Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Journal de Vinosse
  • Le Journal de Vinosse
  • : Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
  • Contact

Octobre 1972 (écrit en)

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 

 

Recherche

Ils ont écrit:

"Si j'étais un inconditionnel de la liberté évoquée plus haut, j'aurais sans aucun doute préféré l'océan à l'issue qui se découvrait à moi dans le regard trouble que je portais sur ces hommes ..."

  FRANZ KAFKA...     Compte rendu pour une académie.

 

______________________________________________________

       

Les penseurs selon lesquels tous les astres se meuvent de façon cyclique, ne sont pas les plus Profonds ...

Qui regarde au dedans de soi-même comme à l’intérieur d’un immense univers, qui porte en soi des Voies Lactées, sait combien sont irrégulières toutes les voies lactées ...

Elles conduisent jusqu’au fond du Chaos et du labyrinthe de l’Existence ...

 

Frédéric NIETSZCHE...  Le Gai Savoir.


______________________________________________________

 

 

Il me semble que la notion même de compréhension est en train de se transformer très profondément. Autrefois, comprendre impliquait la notion d’une transparence entre celui qui cherchait à comprendre et sa lecture, tandis que maintenant on demande plutôt à des œuvres très difficiles (et dont, par une sorte de perversion de l’intelligence, on semble souhaiter qu’elles soient très difficiles) d’agir à la manière d’un charme magique sur la conscience du lecteur. Et donc, disons que c’est une forme de mysticisme qui est en train de réapparaître dans notre société et dont je me sens moi-même très loin, et pour lequel j’éprouve une sorte de répugnance.

 

CLAUDE   LÉVY - STRAUSS.

 

____________________________________

 

Archives

Les Visités

23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 16:30

 

 

Je manque totalement de la moindre inspiration, et je le reconnais !

Contrairement à la majorité des blogueurs qui s'emmerdent et qui n'osent l'avouer .

 

EPIJEUNES.jpg

Jeunes pousses de groseilliers épineux .

 

Marie-Curie.jpg

 

Marie Curie .     Beau visage, non ?  Un peu orgueuilleux même ...

 



Repost 0
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 09:00

 

Images offertes par un tout récent client de ma boutique,

... en direct du Lot et de l'Été dernier .

 

 

Powow-1.jpgpowow-2.jpgpowow-3.jpg

 

 

Nous avons courru, traversant les plaines,

         Marécages, boues d’été et canaux.

         Transcendance et course à l’honneur, nous fîmes

         Un pont de bois sur les derniers ruisseaux,

         Par dessus vipères, vase et quelques traînes...

         J’eus peur de la morsure quand nous partîmes

         Trop tapageurs nous extasier aux pieds

         D’immenses sculptures, de ces vieux dieux

         D’un Art tout trouvé pour de splendides

         Collections de musée. Dressés, ces pieux,

         Ces hommes de marbre en jardin, morbides,

         Dessinaient des ruelles à nos chantiers

        D’extase...

 

 

 


Repost 0
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 20:00

 

 

Le Vin bleu de Septembre

s’il est dit que je m’en fous

seront-ce            AU             milieu

de toi-même          OU

au trop plein des effigies lointaines         surpeuplées

si baroques         atrophiées

 

 

Et j’en aurai mille fois soif         que le soleil abonde

tristement            recoupage          oh! combien         ralenti

dans son impuissance                Alors

 

 

Puis quand les espoirs seront tus

Puis quand                  recracherez(on)          la simplicitude

-argentés éclats de ma salive

C’est ta langue sur la mienne            Combien

de fois ma mort m’a surpris juxtaposé A

l’étendue mirifiesque des innombrables steppes         vineuses

à l’aval de Brnckhopzn...

 

 

 

Au revoir            je suis

venu te dire bonsoir

Ainsi c’est           ressemblance

à chose même à chose encore plus

nouvelle         chose

à mon cœur bleu ce sera un mille éclair          tempe

grise          regard/douceur           NON

 

 

Je veux dire qu’à toi je ressemble           toi

en toi                  j’aime la cavalitude de tes dons immaculés

faiblesse             le sein trop mortel que j’abouche à mon sein

désirable de l’amour          encore lui

seul           si capable

de te revoir encore pour sourire           nouvellement        une autre

fois et toujours et longtemps

 

 

 

Ah! oui que je dresserai ta(babel)             au second milieu

des apanages immoraux        

où la certitude de la joie t’a prise               ICI

Et mieux revoir les instants perdus         enlarmés     si beaux

resplendis

partout où nos mains s’entramourrerront

                                                               AH!

                                                                       

 

 

Moi, le 21 AOÛT 1971

                                                    

 

 

 

Longtemps j'ai imaginé que Brassens disait ou aurait pu dire: le Vin Bleu de Septembre !

Et non le 22 de Septembre ...

 

Ç'aurait été  plus poétique, non ?

 

 

Georges.jpg

 

Repost 0
20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 09:45

 

 

 

 

Le Bœuf, c'est bien connu, n'a pas droit d'être du même côté de la toile que l'oie qui caquète, ainsi avec ses bons amis ils sont comme des images lorsque le soir descend ...

 

Ecran.jpg

 


 

Lui qui dans la vie de tous les jours n'est pourtant pas en reste quand il s'agit de jouer au con ...

 

Vie-de-Boeuf-1.jpg

 

VdB2.jpg

 

Ou de se péter la gueule avec sa bande de feignasses qui ne pensent qu'à ça ... et qui ne connaissent absolument rien à la musique ...

 

 

 

Mais voilà: la caravane passe et s'en va et nous autres pauvres bêtes, bin nous restons là à la regarder, comme des minables ...

 

14caravanne.jpg

 

De temps à autre un imbécile nous montre la lune du doigt et on ne sait plus alors où donner de la tête et des yeux ...

Ni qui croire .

 

 

 

 


 

Je remercie mon maître Benjamin Rabier qui, après m'avoir appris à lire et à voir grâce aux Fables de La Fontaine quand j'étais petit enfant, m'apporte avec grande délicatesse et grand talent aujourd'hui encore  son soutien ...

 


Repost 0
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 10:01

 

 

 

Baudelaire_poete.jpg

 

Le poète que l'on double !

 

Oui, à droite, à gauche, sur la ligne blanche, à fond les ballons, en roulant comme un con ou sur la bande d'arrêt d'urgence ...

 

Je reçois tous les jours un texte envoyé par Poezibao, qu'en général après l'avoir survolé de mon regard d'aigle, je fous à la corbeille illico tant jamais aucun ne vaut d'être regardé à deux fois. Quelquefois on vous envoie un truc plus ancien et plus agréable comme ce Supervielle de l'avant-veille ... Juste pour relever le goût de temps à autre.

Ce matin-là je reçus ça:

 

Variation II 
 
Lourd Latéral vit sur le
marais dur
coussin de prose, 
friche dansée et longée 
dans le
souffle pesé. 
Lourd Oblique, 
Bœuf ancienne le vers.  
Le v. trace le débris posé 
avant la
fleur tarbée
Son, grain et navet abondent dans le trait. 
La pré-ligne pèse. 
Elle précède la
terre. Ou le passé, 
robe de
plumes 
que porte le
bœuf poétiqué 
sous le Questionnaire. 
Car un Tordant juge la ligne. 
Et le
rendement
Animal-Soc a un vent-manière 
dans le chant de
repiquage 
qu’il est.  
 
Philippe Beck, Boustrophes, Editor Pack, éditions Texts & Crafts, 2011, sans pagination.  

 

Vous avouerez qu'il n'y a pas de quoi peler un chat sauf que moi ça m'a pincé sur le côté, celui d'où je sens le mieux le temps qui m'a passé sans repasser deux ou trois fois tout en restant au même endroit. Ceci ne veut presque rien dire mais c'est fait exprès .

 

Je sais à peu près qui est l'auteur, Beck: un tranchot que les branchés de poésie contemporaine française se passent et se repassent les uns les autres en l'ornant à chaque fois d'un jet de crème blanche sucrée sensée en exhauster les qualités cachées.

 

Un maître à penser pour ces adorateurs en manque d'idoles !


Tout ce que j'avais pu en lire auparavant ne m'avait jamais paru avoir un quelconque intérêt en matière de poésie, et ainsi comme quand j'avais 15/16 ans j'en étais parfois devenu à me demander en quoi mon cerveau était déficient, quels en étaient les neurones absents ou que j'aurais perdu par négligence dans la grande forêt en tentant d'imiter le petit Poucet.

 

Or là, tout est différent, je comprends tout et, pire encore, je devine toute la bêtise et toute l'ignorance qu'il faut pour écrire de telles baveries pseudo poétiques. J'ai vécu et à la campagne de surcroît, et de voir cette scribouille s'ânonner le principe, en toute obtusité, avec des référents liés à la nature, aux arbres, aux plantes, à la terre sans que je puisse y déceler un lien métaphorique, une licence poétique vraie et acceptable, un brin de musicalité qui fait l'âme du poème, qui en est la charpente et l'utilité, le cuit chez le gastronome quand ici on a que le cru chez la bête primitive, le voir comme le publicitaire se servir d'un saupoudrage de l'air du temps pour un art du paraitre qui moque la vraie création, je ne peux qu'être vulgaire et méprisant à l'adresse de ce genre de texte qui ne mérite même pas qu'on s'y arrête !

 

Malheureusement je viens de le faire, je m'en excuse ...


Ce truc est un pur obscurantisme de circonstance: le public auquel il s'adresse est friand dans sa bêtise de ces bouts de goudron sale qu'il croit être une poëlée de cèpes nouveaux comme il en pousse aujourd'hui (!!!) mais qui ne sont qu'aveux d'impuissance poétique !

J'ai surligné tous les référents écologiques du texte, certifiés bio sans aucun doute !

 

Je ne critique en rien la forme du texte, mais uniquement le fond et "strictement" le vide  qu'il me fait ressentir.

 

Sur le lien dessous, vous pouvez retrouver une intervention du mec au sujet de son associé en affaires, Di Manno, éditeur de son état et pour qui il est plus que nécessaire de venir cirer les pompes !

Je vous passe les formules éminement littéraires comme:

"Le déchiffrage sera l’énigme cédant du terrain. " ou:" au savoir de l’outil de langue"

Bref, je vous laisse le soin de lire cet immonde charabia de prof de lettres du dimanche après la messe, écrit uniquement pour faire le beau et l'intelligent devant un parterre de refusés à l'examen qui croient fermement en l'avenir de la poésie vu sous cet angle-là ...

 

 

BERCK-BERCK-BERCK ...

 

LECT_04_-_Demodocos_chantant_devant_Ulysse_et_Alcinoos_-_Jo.jpg

Repost 0
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 09:40

musee-grevin-victor-hugo-img

(Victor H. au musée Grévin.)

 

J'ai tendance à manquer d'air en ce moment avec ce climat pesant, sec et très dangereux pour mon organisme: ainsi je me suis rendu-détourné-dévoyé vers le local attenant à la galerie du Leclerc (de mes habitudes), précieusement dénommé "culturel", péjorativement je dirais ... !

Besoin d'espace en fait !

 

Passé le rayon en U double des BD, toutes plus moches et tapantes à l'œil les unes que les autres (à part des rééditions de Tardi-Burma) et là c'est forcément la faute à Leclerc, au système de distribution qui ignore les meilleurs -récents- au profit des plus vendables -anciens- , donc je passai devant la littérature étrangère pour y découvrir Cervantès juste après Brett Easton Ellipse (la vendeuse: "mais c'est comme ça qu'on les range !) et me terminai dans la française en train de chercher Hugo !   (la vendeuse: mais c'est classé en poésie!)

Bin mince, bordel !!!

(la vendeuse: vous êtes un râleur, vous alors!)

 

Si elle savait comme la littérature me fait chier !

N'empêche, je suis reparti avec ce que j'étais venu chercher: un ou deux bon gros Victor HUGO pour me meubler l'atmosphère et pour comprendre comment dans un tel flot, Brassens ait pu repérer Gaztibelza ou la Légende de la Nonne !!!

La Légende des Siècles, les Châtiments, c'est du pesant !!!

J'ai aussi ramené le Don Quichotte, mais je le garde pour plus tard, pour  mon lit d'agonie .

 

 

EXTRAITS (au hasard):

 

 

"Non loin, le fleuve Tibre épand son flot serein,

Et la vache au flanc roux y vient boire, et les buffles

Laissent  en fils d'argent l'eau tomber de leur muffles."

      "Les Châtiments".  ( Les sauveurs se sauveront - L'Égout de Rome )

 

 

Ahhhh ! Comment dire ...  Comment écrire aujourd'hui de telles couillonnades: un flot serein par exemple j'ai l'impression d'avoir lu ça 100 fois dans des articles de presse, remplacé parfois, selon les changements de climat, par flots déchainés ou flot impétueux ! Et puis épandre: à la campagne on épand du purin, du fumier, des engrais, de la merde quoi ...

Bon, la vache au flanc roux, c'est quoi ça aussi ?  Sur le flanc des vaches, en général le poil est plus clair, moins roux, moins noir, moins ceci, moins cela, alors pourquoi se limiter au flanc pour dépeindre la robe de l'animal ? C'est pas comme la mer qui roule le long des golfes clairs...

Bien loin des chansonnettes .

Le pire c'est les buffles ! Franchement on n'est pas au Kenya ni au Far-West, parlons de bœufs tout simplement et cachons nos rouges tabliers ! Encore que les bœufs ne soient pas des toros de combat !!!

Quant aux fils d'argent qui pendent de leur museau, c'est de la bave et pas de l'eau !!! L'eau est avalée, tandis que la morve habituelle des ruminants descend piteusement de leur muqueuse et fait reculer de dégoût les petits enfants !

 

Y'a que "muffles" à la fin qui ne soit pas contestable !

Et j'aime bien la rythmique inversée du dernier vers, très dans la tradition poétique déclamatoire qui fait tant défaut à des poseurs comme Bonnefoy (entre autres).

 

 

"A la guerre on n'a pas le temps des pantomimes.

Le ciel était maussade, il neigeait, nous dormîmes."

"La Légende des Siècles" (Le cimetière d'Eylau - Après la bataille)

 

Là je suis conquis, ébloui, transfiguré ! Le poème est parfait !

Une construction en cercle, la géométrie du ciel et des astres !

C'est un grand mieux quand à la rime: Elle est absolue !  Ahhh... ce "dormîmes" ... génial !

C'est moins bien au sujet du ciel maussade, donc incertain et gris, car quand il neige, le ciel est sombre, TRÈS sombre, presque noir ...  Et c'est pire que maussade !

 

 

A suivre ...

 

 

 

Hugo-1-copie-1.jpgHugo-2.jpgHugo-3.jpgHugo-4.jpgHugoHugo-6.jpgHugo-5.jpg

Repost 0
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 11:12

 

FRAN

 

 

J’arrête pas de penser que si j’avais pu m’observer dans de bonnes conditions, en face et de très près, j’aurais été très étonné et très choqué de voir que j’étais resté ce nouveau-né encore balbutiant ne rêvant plus que d’une chose ici-bas:  que passe près de lui le Géant aux grandes jambes effilées...

 

Que passe l’Immense, le Généreux dans toutes ses formes, l’Amoureux des grands principes, l’Offrant de tout ce qu’il pouvait donner...

 

Celui qui parcourait tout le pays sans perdre haleine, celui qui traversait sans se précipiter les plaines et les champs, les prés et les bois, qui faisait peu de cas de la géographie, qui  sautait allègrement toutes les clôtures et toutes les haies, qui allait quelquefois contre le vent, mais qui gardait toujours l’oeil vigilant !

 

 

J’aurais été très interloqué de me savoir resté posté sur la piste du grand Messager porteur de la bonne nouvelle, celui qui m’aurait repéré tout de suite et vu alors où je me cachais....

Vu alors comme j’étais là, et bien là !

 

Celui qui, de son oeil pointu, regard acéré, n’y aurait vu que du Moi, tant je brillais autant que le diamant !

Aussi scintillant et aussi étincelant que tous les Argents de la terre ou comme confondu à un reste de pluie d’Etoiles filantes !

 

Avec une telle lumière en moi pour me savoir paraître de très loin et ne plus pouvoir me confondre d'un banal ver luisant !

 

L-Arpenteur-copie-1.jpg

 

 

Ah! Sans cesse rêver au Grand Arpenteur à la Foulée si parfaitement mesurée !

 

A l’enjambée mise au pas de la lieue où,  préférant  le moderne, frisant quasiment  l’hectomètre !

 

S’en allant soit selon le temps d’avant le Siècle des Lumières ou soit au précipité des conquêtes de la Révolution sanguinolente, que m’importait alors ...

... mais pourvu qu’il fasse vite !

 

 

 

Extrait de: "Son Sventa"   .   Du même auteur .

 

Repost 0
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 09:49

 

 

P1020014.jpg

J'adore le rouge!

 

Le Champ !

 

Un mot mis à toutes les sauces, des moins légères aux plus lourdes, de celles qui me restent en travers de la gorge ou sur l'estomac, qui m'obstruent le foie autant que l'entendement, me bouchent le zoophage ou me coupent le sifflet, me coincent la garganette entre deux adjectifs contradictoires comme "possible" ou "lexical", l'un faisant toujours défaut à l'autre.

Ce qui est inscrit au livre ne devient plus optionnel mais obligatoire, car ce qui doit être respecté ne peut plus être amélioré.

 

Donc, pour ce que j'ai appris sur place, seule la particule "du" permet la différenciation originelle entre le pauvre et le noble comme: le champ du voisin ou le champ de blé !

 

Preuve s'il en est de l'exactitude de mon analyse et qu'en matière agricole la particule a depuis longtemps une grande importance sémantique, c'est que je me souviens que mon père cultivait un champ de blé, de baillarge plutôt, assez éloigné de la ferme et entouré de bois, où nous nous rendions en charrette à cheval (blanc: il s'appelait "Papillon") et qui s'appelait: "roule-cul" !

 

Me suis-je fait bien comprendre ?

 

En vérité je ne connais que trois types de champ: le cultivé correctement qui n'a de beauté que mécanique, qui ne met en valeur que le défini, par lignes, par carrés ou par espèces, et dont le bonheur qu'on y récolte si l'on est exploitant ne s'exprime qu'à travers la  géométrie de la rentabilité et non par la diversité panoramique (en y regardant de près).

 

Ensuite le pas cultivé du tout, la jachère, très mode du côté écolo, mais qui n'apporte rien sur la plan de la carte postale et de la diversité des photos rapportées de la campagne: on n'y voit plus que des herbes drues et sèches et, par endroits, des néo-pousses de végétaux que les néo-absolutistes de la vie au milieu du sauvage n'aiment guère comme les ronces, les orties, l'épinette noire, toutes les bonnes caches à vipères et à vermines de toutes sortes.

 

Et pour finir, mon préféré, le mal entretenu mais pas tout à fait, celui qui permet au coquelicot, à la camomille sauvage, au géranium à Robert, mais à celui de Monique aussi, à la vipérine et à toutes sortes de p'tites herbes qui font chier de prospérer malgré les desherbants et ceci pour le plus grand bonheur expiatoire des vérécolos qui ne connaissent rien de la vie à la campagne, bien triste souvent ...

 

P1020006.jpgP1020009.jpgP1020013.jpg

 

Il est beau et tendre ce petit dernier, tout juste né, déployé et encore fripé ...

 

Dites-moi merci, je vous en prie ...........................

 


Repost 0
22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:07

 

 

 

 

Yaisse !!!

 

 

Au tout début des années 70', la tête à peine sortie de mon piège à lézard, je croisai du regard beaucoup de gens venus de la ville et qui voulaient aller aux champs ...  Je les pensais porteurs de bonnes nouvelles puisque j'avais un peu assisté mais de très loin et sans bien saisir les sons, à leurs pots de départ, entendu leurs chants de victoire et vibré à leurs feux d'artifices !

Ils étaient les bras chargés de paquets plus ou moins mystérieux qu'il fallait déballer au plus vite, ce qu'ils firent d'une attitude désinvolte.

" Vois-tu, me disaient-ils, nous avons longtemps espéré vivre à ton allure, à ta manière, au milieu des champs, de la belle nature, aimer le grand air et l'eau pure, les fraises des bois et les légumes du jardin ! "

Vois-tu, puisque tu as l'expérience, nous aimerions que tu nous enseigne l'art de bêcher la terre, de l'ensemencer, de récolter et de vivre la vie de bonheur qui est la tienne ! "

" Vois-tu, et nous insistons, tu dois nous accompagner et partager avec nous ton savoir si parfait ! "


" ... "


" Connaissez vous au moins le pourquoi du comment que je vis ici ? Pensez vous que j'aie fait ce choix, délibérément ? "

" Ne savez vous pas que je suis ici puni d'être !  De n'avoir pas pu être en fait, d'avoir juste rêvé d'un autre qui n'était pas moi, mais qui serait moi quand même si j'avais eu le choix et qui pourrait être moi si je retrouvais un peu de confiance en moi ..."

" Connaissez vous vraiment la taille de ma cage ? "

"Avez vous idée de l'épaisseur des haies bocagères qui l'enserrent ? "

" Demande-t-on à un casseur de cailloux de Cayenne qu'il partage avec vous son amour du travail bien fait ? "

" Je ne sais rien de la vraie vie et vous voulez me faire croire que semer des radis et des salades, élever des chèvres, chausser des bottes de caoutchouc suffiraient à la connaitre ? "

 

Dangereux personnages pensais-je, arrogants et présomptueux indigents de l'âme, si vous aviez la moindre connaissance d'une enfance passée dans les champs à suer son cœur et son sang chaud sur les mottes au soleil du tantôt, celui qui plombe de tout son haut, vous vous sauveriez vite fait d'ici ...

 

Ce qu'ils firent en vérité, emmenant avec eux leurs secrets d'une vie meilleure écologiquement durable (ces mots n'existaient pas à l'époque autant qu'on les utilise aujourd'hui), mais en me laissant quand même quelques objets de valeur comme celui-ci qui porte si bien son nom...

 

harvest_2x2.jpg  Tout un été je l'écoutais sous les soleils lourdeaux de solitude et avec l'angoisse qui leur va si bien ...

 

 

 

 

 

 


Avec ce mauvais goût du travail imposé, des fatigues, des épuisements et fondu au silence des arbres secs et cassants  ...  

 

 

 

Un autre avant moi avait découvert la vraie campagne en Juillet, le goût de mort des champs de blés qui crissent et qui hurlent et qui brûlent de dépit les cœurs trop faibles et trop tristes:


 

journee-van-gogh.jpg

 

 

 

On est quarante ans après (on a doublé Dumas!), le harcèlement a repris de plus belle aujourd'hui avec en plus la culpabilisation générale des acteurs paysans, ce qui peut se comprendre: j'en ai connu tant de ces "agriculteurs" poussés dans le dos par le système productiviste qui n'ont pris le temps de s'interroger d'autant que le quotient final de l'opération allait surtout en faveur de l'argent et de ses corréllaires banquiers  et d'une certaine qualité de vie grâce au matériel et aux techniques modernes dégageant les travaux de leur triste pénibilité au détriment du respect de la nature en marge des productivités.

 

ÊTES - VOUS CERTIFIÉ BIO ?

 

Me demande-t-on à tout bout de champ ( belle et judicieuse expression, non ?), et malgré tout ce que j'ai à en dire ( voir mon site PRO), que du vécu, j'ai de plus en plus l'impression que les prédicateurs et les imprécateurs sont au chantier et cette fois avec la force brute de leur côté !

Alors, pour faire bonne figure, j'en ai sélectionné un paquet sur gougeul images et j'espère que dans le lot, certains pourront me faire office de laisser passer ...

 

190_hq.jpg1103-certifie-Bio.gif2736907psxma.jpgbio_1.gifbio.jpgBioGro-Black.JPGBourjois-New-BIO-Detox-Organic-Powder-promo.jpgcertifie_biologique.JPGlogo.gifpicto_bio_certifie.gifPicto-certification-bio_0.jpgproduit-bio.jpgvache.jpg

 

Voilà ... vous choisirez ceux ou celui qui vous conviennent le mieux !

 

Pour finir, un des plus beaux verts que je connaisse en peinture, très difficile à réaliser:

 

Louis_Jean_Fran_ois_Lagren_e_allegory_of_peace_1770_Getty_m.jpg

Louis Jean François LAGRENÉE ...

 

Et tellement bio aussi avec ces corps en pleine santé et en plein amour, ces gracieuses et douces colombes occupées à leur nid ...

 

... Ahhhhh ... Je jouis !!!

 

 

 


 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Repost 0
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 08:18

coluche1.jpg

 

 

Un bon p'tit coup d'RoUGE !

 


Repost 0