédé à l'église par un de mes ascendants.

La famille Martell, des cognacs du même nom, participa, surtout madame, au financement de l'édifice, mais je ne sais dans quelles proportions. Sûrement des plus importantes.

C'est à cette époque que, selon mon père, on déterra une statuette de vierge en bois et que mon aïeul l'offrit au curé de la commune en lui disant que finalement elle serait mieux à sa place chez lui.

Quels braves gens ils étaient en ce temps là! Aujourd'hui on aurait couru chez l'antiquaire pour en tirer un bon prix!

Tout bien réfléchi, il eut mieux valu qu'il en fut ainsi ! Cela permit aux doctrinaires cathos de faire courir le bruit que tous les ans, vers le 15 Août, elle se mettait à pleurer dans la sacristie, que pour la calmer on ne voyait qu'une solution: la faire revenir sur le lieu de sa découverte, revenir chez elle... Chez ces foutus parpaillots!

Une vérité qui contredit le bruit répandu par les prêtres de la région qu'elle aurait été sauvée du désastre républicain par une bonne chrétienne qui l'aurait gardée dans son armoire pour la ressortir quand les temps seraient devenus plus propices!

 

C'est donc pour établir cette "révélation" que les cathos construisirent une horrible chapelle à quelques centaines de mètres de l'endroit, un truc sans allure surmonté d'une statue de bronze doré, sous laquelle ils organisèrent une procession tous les 15 Août, en faisant trimballer sur les épaules de leurs pénitents la relique qui pleurait. De joie ou de peine, personne ne l'a su... Sauf qu'un jour l'évêque d'Angoulême fut convié pour bénir la fontaine-lavoir municipale où les femmes du village allaient battre leur linge au savon de marseille et à genoux dans un coffre de bois... Aujourd'hui une pancarte  signale que l'eau n'est plus potable !

 

Ils ont donc tenté le coup dit de "Soubirous" ou de "Fatima", mais ils l'ont raté... Dommage pour eux et tant mieux pour l'esprit de vérité et la véritable Pensée profonde.

 

Faut dire qu'ils avaient perdu pas mal de clientèle à cause du choix des habitants, mais l'essentiel de leur ressentiment était que la fête annuelle des protestants, fin Août ou début Septembre, attirait beaucoup de monde, protestants et catholiques confondus, ce qui ne pouvait que leur déplaire profondément.

Cette kermesse faisait la part belle à l'intellect et au culturel, contrairement à la dévotion "mobiliaire" catholique, on n'y adorait nulle statue de bois mais le goût du savoir était ici présent.

Après le "culte" du matin, les vrais mordus restaient pique-niquer sous le vieil hangar de mes parents, souvent des familles pauvres du sud-charente, et aussi des gens pour qui cela était comme un acte de foi. Certains étaient venus tôt réclamer la clef du temple à ma grand-mère, pour le balayer et arranger les bancs et que l'endroit soit accueillant...

L'après-midi était consacré à la kermesse proprement dite, c'est là que venaient les gens de toutes confessions  pour se distraire, assister à une saynète ou deux jouée par des enfants (j'en fus), écouter un petit monologue culturel pointu donné par un prof de philo (René Godet), né au village et devenu célèbre plus tard pour avoir accompagné Théodore Monot dans ses pérégrinations africaines et se terminer en fanfare avec le concert de l'Harmonie de Rémi en mangeant les parts de tartes achetées au profit de la communauté.

Tout cela se déroulait dans le petit bois dit de chez "Chartier", qui appartint à la famille de l'épouse de l'actuel maire de Reignac.

Beaucoup de ces fameuses tartes avaient été confectionnées la veille dans le village, cuites dans le four de pierre de Raymond Rullier (grand-père disparu de l'actuel maire de Reignac !), qu'il n'allumait qu'à cette occasion et pour lequel ma présence était nécessaire !!! Comme elle avait été auparavant nécessaire à Yvette (la grand-mère) et aux autres femmes pour étendre la pâte sur les tôle, bâfrer les bouts de pâte qui débordaient et poser délicatement mais à toute vitesse les grains de raisin tout dorés des 3 fameux pieds de "Rayon d'Or" qui mûrissaient avant tous les autres et que seul Raymond possédait...


TEM.jpg

 

On me vendit ce bâtiment en 1974, vu que personne n'était plus là pour s'en occuper, que son entretien coûtait trop cher aux quelques fidèles restants et que comme il avait accompagné ma famille depuis toujours, il leur semblait normal que je le rachète...

Mais voilà... Je n'ai jamais fait fortune, en tout cas pas assez pour boucher les gouttières surtout que depuis la tempête de 1999, y'en avait de belles... J'avais aussi de grosses dettes envers la MSA pour avoir embauché un ouvrier de trop et avoir cru que mes affaires allaient se développer assez pour y pourvoir. Donc il est vendu depuis l'an passé! 

Confession destinée à combler les vides de l'histoire... locale.

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 08:24

 

"Quand vient la fin de l'Été, sur la plage ..."

Et gnianiania... et gnianiania...

Moi j'aime bien sentir venir l'Automne, les jours plus courts et les chaleurs agréables, les couleurs qui s'adoucissent et les derniers fruits qui mûrissent, la fin de l'année qui s'approche et la mélancolie tiède qui l'accompagne...

 

Pour certains et certaines ça pourrait être le temps des amours, ensemble ou séparément ... la plupart du temps.

 

fug-copie-1.jpg

 

Mais ici, dans le sud-Charente, on ne pense qu' aux choses sérieuses, à celles qui restent après la peccadille, la faute légère mais bien normale à cet âge-là, on reste aux vraies réalités, celles qui pèsent dans la main, qui comptent pas pour rien dans la poche, qui donnent un sens à la vie d'ici, qui font valeur humaine: on va à la FOIRE, au COMICE AGRICOLE!

 

Y'a de tout!  Des machines à battre, des grosses surtout, pis des tracteurs, des bagnoles, des cuisines, des piscines, des climatiseurs et des adoucisseurs, des volets roulants et de l'artisanat local, des pâtés des huitres du pain du jambon du vin du pineau du cognac ... Et d'anciennes gloires de quand on était jeunes et qu'il fallait bien que ça nous passe cette envie de ... et de ...  et encore de ...

Ah! Qu'est-ce qu'on en a fait quand on avait cet âge-là... On sortait le Samedi, on picolait, on avait des accidents... On était contents...

On ne fumait pas comme certains dans les villes et que l'on voyait à la campagne avec des cheveux longs venir faire des trucs dégueulasses dans les buissons, on n'écoutait pas leurs chansons, trop révolutionnaires comme celles du Fugain et de son Bazar...

 


450--Big-BazarBien assez de la télé qui les passait tous les samedi soir...

 

Ou le Delpech qui n'aimait pas les chasseurs...

michel_delpech.jpg  Il avait pourtant une bonne tête avec ses moustaches !

 

 

Il était cinq heures du matin

 On avançait dans les marais

Couverts de brume

J'avais mon fusil dans les mains

Un passereau prenait au loin

De l'altitude

Les chiens pressées marchaient devant

Dans les roseaux


Par dessus l'étang

Soudain j'ai vu

Passer les oies sauvages

Elles s'en allaient

Vers le midi

La Méditerranée

 

Un vol de perdreaux

Par dessus les champs

Montait dans les nuages

La forêt chantait

Le soleil brillait

Au bout des marécages

Avec mon fusil dans les mains

Au fond de moi je me sentais

Un peu coupable

Alors je suis parti tout seul

J'ai emmené mon épagneul

En promenade

Je regardais

Le bleu du ciel

Et j'étais bien

 

........

 

Et tous ces oiseaux

Qui étaient si bien

Là-haut dans les nuages

J'aurais bien aimé les accompagner

Au bout de leur voyage

Oui tous ces oiseaux

Qui étaient si bien

Là-haut dans les nuages

J'aurais bien aimer les accompagner

Au bout de leur voyage

 

 

del.jpg

 

Y z'étaient pas bien dangereux à 25 ans, alors à soixante et plus...

Un de ces jours d'ailleurs, y feront chanter des morts...

Y z'ont fait Carlos quand même, et c'est pas passé loin !!!

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 18:18

 

Mais c'est quoi c'Bordel ?

 

az3.jpg

On stocke de la merde, des débris ?


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On est chez les Roms ici ?

 


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Chez les arabes peut-être ?


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Ou en Russie alors...

A l'époque bolchévique...


Foutez-moi ça dehors, nettoyez, virez, brûlez...

Allez hop !

C'est ça la bonne idée: on brûle tout, on fait le vide par le feu, la politique de la terre brûlée... comme à Moscou !


az2

 

Y doit se rouler d'aise dans sa tombe le petit Napoléon (le vrai), en voyant la campagne moscovite en cendres...

L'autre (le faux) grimpe aux rideaux rien qu'à l'idée qu'en France, il pourrait en faire autant...

 


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