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Octobre 1972

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 


Lundi 2 juin 2008
  Mon beau Sureau...

Roi des remblais...

Que j'aime ta Parure!

Bon, bin, y'a pas de chansons idiotes, y'a que des chanteurs crétins...
Ou peut-être les deux à la fois.

J'avoue avoir une préférence pour les premières, elles sont le ciment de l'humanité comme par exemple les hymnes nationaux, les beuglements de supporters ou les cantiques religieux. Sans eux tous,   notre espèce irait à sa perte.

Je dis donc que sans le sureau (sambuscus nigra) notre espace vital au printemps serait bien triste!
La beauté du commun redeviendrait vulgaire, les taillis seraient réservés aux agresseurs( orties et ronces) et les recoins laissés en paix par l'agriculteur productiviste n'auraient pas le charme des instants de rêve et d'abandon...

Les enfants du siècle précédent n'auraient jamais taillé de flûtes au goût sucré(la sève), ni soufflé dedans par conséquent, les pâtissières généreuses n'auraient jamais compensé la fleur de vanille dans leurs "gâteaux au four" tandis que les grives "tia-tia" auraient tiré langue avec les merles en attendant que les alizes pourrissent...






Y'a de tout: du blanc, du rose, du carmin...
Et des verts, bien sûr.



Version pourpre.



Taille tilleul!
 

A suivre... 
Par Vinosse
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Lundi 2 juin 2008
Après... Quand les arbres seront morts, dépouillés,décharnés,désossés,rendus à la terre comme des humains qui ne croyaient qu'au ciel, quelles végétations survivront sur ces décombres paysagers? Qui osera se nourrir de cette dé-composture?
   En attendant ce final grandiose qui chaque jour se répète sans nul fracas d'ailleurs, hormis celui que les branches mortes font en se détachant avant de tomber sur un sol heureusement enherbé, on suivra à la trace les épris de liberté, ces petits géraniums des petits jardins avec leur désir d'être reconnus vagabonds, d'être des "hors piste" de la plate-bande, de la rocaille ou du jardin anglais trop à la mode!




A commencer par le sanguinéum, le plus éclatant d'entre eux, mais le plus réservé aussi: faudra pas lui demander de se répandre en grandes communautés. Ce sera comme le rouge-gorge: un caractériel solitaire!






On connait les "cantabrigiense" comme Biokovo, mais je les soupçonne sédentaires...




Purpuréum pourrait faire l'affaire: il en a le type brouillon de l'état sauvage!



Mais ce n'est pas encore ça...




On a cette sorte d'endresii dépenaillé:






Je pense que c'est un mariage instantané avec un autre géranium de taille aléatoire dont je ne me souviens plus du nom... Il possède cette faculté de se croiser avec n'importe qui pour aller gambader n'importe où... Il y a peut-être du robertianum en lui, ainsi on pourrait l'appeler l'herbe à Daniel!

Ça fait pas mal avec les branches du sapin de corée, l'iris, le vieux bois...





Là, on commence à sortir du jardin, des alentours de la maison!
On vise le goudron et le bas-côté de la chaussée!




Nous voilà dans la zone contrôlée par Lotus corniculatus, le lotier corniculé...par conséquent!
(on voit d'évidence le lien entre français et latin!!!)
Adorable petite plante qui manque au catalogue des pépiniéristes spécialisés, ou à ceux des entreprises d'entretien des bords de routes. C'est un dur à cuire qui aime le sec et l'air pas pur des moteurs à combustion.
C'est un jaune sur qui on devrait savoir compter.



Par Vinosse
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Vendredi 30 mai 2008

Je suis toujours désagréablement surpris par les postures que prennent les gens qui écrivent de la poésie dès lors qu'ils cherchent la bonne métaphore: la référence à la nature, aux arbres grands, aux feuilles qui bruissent et qui crissent, au soleil qui darde, au vent qui époussète,  à...  au... n'importe quoi! Ce sont en général gens qui n'ont jamais vécu la nature de l'intérieur, dans le noir de la solitude, dans l'épaisseur du buisson de ronces qui déchire en profondeur.
Je vais essayer ici d'en démontrer toute la néfaste splendeur, en attendant je vous invite à vous rendre sur le blog de mon ami Ramon qui vient de mettre en ligne un ancien poème, récit d'angoisses véritables... 
Par Vinosse
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Vendredi 30 mai 2008


Avec un peu d'imagination on pourrait se croire dans une plaine de l'Ouest américain, celui des Indiens Sauvages(oulala!) et des bons migrants(orlaloi!) en chariot de bois. Mais ce n'est pas le cas... C'est juste un bout de terrain peu ou mal cultivé où la vipérine s'est comme dégotté un petit pied à terre!
Et comme je l'aime bien je la laisse faire, c'est rare, et pas cher...
C'est aussi un peu "curare", vu que la belle porte en elle une substance qui aurait les mêmes effets...anesthésiants...

A preuve les deux compères coquelicots qui survivent à ses pieds et leur drôle d'air fatigué... C'est troublant!


Au-delà de la plaine on aperçoit la lisière de la grande forêt...




La végétation est épaisse...




De plus en plus épaisse...




On est quelquefois heurté par sa dimension...




Certaines se jettent sur nous à notre approche !




Avec un peu de recul la mise au point est parfaite.




Oh! Le délicieux petit orangé...

    

Par Vinosse
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Jeudi 29 mai 2008






Une petite promenade en terrain détrempé!















Attention en sortant de la maison à ne pas m'écraser! Je suis mélange et variété: plus je me ressème, plus je change de teinte! Moi c'est Philaminthe!




T'ites fleurs, t'ites fleurs...




Mais y'en a d'autres !!!




Ah oui... Géranium aristatum... (ou tata...)




Géranium Wargrave Pink...




Géranium endresii...




Géranium himalayense...




Géranium Miss Kendall Clarke...




Jacky, tu me diras lesquels tu veux que je te bouture!


Rodgersia pinnata avec petite bête rouge & noire...





Ilex Madame Briot, avec des couleurs imprévues en plus...





Ah! Des pivoines du japon!





Mais c'est "Bowl of Beauty"!





Penchons-nous...




En haut la pauvre "Rigolotte" qui n'a pas ri sous la pluie, a perdu trop vite pétales et faux pétales marqués d'or...

Un coquelicot s'en fait l'affaire! La paire?
Par Vinosse
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Mercredi 28 mai 2008



Des Nouvelles du Fossé? 
Très peu en fait!

Quelques marguerites à effeuiller, mais par respect je ne les dépouillerai pas. Mes rêves d'amour n'étant jamais tombés sur le bon pétale, celui qui dit à la folie, je crois que je vais me contenter de les regarder, ces menteuses!




Le Pétasite se porte à merveille, un gladolius dit sauvage s'est vu accordée une chance de prospérer, une labiacée rose foncé que je ne connais pas a conquis un bon mètre carré(une sauge? un lamier?) et quelques chancres de la société vont attendre que le temps leur fasse l'affaire...

Des siècles peut-être...



Par Vinosse
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Samedi 24 mai 2008

Vous ête s un paquet à vous être plaints de n'avoir pu correctement ouvrir mon dernier envoi, et parce que ce sont toujours les mal servis qui se manifestent je n'ai reçu aucun commentaire positif ou amical sur cet acte de foi.

Je ne dirai rien sur l'actualité ni sur notre "président" qui utilise l'argumentaire d'un dérangé mental pour tenter de remonter dans les sondages (voilà, je l'ai placé!) et ne vous propose qu'un petit tour du propriétaire pour ceux qui sont loin d'ici, et loin de pouvoir me rendre visite...

Et comme par hasard on va passer par l'arrière, comme d'habitude dirai-je, puisque de toute ma vie je n'ai pu atteindre le vestibule qu'en fracturant la porte qui donne sur les dépendances...


J'aurais pu être Lacanien à tant vouloir utiliser les mots pour ce qu'ils pourraient dire...


         Un beau blanc: Chionanthus virginicus...

Styrax japonica:


        Deutzia "Perle rose":


           Pareil, avec intrus:


Feuilles vernissées:


Encore:


Sureau pourpre:


Tendre iris:


Roses anglaises:


Et pour la fin, l'arrivée en gare, par la route, avec la signalisation locale et l'esprit qui s'en dégage...

De près:


De loin:

 


Par Vinosse
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Jeudi 22 mai 2008

J'avais reçu il y a quelques années une demande de la Fondation Cartier, sur mes possibilités de fournitures en rapport avec une liste de vivaces d'un genre très particulier: on y trouvait des plantes moyennement célèbres dans le monde des pépiniéristes spécialisés en espèces et variétés peu courantes, mais aussi des plantes uniquement connues de professionnels de la botanique des bords de route, comme les défunts cantonniers par exemple...
Moi qui suis une personne très instinctive, j'ai tout de suite piqué une colère, et une grosse!
Je me suis dit: encore un truc de snob, de plasticien, de branché parisien, de spécialiste de l'art contemporain, de...(les mots me manquaient!). Le pire pour moi dans l'histoire c'est qu'on vinsse demander à un pépiniériste qui déjà faisait l'effort de se démarquer de la masse en proposant à la vente des plantes pour curieux, pour amoureux du végétal en général: activité fort peu rentable et pas à l'abri des imbéciles qu'on se prend dans les pieds sur les foires aux plantes (Ce sont une minorité parmi les gens qu'on y rencontre, mais la majorité d'entre eux s'y trouve!), donc qu'on ait pu croire un instant qu'un pauvre type aux fins fonds de sa province puisse gagner sa vie en vendant des plants d'herbes de merde qui poussent dans les fossés!

Tout cela pour une future et géniââle réalisation d'un paysagiste reconnu, surtout dans le milieu parisien!

Je pense qu'il s'agissait de Gilles CLÉMENT, que je ne connaissais pas alors, et cette foutue liste correspondait à un(son) choix précis que je comprends mieux aujourd'hui, auquel j'adhère et à la philosophie duquel, je souscris!

link 

Ainsi je poursuis mon "odyssée contée" du fossé d'à côté de chez moi, la vie des plantes sauvages qui s'y plaisent et aussi des évènements qui ne vont pas manquer de s'y passer(déposer!) et de tous les à-côtés dont je ne vais pas vous épargner le (f)relaté, photos à l'appui!

 

Pétasitus est toujours en pleine forme et se comporte toujours en envahisseur: à travers lui, au milieu de lui, personne n'est supporté: personne n'a droit de "cité", de s'installer pour vivre! Il s'impose même à la fougère... On devrait l'utiliser dans les rond-points!

 

A peine quelques enjambées au-delà du massif et on tombe sur un oasis... une mare intérieure... un endroit trouble malgré (et sous) le plat de l'eau...
Dans quelquesjours je vous en raconterai l'histoire.

 

 

Et puis il arrive de croiser un bel animal hors de son cercle vital...Une couleuvre à collier.


 

 

 


Par Vinosse
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Mardi 20 mai 2008

Bonjour!

 

Je fais du mouron! Du p'tit bleu!

 

Pour ceux-là à qui tout échappe, je signale que les bacs des grandes surfaces de France sont actuellement garnis de melons venus du Maroc(pas d'Espagne bien sûr car là-bas, melons & châteaux sont comme les expériences de ferran Adrian: de pure fumisteries!), donc de melons ayant pour nom "melons charentais" ce qui bien entendu est mensonger vu qu'ils seraient plutôt du genre à "peau frisée". 

J'attends avec impatience la création d'un mouvement qui investirait les édifices commerciaux pour "bomber" de répulsif ce genre de saloperies!
On voit parfaitement qu'ils ne sont pas mûrs et ne le seront jamais; pas comme les ceusses qui se précipitent pour les acheter par deux ou trois: mûrs pour la connerie à perpétuité!

Dieu(et j'y crois pas!) que les gens sont profondéments sots et imbéciles...

Et c'est cela qui me décourage aujourd'hui de m'intéresser à la société de mes compatriotes...

 

Je t'enverrais parachuter tout ça au-dessus de la Birmanie, si je pouvais...

Bonnes femmes et melons!

 

"http://www.politis.fr/Fraises-espagnoles-un-bilan,3538.html"

Par Vinosse
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Mardi 20 mai 2008

 

 

 

Dans le fossé l'herbe pousse, enfin pas seulement ray-grass, fétuque, pâturin et dactyle(j'en oublie c'est sûr, dans la graminée), mais c'est surtout les fougères qui commençent à d'envahir le territoire et à ne plus mettre la crosse en l'air! C'est de l'humour! Fin, subtil,et tout et tout...

Donc, avant qu'il soit trop tard, j'ai "saisi" la floraison des polygonatums multiflorum...

Une vision très agréable en fait, très élégante pour un bord de route quand les bagnoles passent à côté à environ 100/110/120 Kmh, avec comme risque soit de rencontrer un radar, soit un chevreuil imbécile qui voit pas qu'on arrive et que c'est nous qu'on a priorité... M'enfin!

 

Y'a pas que le gibier qui force les gens à s'arrêter dans cette longue ligne droite déboisée par la tempête de 1999, y'a aussi l'envie de pisser et de chier. Au propre comme au figuré! Deux ou trois chemins blancs y aboutissent et servent de terrain d'arrêt d'urgence à des "pressés de pisser" de tous âges! Cela va du bébé dont la mère laisse après son départ la couche en papier pleine de merde, au jeune con qui largue son paquet de canettes vides, au vieux con(cissené l'inverse)qui en profite pour vider son cendrier... 

Je ne fais pas de racisme sexiste ou jeuniste ou gériâtrique: tous les cons sont dans la nature, en pantalons comme en jupons!

 

Moi-même un soir, entre chien et loup, j'ai heurté un grand-duc qui croyait m'échapper en traversant soudainement la route au lieu de continuer de longer la lisière...L'imbécile!  Il savait pas que c'est interdit de me confondre avec n'importe quel bourin? Il savait pas que je suis capable de freiner pour une couleuvre, un hérisson, une belette, une fouine, un crapaud? Une limace aussi...?... à pied seulement pour la limace!

 

 

Devant ma porte l'herbe pousse aussi... avec bonheur pour entourer mes arbustes à fleurs dont le magnifique Viburnum plicatum Mariesi ...

 

J'aime voir l'herbe pousser...

 

Dans une lointaine époque c'était un bien qu'il ne fallait pas gaspiller: tout le monde avait des animaux à nourrir, des vaches, un cheval, des lapins... 

Aujourd'hui dès qu'un couple devient locataire ou propriétaire, le premier outil qu'il achète, c'est une horrible machine à pétarader pour signifier au brin d'herbe les limites à ne pas dépasser.

Sur ce point au moins, il a été bien éduqué, il a bien appris la leçon! Les médias l'y ont bien aidé qui ont trouvé leur ressources auprès des annonceurs-vendeurs de tondeuses à gazon.

Les paysagistes aussi qui n'ont jamais, au grand jamais, intégré le sauvage et l'abandon dans leurs plans.

Et pourtant que la nature est belle dans le sauvage où quand l'homme l'abandonne un peu! Ou du moins quand il l'aime et la respecte comme dans le bocage en lui laissant la possibilité de s'exprimer en même temps de rendre service au paysan,et non l'inverse, quand celui-ci l'utilise à son seul profit! 

Mais est-ce de ce paysan dont on parle ici? 

Plutôt d'un de ceux-là qui prétendent se lever le matin pour aller nourrir la planète, tandis qu'en fait il se lève en pensant à son gros tracteur et à sa machine à sulfater 1000 Ha en un rien de temps, parce que le temps c'est de l'argent et l'argent y'a que ça de vrai! En principe il est adhérent à la FNSEA.

 

L'autre matin en embauchant ce fut un plaisir de faire les 100 mètres qui me mènent aux serres en écumant l'épaisse rosée qui courbait la grande herbe du chemin. C'était brillant, c'était frais, c'était pur... C'était mouillé bien sûr, mais le soleil de 10 heures fit tout sécher, même mon bas de pantalon!

Une herbe raze n'aurait eu aucun effet sur mon tempérament. Sinon de l'aider à poursuivre dans son mécontentement  et sa désillusion du monde des vivants...

 

J'eus soif tout d'un coup! Grande soif! D'une eau très pure et très saine! D'un flot de Rosée, d'une vague, d'un mascaret de Pureté!

 

J'aurais dû me vautrer dedans!





Par Vinosse
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