Un soir plus
tard que la guerre
Vinosse jouait
du
pipeau
Cette nuit-là
pendant que eux dormait l'immensité perdue de
l'illusion société bâtarde et française
Vinosse jouait
du
pipeau
Vers minuit
ils je n'entendais plus que le clapotis du ton
sourire sur la pente élaborée de mon bonheur maritime
pour ces étoiles
J'aurais recquis alors une peine plus douce encore
Et tiens nous n'aurons plus de peine
tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez
tiens ce seront mille les entendements de notre joie
"Le Parfait", ou "Autoportrait dans le bocal", ou "Point de vue, Images du monde".
Mon Coeur,
Grand Voyageur interstellaire,
S’est engrossi d’un Etre de l’ Ailleurs !
D’un Etranger prêt d'éclater hors de sa poitrine, comme une Vie nouvelle ...
Comme un genre nouveau ou comme une dernière espèce à découvrir ...
Sera-t-elle monstrueuse au point de faire trembler les équipages ?
Au point de répandre la panique à bord ?
Fera-t-elle dévier les vaisseaux de leur route ?
Les fera-t-elle se perdre dans l’Obscur et brûler ainsi leurs dernières Energies ?
Fera-t-elle disparaître en eux tout espoir de retour sur Terre, trainant des restes de Conquête, meurtris et peu reconnaissables ?
N’aura-t-elle pour but que l’anéantissement de l’espèce et la Négation de toutes nos Existences ?
Ne sera-t-elle pas plutôt ma Grande Respiration ?
Bruyante et explosante hors de mon poumon serré...
De ma poitrine restée coincée à l’intérieur d’un bocal trop étroit !
Venant en essuyer la buée, la poussière qui recouvrait la vieille conserve oubliée sur l’ étagère ...
Rallumant mon vieux phare pour qu’il lance au loin, ses quatres feux brillants ...
Bien au-delà des dunes mouvantes de la Côte Sauvage ...
Rassurant alors les petits voiliers inquiets de ne pouvoir retrouver leur Port ...
Faisant lumière aux derniers grands navires de la nuit, à tous les vieux cargos dépassés, mal équipés, comptant encore sur cet ancien Signal pour guider le bout de leur route ...
Et s’éviter ainsi tous les écueils du Passé !
Ne laissant désormais planer sur eux que le sentiment de Sécurité et toute la Sérénité des repères connus ...
Et venant alors distinguer, à son pied, l’accostage d’une petite barque bleue et de sa jolie rameuse ...
Epuisée d’être ainsi parvenue, en solitaire, à traverser les Mers, à vaincre l’immensité de l’Océan, pour venir récolter sur place le fruit mûr d’une graine échappée de sa manche, sans qu’elle s’en rende compte, il y a de cela bien trop longtemps !
Et qui germa ici, pendant toute une génération !
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