Un soir plus
tard que la guerre
Vinosse jouait
du
pipeau
Cette nuit-là
pendant que eux dormait l'immensité perdue de
l'illusion société bâtarde et française
Vinosse jouait
du
pipeau
Vers minuit
ils je n'entendais plus que le clapotis du ton
sourire sur la pente élaborée de mon bonheur maritime
pour ces étoiles
J'aurais recquis alors une peine plus douce encore
Et tiens nous n'aurons plus de peine
tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez
tiens ce seront mille les entendements de notre joie
Un an déjà...
Extrait:
Ma mère vint me dire: “tu devrais te lever et aller voir à la fenêtre !”
“On nous a annoncé à la radio, qu’à ce qu’il paraît, il va y avoir une éclipse de soleil générale !”
“C’est un phénomène rare à ne pas manquer, quelque chose d’extraordinaire qui ne se reproduit pas souvent !”
Bon d’accord ! J’allais faire un effort !
J’allais essayer de faire l’agréable et me montrer de bon rapport car, ma petite fièvre semblant s’être évaporée, si je tremblais encore, cela n’était dû qu’au froid qui règnait dans ma chambre pas chauffée...
Et puisque ce foutu soleil qui avait réussi à dépasser l’horizon était venu poindre son gros nez aplati derrière un dernier voile transparent qui, lui ôtant un peu de son brillant, faisait que je pouvais le regarder de face, sans crainte qu’il m’éblouisse, je pouvais peut-être me coller derrière les vitres !
J’avais le temps d’attendre, rien ne me pressait bien au contraire et c’était agréable d’égrener toute ma patience à l’annonce de ce spectacle un peu lent à démarrer !
Je sentais bien qu’il se passait quelquechose...
Je n’avais peut-être pas tout vu de ce qui s’était passé avant, mais voilà que je voyais comme une frange brune venir mordre le bord de la grosse boule rouge, tout doucement, très lentement mais d’une allure si sûre qu’il semblait que rien ne pourrait l’en empêcher ...
Etait-il possible que la petite Lune, sans que je m’en doute le moins du monde, se croie assez forte et assez déterminée pour oser un beau matin s’en prendre au grand Soleil ?
Qu’elle s’imagine posséder en elle une telle masse imposante lui confèrant une telle taille démesurée pour qu’elle soit si décidée à le recouvrir en entier ?
Elle d’habitude si réservée, si prompte à se cacher dans la nuit, quelle furieuse folie l’avait prise de s’enfler presque jusqu’à se faire éclater pour tenter de se mesurer avec cette énormité ?
Qui voulait-elle épater en se gonflant comme une baudruche éxagérée, comme une grosse montgolfière devenue toute noire sous la pression des gazs nécessaires à sa montée ?
M’avait-elle repéré derrière mon rideau de fenêtre tissé de tous petits trous ?
M’avait-elle reconnu et vu si en peine et si démuni de tout qu’elle venait me prévenir, malgré tout, qu’un sombre évènement allait se produire devant moi en tout début de matinée ?
Dès le lever du jour, dès l’ amorce du printemps, avant le départ des jeunes pousses et avant que tout commence vraiment !
Il n’y eut absolument personne bien entendu, pour venir répondre à mes questions !
Je n’ai pu saisir ici ni parole claire, ni douce voix réconfortante !
Pas même un seul aboiement de chien de ferme et pas non plus que le moindre petit chant de moineau...
Aucun meuglement de bestiaux habituel, ni aucun bruissement quelconque qui m’auraient donné signe de Vie ! Non !
Rien qu’un grand silence abattu à la seconde même où cette petite folle parvint enfin à son but !
Qu’il n’y eut plus qu’elle, la belle, entourée d’une auréole fort peu discrète !
Qu’une Sainte Nitouche venue faire la nuit sans qu’on le lui demande et noyer toute la campagne d’habitude verte et jaune, dans le bleu foncé, le marron-violet ou le quasiment noir !
Très particulier, ça change.
:-)
Merci pour le lien, j'explique que j'étais en "possession de l'intégrale du texte de J Coupat. Nous partageons les mêmes valeurs, il semblerait