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Octobre 1972

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 


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Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /2009 09:00


Eh Oui... Profitons-en encore longtemps des couleurs de l'Été, de ses lumières, de ses reflets, de ses rayons, incidents ou pas, de ses sombres chaleurs, de ses nuits trop courtes, de ses noirs orages, de ses ombres légères ou obscures, portées ou chutantes... Bref, laissons nous aller au Noir qui encourage l'errement des âmes...

Mais bon, ne broyons pas l'amertume simplement pour le plaisir d'aligner quelques mots, reconnaissons que la saison chaude a du bon, et du très bon, même s'il s'éclate en noir ! Et même aussi si, cuit en confiture ou en clafoutis (encore!), il est autant nuancé que le coke ou la houille, puis quand mélangé à d'autres, il les gratifie d'un généreux bordeaux foncé, limite violet !!!
 


La semaine dernière un pépiniériste distributeur est venu me demander si je fournissais des jeunes plants certifiés "BIO", vu qu'il entrevoyait un marché en expansion auprès du grand public.       Je lui ai répondu que non, bien sûr...
 
Je ne suis pas antibio, comme vous le savez, je suis surtout anti sclérose liberticide et anti irresponsabilité ! Si j'ai refusé il y a 20 ans le même système coercisif que les fonctionnaires de l'aministration voulaient imposer à la profession et ce pour des raisons peu honorables sous couvert de principe de précaution (soumission du marché à leur propre production), ce n'est pas pour me plier au joug d'une nouvelle autorité culpabilisante.
 
Ce que je produits et vends est honnête, les besoins vrais des plantes, je les respecte parce que je les connais bien et que je suis fondamentalement réfractaire à la chimie violente et aggressive, par contre j'estime que vouloir imposer commercialement une norme différente et des étiquettes strictes à tout produit vendu est une hérésie à long terme. 
C'est toujours le producteur qui va en supporter le coût ! Quand ce devrait être la société entière. 
 
Je suis favorable à une politique d'état capable d'instaurer des règles générales, de les faire respecter,  dans la confiance partagée entre chaque acteur, mais pas pour des denrées disposées à deux étages différents de revenus...
L'étiquette verte risque de devenir de plus en plus coûteuse à gérer, les préposés aux inspections chez les producteurs vont être de plus en plus réclamés (essentiellement payés par les demandeurs) et par conséquent la tricherie de plus en plus courante!

Et je ne vous parle pas de ce milieu où se croisent toutes sortes de gens animés de la pensée magique, prétendants de l'irrationnel et du retour au mysticisme, capables d'installer des systèmes pour recueillir les ondes cosmiques qui vont leur permettre d'écouter parler les plantes (véridique)!!!

La religion semble y trouver de plus en plus son compte et cela me gêne énormément... vu qu'à travers son rideau de deuil noir, l'homme a tout pour s'y perdre! 



 








































J’avais acheté une vieille Motobécane noire, avec sièges séparés !

L’arrière, le surélevé, tenu à sa poignée ronde,

avait le caoutchouc usé !

Tout fendillé par les fesses,

ballotées... sursautées...

surrannées, maintenant,

qu’il avait dû connaître .

 

Il était certain que seul le temps et ce qui va avec,

les souvenirs et les regrets,

avait eu raison de son latex moulé !

  

Je fis le plein à une ancienne pompe à balancier,

actionné par une belle pompiste brune,

aux gros seins relevés !

 

Le moteur tournait bien !

 

J’étais assis, droit !

Les coudes écartés !

 

J’étais fin prêt pour l’expédition, l’exploration, la Conquête !

Pour les Grandes Vacances !

 

Au bout de la rue “Je m’en VAIS”, d’anciens beurs atteints par la limite d’âge,

des voyous aux cheveux gris, m’avaient crié de vilaines menaces de banlieue,

qu’ils savaient n’être plus que des fanfaronnades !

 

Les restes d’un vieux théâtre épique qui n’intéressait plus personne,

chez les imprésarios !

 

Dans cette rue qui remontait doucement, la poignée des gaz se coinça !

En forçant, je ne réussis qu’à décoller la gaine !

Impossible d’accélérer à fond !

 

Faudra-t-il que je me suffise de ce petit régime ?

Que je me satisfasse de ce ralenti- là ?

 

(environ 2000-2001)

Par Vinosse
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