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  • : Le Journal de Vinosse
  • Le Journal de Vinosse
  • : Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
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Octobre 1972 (écrit en)

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 

 

Recherche

Ils ont écrit:

"Si j'étais un inconditionnel de la liberté évoquée plus haut, j'aurais sans aucun doute préféré l'océan à l'issue qui se découvrait à moi dans le regard trouble que je portais sur ces hommes ..."

  FRANZ KAFKA...     Compte rendu pour une académie.

 

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Les penseurs selon lesquels tous les astres se meuvent de façon cyclique, ne sont pas les plus Profonds ...

Qui regarde au dedans de soi-même comme à l’intérieur d’un immense univers, qui porte en soi des Voies Lactées, sait combien sont irrégulières toutes les voies lactées ...

Elles conduisent jusqu’au fond du Chaos et du labyrinthe de l’Existence ...

 

Frédéric NIETSZCHE...  Le Gai Savoir.


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Il me semble que la notion même de compréhension est en train de se transformer très profondément. Autrefois, comprendre impliquait la notion d’une transparence entre celui qui cherchait à comprendre et sa lecture, tandis que maintenant on demande plutôt à des œuvres très difficiles (et dont, par une sorte de perversion de l’intelligence, on semble souhaiter qu’elles soient très difficiles) d’agir à la manière d’un charme magique sur la conscience du lecteur. Et donc, disons que c’est une forme de mysticisme qui est en train de réapparaître dans notre société et dont je me sens moi-même très loin, et pour lequel j’éprouve une sorte de répugnance.

 

CLAUDE   LÉVY - STRAUSS.

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 10:20

 

 

 

shirk_fatima_Cueva_de_las_manos.jpg

 

Un idiot célèbre en son temps, chantait: "on ira tous au paradis", voulant ainsi faire croire à ses adorateurs réunis en bandes que le monde dans lequel ils vivaient était le plus égalitaire possible, mais que celui auquel ils aspiraient tous l'était encore plus au point de confondre les petits et les grands, les gros et les maigres, les blancs, les jaunes et les noirs tous pareils, pas de moches ni de laids, à la rigueur plus de femelles et plus de mâles, rien que des enfants du bon dieu...

Mais bon, vivre d'espoir ne tient pas à l'estomac longtemps et quand le temps s'écrase sous nos pieds et que des tas de saisons passent à la trappe sans jamais avoir marqué ce "temps d'arrêt" nécessaire à la récolte de ce que l'on a semé, même par hasard, il nous revient à l'idée qu'on a fauté quelque part...

Or l'on se doutait bien que nous étions coupables, depuis le début selon certains, et ainsi l'idée de nous-mêmes qui nous teinte de blanc immaculé comme on en rêve trop souvent, semble à tous aujourd'hui un peu difficile à envisager:  "Aux Innocents les mains pleines", tu parles !

On a tous les mains vides... désespérément vides... Déjà dans la grotte nous en avions conscience!

 

A ce jour dans la caverne (dessin ci-dessus), en clair ou en foncé, rien n'a changé!

Pour les uns, nous sommes des coupables tout trouvés, pour les autres, des anges prisonniers !

 

Fatalité!

 


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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 08:48


SERVIS SUR UN PLATEAU !!!


Voilà comme sont traités mes clients !

Avec le maximum d'égards, avec le tour de main des grands maîtres d'hôtel, sans les gants dès fois, je le reconnais, car je suis un travailleur manuel, un habitué des paumes dures, des mots-tus et des âmes sèches...

En apparence...


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Vous ne vous fiez pas aux apparences ???

En matière de mûres vous avez grandement tort:  Chef JOSEPH ne vous cache rien ! Que du beau, que du grand, du gros et surtout que du goût!


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Belle photo, hein ?


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La classe en matière de beau fruit tout simple.


MF2-copie-1.jpg  Quand mon bon client de St CYR les Champagnes, Monsieur B., me téléphona pour s'inquiéter de la variété qui, selon lui, se trouverait mélangée dans sa dernière commande, sur le moment je ne le crus guère... C'est vrai qu'on peut toujours mélanger ou égarer deux ou trois plants parmi d'autres différents, mais c'est rare, très rare, et surtout c'est le mal le plus combattu chez un bon pépiniériste: il a horreur des fautes de ce style qui sont la plaie de la profession!

Monsieur B. insista... je l'écoutais en énumérant tous les noms possibles: JUMBO...  LOCH NESS... HELEN... ARAPAHO... NAVAHO... rien ne correspondait... Il les connaissait toutes et aucune n'était semblable...

Alors je me pris un après-midi d'Automne pour aller voir chez lui de quoi il s'agissait...

Pour l'historio-sociolo-ethnolo quelquechose, sa ferme est un endroit d'étude idéal: tout à l'ancien, au vieux, au vrai comme on faisait dans le temps: les volailles partout, les chiens de chasse qui aboient pour rien, un bordel très aménagé, de vieux murs, de vieux bâtiments restés dans leur style inimitable c'est à dire sans style du tout, des trucs qui trainent, d'autres qui poussent parmi les herbes et derrière un vieux treillis rabougri, de la boue et des crottes de poules mélangées à du grain, le perron à 8 ou 9 marches, les bottes en caoutchouc noir, la cuisine à l'entrée, la mémé qui pèle encore d'autres trucs pour midi, la bru qui bosse dur et parle trop vite, les drôles un peu curieux un peu sauvages, la chatte qui grimace, le buffet encombré, prêt à partir, les odeurs de cuisson, un bol de café à la chicorée bouillue qu'on vous tend avec la moitié d'un gros gâteau fourré à la pâte pour accompagner...

On est encore loin de l'écologie...et des écolologues!


On est dans l'ancienne tribu de sauvages qui vivent dans la plaine de Corrèze... Ou juste à côté!

Cela valait bien un nom de chef pour ce plant de mûre égaré en cette contrée et comme la majorité de mes variétés venues d'Amérique porte un nom de peaux-rouges chassés en leur temps, des plaines de l'Ouest  jusqu'aux forêts des Grands Nords, à croire qu'ainsi les bigots de cow-boys qui les ont assassinés cherchent à se faire pardonner, pourquoi ne pas décerner ce titre honorifique à cette exceptionnelle rareté !

JS-1.jpg

 

 

 

 

 

Nez Percé n'aurait pas convenu, mais Chef JOSEPH, c'est d'une autre classe! C'est comme  Jean MOULIN, ou DE GAULLE même!

 

 

 

Et quelle hautière prestance malgré la cataracte!

 


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      C'est plus joli avec du rouge...  Plus romantique surtout...

La framboise s'appelle "BERBÉRANZA", c'est une fille à moi qu'on trouve aussi en vente dans ma boutique, ici !

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Chef JOSEPH au naturel...

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 14:27

 

Ce Printemps, dans la pépinière, la seule plante couverte de fruits est la groseille ERDE, une de mes protégées...

C'est dire ses qualités! Surtout de voir cela sur des jeunes plants, s'étant peu développés l'an passé, n'étant pas destinés à produire si tôt et n'ayant pas l'aura des variétés dont on parle...


Et pourtant...

 

EE2.jpg

 

La première grande gloire des défuntes pépinières FRUIROSE, fut de commercialiser deux cassissiers autofertiles à forte production de grande qualité qui déménagèrent de force toutes les plus anciennes variétés répandues dans le commerce, comme quoi la nouveauté a du bon, cela dépendant surtout de la demande du public. Il n'y a en matière de variétés horticoles, aucun choix imposé, rien que des désirs exhaussés, contrairement aux idées reçues.

Le succès des cassis TENAH & TSEMA tint avant tout de la résolution d'un besoin plus ou moins clairement exprimé, et non d'un dictat imposé par une grosse compagnie commerciale, puisqu'à l'origine FRUIROSE était née dans le jardin d'un retraité fortuné et simple amateur entre Fécamp et Dieppe, que mon père en recherche de plants de petits fruitiers avait remarqué faisant de la publicité dans une revue de jardinage!!!

Ce retraité de la Schell (et oui!) s'appelait HANET et l'on choisit l'anagramme TENAH pour baptiser le premier des nominés et TSEMA pour le second, consécration et reconnaissance pour son découvreur sélectionneur hollandais , le Dr RIETSEMA!

L'association FRUIROSE, née un peu à la demande de Georges HANET qui voulait bien donner son œuvre mais seulement à des agriculteurs et non à une société commerçante, qui regroupait donc 3 petites coopératives naissantes devint obtentrice de ces deux variétés de cassissiers et déposa une licence de protection variétale(COV).

Mon père en était l'animateur principal, Hanet le président honoraire et c'est ainsi que les  deux compères rendirent un jour visite au Dr Rietsema peu de temps avant qu'il ne cesse ses activités captivantes de croisement, hybridation et sélection variétale de petits fruits divers. Et c'est là, dans ce jardin d'inconnues, que le vieux docteur offrit à ses visiteurs de choisir et garder pour eux une de ses sélections non répertoriée dont ils seraient alors les uniques possesseurs!

Mon père revint de Hollande tout content de lui avec ce petit bijou de groseillier et surtout très fier de l'avoir raflé sous l'œil (il était borgne) et à la barbe, qu'il n'avait pas, du hautain et un peu vorace Mr Hanet. 

Mais voilà, mon géniteur n'avait pas la fibre "créatrice" et ne sut jamais exploiter les qualités de la groseille et c'est moi, plus tard, après l'avoir baptisée de ses initiales: ERDE = René Duret, qui entrepris de la faire connaitre et qui pris en même temps une licence de détenteur, une démarche encore restée simple en cette époque pour un petit producteur, et à sa portée surtout !

 

Mais il n'y a pas de véritable marché en France pour les groseilliers...

      

ERDE-2.jpg


Donc cela resta dans cet ordre-là pendant une petite vingtaine d'années jusqu'au jour où, n'ayant pas voulu renouveler mon droit de licence, je reçus de la part d'un organisme dont le nom m'échappe encore, du genre contrôle des espèces cultivées, l'avis que ma variété ERDE allait être retirée du catalogue officiel des variétés cultivées de france et ce sans aucune explication sauf que cette sentence avait été recquise lors de la dernière réunion de ce fameux groupe!

Et pour quelles raisons ? Pas d'indication! Pareil qu'une lettre de cachet: ce déni de justice que 1989 et la république ont combattu et aboli !

Il n'y a pas de marché conséquent, donc on ne peut accuser un groupe concurrent de pressions, les catalogues de pépiniéristes sont pauvres, alors pourquoi les appauvrir encore ???


ERDE-1.jpg


C'est à la lumière des déboires récents de l'association Kokopelli que l'on peut trouver une réponse: ce fameux catalogue officiel créé à l'origine (sous Vichy!) pour épurer le marché des semences céréalières et des plants de vignes afin d'offrir au producteur une sécurité lors de ses semis ou plantations ( on trouvait tout et n'importe quoi à l'époque) fut conçu comme une contrainte par certains malades de l'autorité et de la bien pensance qui l'étendirent à toutes les productions végétales sans exception et surtout qui s'en servirent pour combler leurs propres lacunes! Car plutôt que d'essayer d'aider à offrir un produit parfaitement identifiable en entretenant un conservatoire, décidèrent de limiter l'accès à la diversité en privant de petites spécialités de droit de citer.


Cet organisme cité plus haut est revenu à la charge, mais sur la pointe des pieds, me demandant de lui envoyer mon catalogue tous les ans! Pour être livré à sa censure !!!

Pire même, ils m'ont demandé pour conserver d'anciennes variétés à l'inscription chez eux et ainsi pérenniser leur sale manie, de m'en faire comme le tuteur en m'engageant à conserver chez moi un champ de chaque variété, demande à laquelle je n'ai pas répondu!

Mais qu'attendent-ils donc pour le faire eux-mêmes ? C'est leur boulot, non ? A partir de là, ils seraient capables de fournir des boutures à tout pépiniériste leur en faisant la demande plutôt que d'avoir recours à l'interdit !!! Nous changerions de morale à ce compte-là, ce serait même révolutionnaire pour notre société!


En fin de compte, ce boulot c'est moi qui le fais par conviction personnelle, sans subventions d'état, juste pour le plaisir d'entretenir de la diversité!

 

 


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N'est-ce pas mieux comme ci-dessus de voir cohabiter la Gloire des Sablons (rose) avec mon ERDE sans que ni l'une ni l'autre n'ait à montrer patte blanche à quelque jésuite en mal de fonction dans la société ? Et qui d'autre qu'un amateur averti pourrait rendre ce service à son prochain sans que cela coûte à ses impôts ?  Le seul revenu à en tirer étant celui de son petit commerce, étant entendu que pour réussir dans ce monde-là il faut conquérir la confiance de ses clients...et uniquement !

Donc et surtout rester pointilleux avec ses étiquettes !!!




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ERDE en version in-situ...


Je pense en vérité qu'on veut éliminer du marché les "petits" obtenteurs, qui font la grandeur de la profession et l'histoire de l'horticulture, au profit des groupes industriels qui eux ont les moyens de répondre aux conditions abracadabrantes imposées par les organismes certificateurs européens. Pour mes demandes en cours concernant les framboisiers, on me demande des tests vis à vis de certaines entités vivantes microscopiques soit peu actives en cultures, soit même totalement inconnues comme ravageurs sur la plante en question ou pire dont le protocole de détermination n'a encore jamais été mis au point dans les laboratoires de la Protection des Végétaux auquel j'ai posé la question! (*)

Résultat je suis éliminé au départ ou, à moins de confier mes droits à une société spécialisée, j'aurai espoir de voir ma plante un jour commercialisée mais sans jamais retirer bénéfice d'un droit de propriété intellectuelle comme il est naturel pour toute création (ne pas confondre avec la polémique sur la confiscation du vivant) et aussi le dépit de voir cette variété accaparée par des spéculateurs capables de la multiplier à grande vitesse dans un pays tiers dépourvu de droits et dans le but officiel de déstructurer le marché du fruit... à leur profit et non à celui des producteurs d'ici ou d'ailleurs.

 

(*) Le volet "précaution sanitaire" est l'argument commode et fortement hypocrite pour évacuer la concurrence ou peut-être même l'adversaire! Car enfin tout le monde sait que rien ne peut se réduire à la lutte du bien contre le mal et que scientifiquement les choses sont on ne peut plus compliquées. Le retour à des méthodes de cultures respectueuses et les résultats obtenus prouvent qu'il s'agit bien ici d'une opposition philosophico-politique fondamentale. Et puis il y a les hygiénistes de tous poils qui, pour prétendûment rendre service à leurs compatriotes, les obligent à se plier à des consignes obtuses et sans fondement réalistes, tel le fameux principe de précaution qui, s'il était appliqué dans sa plus stricte observance, rayerait de la planète la majorité de l'humanité !!!!

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 13:07

          Rain-in-the-face.jpg  

 

 

Quand l’on a cru pendant longtemps être infirme de la connaissance, incapable de trouver en soi les bons instruments pour la mesurer ni même d’en avoir conscience, pour tout au bout s’effrayer de n’avoir pu ni su la remarquer...

            Tellement nous nous sentions petits pieds et elle si démesurée...

 

           

 

 

 

 

 

 

   Non prédestiné à la connaissance...

 

         Il est un genre stupide d’humilité, et il n’est pas si rare, dont il suffit qu’on soit affecté pour être définitivement inapte à faire un disciple de la connaissance.  En effet: à l’instant où un homme de cette sorte perçoit quelque chose de frappant, il fait pour ainsi dire demi-tour, se disant:  “Erreur! Mais où donc avais-je mes esprits? Ce ne saurait être la Vérité!” -- et dès lors, au lieu d’y regarder encore une fois de plus près et de prêter l’oreille avec plus d’attention, il prend la fuite, comme intimidé devant l’objet insolite, et cherche aussi vite que possible à le chasser de ses pensées. Car sa loi intérieure lui fait dire: “Je ne veux rien voir qui contredise l’opinion courante!  Suis-je fait, moi, pour découvrir de nouvelles vérités?  Il y en a déjà trop d’anciennes.”

 

            kk

 

            Avouer ici nos sentiments en nous faisant peur, en nous faisant appréhender la réaction de l’autre...

            Nous qui sommes pourtant si proches de lui, si parallèlles et si contigûs à sa petite personne...

            Et qu’alors pour nous prévenir de ce danger, de cette angoisse à devoir nous abandonner, dressons entre nous et eux comme d’immenses barrages ou plutôt comme d’insondables précipices impossibles de sauter...

            Au fond desquels d’incroyables flots de larmes coulent en tempête au point de noyer la petite passerelle, le tout petit pont si aisé pourtant d’emprunter...

 

                       Franchir la passerelle...

 

         Dans les contacts avec les personnes qui ont la pudeur des sentiments, il faut savoir dissimuler:  elles sont susceptibles d’une haine subite pour qui surprend chez elles un sentiment délicat, enthousiaste ou sublime, comme s’il avait vu leurs secrets. Si on tient à leur être agréable en pareils instants, qu’on les fasse rire ou qu’on leur décroche quelque froide raillerie: -- leur émotion se glacera et elles se ressaisiront aussitôt. Mais je donne ici la morale avant l’histoire.  Nous avons été un jour si proches l’un de l’autre dans la vie que rien ne semblait plus entraver notre amitié et notre fraternité, seul l’intervalle d’une passerelle nous séparait encore.

            Et voici que tu étais sur le point de la franchir, quand je t’ai demandé: “veux-tu me rejoindre par cette passerelle?” --- Mais déjà tu ne le voulais plus; et à ma prière réitérée tu ne répondis rien. Et depuis lors des montagnes et des torrents impétueux, et tout ce qui sépare et rend étranger l’un à l’autre, se sont mis en travers, et quand même nous voudrions nous rejoindre, nous ne le pourrions plus!  Mais lorsque tu songes maintenant à cette petite passerelle, la parole te manque --- et tu n’est plus qu’étonnements et sanglots.

 

 

 

 


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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 20:09

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                        Considérations retranchées de l’abstrait! (suite)

 

         Le simple jeu avec la langue ne suffit pas à faire de moi un poète! Un rêveur peut-être, mais pas un poète! Un rigolo de la semaine (nonobstant le Dimanche!) mais pas un féru des bonnes rimes étudiées telles qu’elles ont été enseignées aux étudiants sages et disciplinés:            leur immobilisme convenu et respectable aurait fait d’eux des gens de talent tandis que dans mon monde parallèle, je n’aurais fait de moi, au travers ou grâce à mon ignorance, qu’un pître sans public, qu’un vagabond sans étoiles, qu’un soupçon de verbe vidé des connaissances qui sont nécessaires pour espérer en tirer une quelconque originalité.

            Un pauvre sot en quelque sorte n’ayant pu supporter d’être ainsi qualifié!

 

            Je ressens un profond écœurement que d’entendre toutes insinuations faites par mon entourage restreint et guère cultivé, n’ayant trouvé limites à l’incurie de son éducation que grâce à l’ironie mesquine et au mot de trop en mesure de me décarapaçonner...

            Tentant ainsi d’abattre en moi l’ultime barricade derrière laquelle je veux me protéger mais qui, et là se trouve le secret de mes intentions cachées, lorsqu’elle se sera écroulée sans vrai combat, me laissera voir en entier...

            Et peut-être qu’alors m’admirera-t-on sous un éclairage plus adapté à mes circonstances...

 

            Entendu maintenant qu’ayant pris compte de mon laisser-aller, qu’ayant admis en moi d’entendre souffler le vent de ma propre liberté ce faisant, il m’apparait plus que normal de laisser traîner çà et là, sur mon couvre-pieds ou sur mon édredon, poèmes récents au pied desquels, je me doute qu’ils vont s’agenouiller sans arrière pensée, comme devant l’autel au d’autres ne manqueraient pas de se sacrifier!


(Novembre 1968)


Viper-2.jpg


Vue de la masse...



Viper 1


Vue du singulier !

 

(Je suis la vipérine, braves gens, c'est pas moi qu'on cultive et c'est pas moi qu'on met en gerbes...)

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 09:17

 


Il existe dans la campagne des espaces qui ne sont ni des champs ni des prés ni des bois.

Ce sont des lieux en attente, des entre-deux, des coins d'expectative, des endroits d'hésitation.

Mais ce ne sont pas des terres à l'abandon.


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La vie y reprend courage, ses droits retournent à l'état sauvage, les plus forts y sont toujours à leur avantage.



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Les ronces, après avoir étouffé toutes les touffes d'herbes plus hautes qu'elles, s'en viennent inquiéter l'enfant qui marche l'air de rien, qui ose croire pouvoir les contourner, passer derrière...

L'enfant s' imagine qu'il pourrait les traverser sans saigner, sans se mettre en lambeaux, qu'il pourrait emprunter le chemin des bêtes, celui qu'il devine en rond de tunnel à leur pieds.



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Le petit enfant est un doux rêveur qui n'a cependant rien à faire en ces terrains vagues, peu sûrs.

Peut-il raisonnablement croire qu'il existe, sur ses quatre pattes, un passage  à tête blonde ?

 

 


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Ni même une ouverture fendue, debout, sans risque d'être pris avant l'autre bout ?

 

 


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Cela pourrait-il être un piège?

Un collet d'épines noires n'est-il pas planqué dans l'ombre avenante ?

Un grand serpent noir et méchant n'a-t-il pas déjà réservé, qui ne supporterait pas être dérangé ?

Une horrible taupe sauvage et aggressive ne s'y tient-elle pas tout le jour à guetter l'intempestif ?

 

Comment savoir...



RONSSSSE.jpg


Et pourtant ce simple buisson n'est rien comparé à la foule en hardes et hallebardes qui se presse autour de la vieille citadelle...  et qu'il lui faudra bien un jour pénétrer !

Cet endroit hors du monde où l'enfant pourrait se sentir chez lui, accompagné de son rêve et de sa bonne amie...

 

 

Sérieusement ne pensez-vous pas que les engins motorisés de type gyrobroyeur, débroussailleuse ou tronçonneuse, ont rendu un grand service dans les campagnes en permettant le nettoyage rapide de tous ces endroits peu engageants, dangereux parfois pour les enfants mais aussi pour les grands ???

Je vous le demande !

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 11:52


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Marre de toujours composer avec son propre double, son reflet dans l'air, son effluve, son diffus, son odeur de sainteté...




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Qu'est-ce qu'on aurait préféré vivre en couple, en amoureux, toujours à deux...



KOC 4


Heureux comme ce quidam qui revient de la fête avec sa conquête...



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On se serait merveilleusement et sincèrement aimé beau, plus beau que tous les autres...


Un point cardinal !



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Plus beau surtout que le premier porteur de moustache qui passe...



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Plus beau aussi et sans aucune peine que les passants qui s'arrêtent...



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Plus présent hors de l'assistance que n'importe quel bavard...



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Loin de la masse des perdants ...

 

 

 


Nota Bene: J'avais décidé d'écrire une note sur les plantes, dont le coquelicot, qui ne doivent leur survie que grâce à l'impéritie d'un mauvais paysan jugeant trop fatiguant de gâcher sa vie à labourer ses champs, en autres termes, une note vantant les ressources de la nature pour recouvrer ses terrains perdus sous la botte de l'agriculteur intensif... mais voilà...


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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 10:06

 

Et le Temps passe...

 

RP3.jpg

 

Le temps qui passe ?


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Où çà ????


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Au bord de la Route ?


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Dans les allées de vigne ?


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Mais ce ne sont que des fleurs fanées...


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Des pissenlits en graines...    


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Rien que du Naturel!


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Le Temps qui passe

Qui passa

Qui a passé


Qui a pas su...

Ou qui n'a pas pu savoir,

Comme moi.



Ram-1.jpg

 

Enfant j'ai longtemps guetté tous les jeudis le retour de mon père avec mon Tintin tout neuf à la main. Il n'a jamais voulu m'abonner car je crois que ça lui aurait ôté une occasion de partir en ville, fuir son boulot de paysan et ma mère qui gueulait sur tout et en particulier sur cet argent dépensé dans un journal inutile qu'il ne lui viendrait même pas à l'idée d'ouvrir...

Lire était un interdit chez elle.


Dès fois le Tintin avait perdu sa bande de sécurité qui le maintenait plié en deux et je me doutais que le vieux n'avait pas résisté.


Mais d'autres fois il ne l'avait pas avec lui ... 

Pas de Tintin aujourd'hui! Ou alors demain...  Ou Samedi...  Ou alors il allait voir avec le buraliste pour en commander un autre parce que y'en avait plus...  

En attendant j'étais malheureux... très malheureux...


Quand au dos de couverture c'était une page avec Mortimer dans "SOS MÉTÉORES", qu'on en était au début, que Mortimer suivait une histoire de voiture, d'accident sous la pluie, de Toussus le Noble, de vieille concierge acariâtre et qu'il venait d'entrer par effraction dans une drôle de propriété et qu'il avait respiré des gazs mortifères et qu'à la dernière case on voyait émerger dans le vert trois silhouette noires et triangulaires avec chacunes trois ronds plus clairs au milieu...

Brrrrrrrrrr......... (page 23)


J'ai dû attendre 2 semaines avant de pouvoir savoir et poursuivre...

(oui, c'était l'époque des histoires à suivre...)


Ces affreux pissenlits décharnés, avançant sur moi dans le contre jour me font revivre cet horrible drame ...



 

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 22:45

 

Exceptionnel !!!!


Je vais attendre demain et après demain et encore après ce demain là, pour mettre des paroles sous ces images là...

 

B3.jpgB-1-copie-2.jpgB4.jpgB6


J'ai eu beau attendre, rien n'est venu...

Rien de plus intéressant que la moyenne des choses dites, redites et reredites partout, rien qui me corresponde en esprit comme en cœur et comme je rêve d'en écrire...

Je me sens pratiquement dépourvu de tout éclairage intérieur, incapable de remarquer l'essentiel, de détailler mon fond propre...

En est-il besoin en fait ?  

Est-il utile de passer la seconde couche, celle faite pour durer ?

Je suis dé-sa-bu-sé...

Comme cette glycine, je me suffis à moi-même et c'est beaucoup... c'est même trop en certains moments, quand il faudrait continuer de faire l'inaperçu.



B

 

Il reste l'odeur des fleurs, le parfum des profondeurs de la gousse bleue: pour cela que je me suis approché, pour vous en faire profiter!

Avez-vous du nez ?

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 11:20

TRIO

J'avais le soleil dans les yeux... (lalalalala...)

Vous connaissez la chanson, n'est-ce pas! Et bien si cela avait été vraiment le cas, j'aurais vu double, mais voilà je vois tiers...

C'est un peu flou, c'est dû à l'âge sans doute, mais je vois en triple, en tierce, en trio, en brelan, et tout ça le nez dedans, enfin presque!

 

Sont très jolis ces petits pétales a bout carrés...


GROS-PLAN.jpg

Voici comme on se retrouve en plein pissenlit, ou selon les goûts de chacun, puisque la plante se consomme en toutes sauces, en salade, mais aussi en soupe, en infusion et même en racines !  Pour cette version ultime on les suce mais c'est lassant avec le temps, et comme de plus, sèches ces dernières font un succédané de café, cela n'est guère fameux pour trouver le Grand Sommeil...

Méfions nous donc des idées reçues et des lieux communs !


GROS PLAN 1

Prenons un peu de recul.

 

Métaphore: Le pissenlit pousse dans des terrains peu ou pas cultivés, dans les prairies naturelles, sur les bas-côtés des routes, aux bords des fossés, sur les talus, dans les passages au bout des champs et même à l'intérieur des terres cultivées ( selon des méthodes modernes ) ainsi que dans les cimetières à l'abandon (...).

 

 


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Voilà une vigne peu florissante (hé-hé): qui pousse peu, qui manque d'envergure, avec une grosse mortalité mais dont le cultivateur est fort généreux avec elle question desherbant: plus de la moitié du terrain occupé !!!  Le pauvre on le comprend: avec un p'tit coup de gyrobroyeur au milieu 2 à 3 fois dans l'année, il est tranquille ! On est bien loin de l'époque où il fallait tout faire à la main.  J'en connais qui n'auraient pas attendu plus d'une génération et qui auraient tout jeté, les bèches et les tire-cavaillon, bien avant d'avoir gâché leur vie entière à bosser comme des cons...

 

RANGS 2

Et ouais... c'est comme ça...


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Ici les doses ne sont plus les mêmes, les doses et la méthode! En effet sous le rang l'herbe semble moins atteinte, moins de produit, moins d'efficacité, mais plus de régularité grâce à un matériel techniquement plus élaboré: la frontière tracée entre le bien et le mal est absolument rectiligne, comme la morale!

Le pissenlit domine encore...

 

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Il déborde de temps en temps, tente d'investir...

 

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La vigne est mieux fignolée, mieux soutenue, ses manques sont comblés, on y provigne...


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Mais le pissenlit pérore encore!  Y'en a que pour lui !

Son exceptionnelle facilité à se disperser fut longtemps utilisée comme symbole républicain laïque, dépassant le simple avatar commercial d'une marque de dictionnaire: Marianne soufflant sur les graines aérivores afin de propager dans l'espace la culture populaire !

Et pourtant quelle contradiction !  La plante ne s'établissant bien, ne poussant bien qu'a seule condition de ne pas cultiver les sols...

 


 

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Oh! Le beau paysage lointain !

Oh la belle photo! 

Le beau cadrage: l'équilibre des verts, en bas comme en haut, les lignes non directives, ondulées, le décalage du point d'intérêt vers la gauche, en face le buisson de vieux cerisiers sauvages envahis de ronces, le petit noyer à droite...

J'en suis époustouflé!  Et c'est moi qui l'ai fait!

 

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Par contre il ne s'agit plus ici de pissenlits. De crépis peut-être, de piloselles, d'hiéraciums, de picris... qu'en sais-je!

Mais c'est très épais!


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Il y en a jusqu'au pied des ceps...

Ce n'est pas parce que le cultivateur du lieu serait négligent ou différent des autres, non, c'est simplement dû à la prévention des risques gélifs, la parcelle étant en situation non protégée et sensible aux ultimes gelées blanches de printemps qui fusillent sur place les jeunes départs... Comme dans cette combe, ce bas-fond, cette parcelle en cuvette est coincée entre deux petites collines de terres labourées:  on ne touche pas au sol tant que les dangers persistent. Dans ma photo "poster", au-dessus, des yeux avertis ont deviné les lattes non attachées, au cas où ...

 

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D'autres yeux qui se penchent et s'approchent reconnaissent la présence du pissenlit, ici aussi...

Mais il est pas en force de s'imposer, pas encore... Pour cela il faudrait laisser le sol en l'état.

Il existait un genre de plante semblable que ma mère ramassait pour ses lapins, les chiches, dont une, la "chiche à balai" était bien supérieure au pissenlit question mise en salade vu que sa racine était bien plus emprofondie et permettait ainsi d'avoir un bouquet tout blanc de pousses croquantes! Et moins amères ! Par contre on ne la trouvait dans les allées des vignes que lorsque celles-ci étaient encore labourées...  en fin d'hiver, en même temps que  l'adorable et savoureuse doucette.

 

 

 

 

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L'est pas très inspirée la dame!  C'est sûrement pas son truc, le pissenlit !

"Bonjour" !!!!


Et pas souriante non plus...


 

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Ah! Un buisson d'épines noires !!!

 


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Zouli-zouli...


Dans l'temps on disait que c'était bon pour aller pêcher l'anguille...quand l'aubépine était en fleurs...

Depuis on zigouille les pibales à la tonne pour faire des tapas et c'est formidable cette époque qu'on vit...

On ne pêche plus l'anguille, mais on est devenus écolos... 


 

 

La ballade est finie, on rentre chez soi, et on dit merci au pissenlit !  

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La prochaine sortie sera consacrée à l'ortie... ou à la ronce... on verra!

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