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  • : Le Journal de Vinosse
  • Le Journal de Vinosse
  • : Journal à l'humeur qui fait des vagues, comme l'océan et ses marées...
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Octobre 1972 (écrit en)

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 

 

Recherche

Ils ont écrit:

"Si j'étais un inconditionnel de la liberté évoquée plus haut, j'aurais sans aucun doute préféré l'océan à l'issue qui se découvrait à moi dans le regard trouble que je portais sur ces hommes ..."

  FRANZ KAFKA...     Compte rendu pour une académie.

 

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Les penseurs selon lesquels tous les astres se meuvent de façon cyclique, ne sont pas les plus Profonds ...

Qui regarde au dedans de soi-même comme à l’intérieur d’un immense univers, qui porte en soi des Voies Lactées, sait combien sont irrégulières toutes les voies lactées ...

Elles conduisent jusqu’au fond du Chaos et du labyrinthe de l’Existence ...

 

Frédéric NIETSZCHE...  Le Gai Savoir.


______________________________________________________

 

 

Il me semble que la notion même de compréhension est en train de se transformer très profondément. Autrefois, comprendre impliquait la notion d’une transparence entre celui qui cherchait à comprendre et sa lecture, tandis que maintenant on demande plutôt à des œuvres très difficiles (et dont, par une sorte de perversion de l’intelligence, on semble souhaiter qu’elles soient très difficiles) d’agir à la manière d’un charme magique sur la conscience du lecteur. Et donc, disons que c’est une forme de mysticisme qui est en train de réapparaître dans notre société et dont je me sens moi-même très loin, et pour lequel j’éprouve une sorte de répugnance.

 

CLAUDE   LÉVY - STRAUSS.

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 10:01

 

 

 

Baudelaire_poete.jpg

 

Le poète que l'on double !

 

Oui, à droite, à gauche, sur la ligne blanche, à fond les ballons, en roulant comme un con ou sur la bande d'arrêt d'urgence ...

 

Je reçois tous les jours un texte envoyé par Poezibao, qu'en général après l'avoir survolé de mon regard d'aigle, je fous à la corbeille illico tant jamais aucun ne vaut d'être regardé à deux fois. Quelquefois on vous envoie un truc plus ancien et plus agréable comme ce Supervielle de l'avant-veille ... Juste pour relever le goût de temps à autre.

Ce matin-là je reçus ça:

 

Variation II 
 
Lourd Latéral vit sur le
marais dur
coussin de prose, 
friche dansée et longée 
dans le
souffle pesé. 
Lourd Oblique, 
Bœuf ancienne le vers.  
Le v. trace le débris posé 
avant la
fleur tarbée
Son, grain et navet abondent dans le trait. 
La pré-ligne pèse. 
Elle précède la
terre. Ou le passé, 
robe de
plumes 
que porte le
bœuf poétiqué 
sous le Questionnaire. 
Car un Tordant juge la ligne. 
Et le
rendement
Animal-Soc a un vent-manière 
dans le chant de
repiquage 
qu’il est.  
 
Philippe Beck, Boustrophes, Editor Pack, éditions Texts & Crafts, 2011, sans pagination.  

 

Vous avouerez qu'il n'y a pas de quoi peler un chat sauf que moi ça m'a pincé sur le côté, celui d'où je sens le mieux le temps qui m'a passé sans repasser deux ou trois fois tout en restant au même endroit. Ceci ne veut presque rien dire mais c'est fait exprès .

 

Je sais à peu près qui est l'auteur, Beck: un tranchot que les branchés de poésie contemporaine française se passent et se repassent les uns les autres en l'ornant à chaque fois d'un jet de crème blanche sucrée sensée en exhauster les qualités cachées.

 

Un maître à penser pour ces adorateurs en manque d'idoles !


Tout ce que j'avais pu en lire auparavant ne m'avait jamais paru avoir un quelconque intérêt en matière de poésie, et ainsi comme quand j'avais 15/16 ans j'en étais parfois devenu à me demander en quoi mon cerveau était déficient, quels en étaient les neurones absents ou que j'aurais perdu par négligence dans la grande forêt en tentant d'imiter le petit Poucet.

 

Or là, tout est différent, je comprends tout et, pire encore, je devine toute la bêtise et toute l'ignorance qu'il faut pour écrire de telles baveries pseudo poétiques. J'ai vécu et à la campagne de surcroît, et de voir cette scribouille s'ânonner le principe, en toute obtusité, avec des référents liés à la nature, aux arbres, aux plantes, à la terre sans que je puisse y déceler un lien métaphorique, une licence poétique vraie et acceptable, un brin de musicalité qui fait l'âme du poème, qui en est la charpente et l'utilité, le cuit chez le gastronome quand ici on a que le cru chez la bête primitive, le voir comme le publicitaire se servir d'un saupoudrage de l'air du temps pour un art du paraitre qui moque la vraie création, je ne peux qu'être vulgaire et méprisant à l'adresse de ce genre de texte qui ne mérite même pas qu'on s'y arrête !

 

Malheureusement je viens de le faire, je m'en excuse ...


Ce truc est un pur obscurantisme de circonstance: le public auquel il s'adresse est friand dans sa bêtise de ces bouts de goudron sale qu'il croit être une poëlée de cèpes nouveaux comme il en pousse aujourd'hui (!!!) mais qui ne sont qu'aveux d'impuissance poétique !

J'ai surligné tous les référents écologiques du texte, certifiés bio sans aucun doute !

 

Je ne critique en rien la forme du texte, mais uniquement le fond et "strictement" le vide  qu'il me fait ressentir.

 

Sur le lien dessous, vous pouvez retrouver une intervention du mec au sujet de son associé en affaires, Di Manno, éditeur de son état et pour qui il est plus que nécessaire de venir cirer les pompes !

Je vous passe les formules éminement littéraires comme:

"Le déchiffrage sera l’énigme cédant du terrain. " ou:" au savoir de l’outil de langue"

Bref, je vous laisse le soin de lire cet immonde charabia de prof de lettres du dimanche après la messe, écrit uniquement pour faire le beau et l'intelligent devant un parterre de refusés à l'examen qui croient fermement en l'avenir de la poésie vu sous cet angle-là ...

 

 

BERCK-BERCK-BERCK ...

 

LECT_04_-_Demodocos_chantant_devant_Ulysse_et_Alcinoos_-_Jo.jpg

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commentaires

Sophie K. 23/09/2011 14:18



Belle dégelée méritée pour un truc sans fond.



gmc 12/09/2011 15:05



pour être abonné à la lettre de poézibao, faut être soit très courageux, soit masochiste; florence trocmé avait au départ une démarche plutôt sympa mais elle s'est fait dévorée par le
pseudo-intellectualisme franchouillard (un jour à luxembourg, alors que je m'emmerdais sévère devant une lecture vaniteuse et chiante, un poète algérien m'a dit "mais ça, c'est ce qu'on
appelle de la poésie française contemporaine à l'étranger", j'ai failli avoir honte^^)



Vinosse 12/09/2011 15:22



Je me connaissais pas ces qualités-là !!!



Stéphanie 18/08/2011 09:04



Ouaih ! tout compte fait je préferre ma disorthographie pathologique à cette pouézie poussive et indigéste . Y a des pouét-pouéts qui regréteront éternellement de ne pas savoir être Antonin
Artaud .



Vinosse 18/08/2011 09:16



Ah! Enfin une connaisseuse ...  Une poétesse quoi !


Je viens d'entendre à la radio une je sais pas qui, refusant qu'on l'apelle ainsi pour préférer "poète", comme on préfère maintenant docteur à doctoresse ... 


Ce que moi je trouve profondément crétin... crétine plus justement !



manouche 31/07/2011 11:20



Ils sont trop verts dit-il; Aede toi, le ciel t'aidera.



Vinosse 31/07/2011 12:13



T'es à fond, à fond, à fontaine toi !!!