Présentation

Octobre 1972

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 


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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 10:25
   Il n'y a rien entre ces deux photos,
quasiment rien...
Juste une histoire de cadrage, de point de vue !

Un œil avisé trouvera que l'espace consacré au "sur le côté" modifie l'esprit du lieu, un autre moins exercé ne saisira pas toute la différence!

Et dès lors qu'il s'
agit de
 l'Esprit, du Savoir plus précisément, on est en droit d'estimer que certains sont mieux placés que d'autres pour le dispenser, comme le feraient de bons professeurs ou de bons observateurs de la société tels que ceux qu' on peut rencontrer dans "l'empire des blogs" ...
Je viens de faire l'expérience douloureuse du dernier dans une synthèse des deux !
Je m'explique: ayant mis,  à moitié par hasard, mes pieds virtuels sur un blog soi-disant littéraire tenu par des enseignants, j'ai encore eu à souffrir du danger qu'il y a de côtoyer des minables comme ça...

On les croit détenteurs du savoir, du moins de ce qu'à nous il serait nécessaire d'apprendre pour continuer de grandir, eh bien non! Ils ne savent rien de l'Essentiel, mais tout d'un Particulier qu'ils prennent pour Universel. Pour eux savoir égale pouvoir et non don de Soi comme leur vocation devait les prédisposer.
Je ne pense pas que la Vocation ait été un jour la raison du choix de vie qu'ils ont fait! Leur métier d'enseignant leur étant plutôt pis-aller.

En tous cas je les sais incapables de voir ce qu'il faut voir, d'entendre ce qu'il faut entendre et de dire ce qu'il faudrait dire quand on se prétend, comme eux s'en prévalent sans cesse, installés sur une telle situation panoramique!

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois!

Et très souvent prétentieux et vulgaires...

Ma métaphore du Chemin de Vie, de Parcours, voulu ou imposé, du mien en particulier qui m'échappa dès mon enfance, devint punition, supplice, enfermement rien qu'à la grâce d'enseignants dépourvus de toute humilité et de toute grandeur d'âme, pareils à ceux que j'ai eu le mauvais goût de venir gêner dans leur "bonheur parfait", dans leur chaise longue en terrasse, dans leur point de vue qui leur prive de voir sur les côtés, conserve aujourd'hui ses valeurs d'universalité et c'est dramatique!

Ils sont cultivés, dites-vous?

Ils connaissent quelques mots qui, mis bout à bout, ne formulent pas une vraie Pensée. Juste un étalage de phrases, et pourtant cela leur sert pour rabaisser l'autre, le différent, l'étranger...

Retournes cueillir tes champignons, disent-ils !  Reste sous tes feuilles mortes !
Cache toi au fond de ton fossé !  Continue de faire tes courses au "Lidl" !

Et le pire: VINASSE !!!!

Impressionnant, non?


“C’est le propre du génie de procéder par les idées les plus simples.”

Charles PÉGUY.
Par Vinosse
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 10:00
Ah! La Nouvelle Année... ses fêtes, ses friandises, tout ça...
L'Ennui à grandes pelletées...

J'en avais oublié l'essentiel:  le Fossé !





Et de notre cher pétasite en même temps...

Comme on a froid pour lui ! 
Par Vinosse
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 10:16


Franz KAFKA, Lettres à Max Brod.

"Ici c'est tellement végétarien que même les pourboires sont interdits. Il n'y a que du pain noir complet à la place des petits pains. On vient juste de m'apporter un dessert à la semoule avec un coulis de framboises, mais j'ai aussi envie de prendre encore une salade verte avec de la crème; ce sera très bon avec du vin de groseille à maquereau, et une infusion de feuilles de fraisier terminera le tout."


Carte postale avec image (Berlin, Colonne de la Victoire). BERLIN, 04/12/1910.


Je suis pas sûr que ce régime pût guérir Franz de sa maladie aussi que de ses plus graves tourments.
Je les connais trop...    ils sont souvent inguérissables! 





Tom Waits - Tom Traubert's blues 1977



(Je sais pas si je me suis pas trompé de blog!)
Par Vinosse
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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /2008 10:35


On se risque très vite la noyade,

On se noie dans si peu, quand on ne sait pas nager !
 

 

Or, lorsqu’une petite flaque bleue 

S’en vient refléter les rayons du Soleil,

Comme ceux  brillants de ses yeux ...

Lorsqu’elle les attire et les garde en elle,

On la prend pour la Mer immense !

On la prend pour le Profond ...

 

Et quand on veut vite y plonger,

Le Choc... extrêmement violent

De notre tête sur le fond immédiat,

Nous la fait résonner de douleur,

Et chavirer le cœur

Et mettre en lambeaux nos grands pressentiments !

 

On s’imagine alors que puissent germer en nous,

Comme de grands Troubles,

De très grands Dérangements !

 

Comme une ultime explosion de Joie encore possible,

Comme un sublime et dernier Bonheur, à portée de sentiment!

 

 

Mais lorsque la tension baisse et que revient la vue,

On s’aperçoit bien tristement,

Que tout cela n’était qu’une banale migraine ...

 

Que le simple mal à la tête du Dimanche après-midi

Venu nous faire tirer de bonne heure

Le lourd rideau sombre

Qui masque le jour et le laisse de l'autre côté

De notre Grande Porte vitrée ...

Par Vinosse
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 10:35





Il nous faudra un jour prendre une autre route que celle de nos pères...
Ou un petit chemin, selon notre force de caractère. 





Venir dans ce dernier cas, écarter les feuilles saturées d'Or, d'éblouissante lumière accrochée aux branches de nos rêves si précoces...




Las... La déception peut l'être tout autant!
Un rayon de soleil ne signifie pas Jour de Lumière,
Et un Petit Chemin d'Aventure peut devenir Sentier de Grande Incertitude! 

On le sent bien dans le désordre des végétations étouffées, dans les absences, dans le dénudé des vies dépassées...



Un semblant de Prospérité nous arrête un moment!


 

Un Eldorado de circonstance...






Une chasse gardée! 

 











Pourtant, de près, on l'aurait prise pour une récompense, pour un bonheur donné aux enfants, pour un Moment de Silence...




Un plus loin, ou un après, vite arrivé nous change les idées bien plus vite encore...


C'est alors que l'on commençe à comprendre en douce, à sentir venir les doutes...



On devient moins indifférent aux assaillements, aux destructions hâtives, aux pertes définitives, aux dénuements, aux allure trompeuses, aux aveuglements insincères... 







On s'en vient alors à regarder les choses par derrière...








Ou par côté...









Ou à l'improviste...




Juste pour se construire un capital de références sur les humanités que l'on croise sans les aborder, vu qu'on les "sait" d'avance...

Ainsi notre vision sincère du monde en ayant pris un coup, on n'ose plus partager la vie en phase, on ne veut même plus y goûter de peur de la trouver trop amère. S'est ainsi forgé en nous et autour de nous une armature sensée nous protéger mais qui nous fait le pas lourd et l'allure incertaine. 


Pourtant que la colline est belle et que l'étincelle de vie, comme la petite feuille qui brille encore dans le vieux bois, vaut la peine d'être observée de près...

De très près...

(Les Pommes d'Or du soleil est le titre d'une nouvelle de Ray Bradbury) 

Par Vinosse
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 10:09

Un fossé...

Quoi de plus attirant qu'un fossé...

Plus empli de promesses...

Plus garde-manger de rêves...


On peut vouloir s'y rouler,

Espérer un jour ou l'autre s'y vautrer,

Désirer sa voisine y culbuter,

Ou choisir d'y planquer ses déchets...


Sans fossé l'homme ne pourrait exister!

Par exemple: "il y a un fossé entre... et ..."!

Sans lui nous ne pourrions distinguer nos semblables.

Ni voir le bout final de notre chemin!





Sans fossé à entretenir nous n' aurions pu voir renaitre notre cher Pétasite reverdi et en pleine forme, tranchant sur le brun mélancolique des feuilles du châtaignier...

Mortes...




On aime ici l' équilibre des couleurs automnées: tons de fauves différents et verts jaunissants marqués des empreintes de la vie...

On peut aimer l'académisme aussi!



Puis d'un coup, on pense à autre chose: d'un coup notre naturel prend le dessus et des images en couleurs nous reviennent en mémoire, la pâtisserie émotionnelle refait surface dans les synapses et quand pour certains bourgeois il ne s'agit que de vieilles madeleines à la fleur d'oranger trempées dans du thé (c'est une supposition!), à ma gorge de petit pauvre remonte la saveur dérisoire et plate d'une espèce de galette épaisse, toute de sucre teinté pistache...

Alors je repense à la Pâtisserie Mirtain, au patelin de...
A cette boutique interdite où ma mère n' entrait jamais parce que tout y était trop cher!

Trop chers les petits gâteaux planqués sous les verres...
Trop chères les  confiseries de couleur dans les grands bocaux...
Trop chers et trop sucrés les éclairs au café et au chocolat qui coulait...
Trop chères les grosses religieuses, trop bizarres aussi...
Trop cliquantes les étagères et beaucoup trop hautes pour les dos courbés...

Pourtant qu'il était agréable à voir le petit pâtissier âgé dans son costume blanc qui brillait!
Comme il était poli et propre sur lui!
Comme il savait dire bonjour en souriant "vert" à ses voisines de rue...
Et comme sa grosse femme bien peignée dans son tablier blanc savait bien dire "merci beaucoup" en leur remettant leur carton jaune tenu par le nœud du galon rose...

Un univers de dragées en somme... qui se reflétait en permanence dans les vitreries des présentoirs et dans les boiseries peintes en vert mou...

C'est ici que je commençai d'apprendre les vraies couleurs de l'argent que dans ma famille on ne connaissait  pas!
Et encore, quand je dis argent, je pense aux billets de banque dont mon père parlait sans cesse avec l' envie du voleur qui n'osera jamais... Parce que des pièces j'en avais un peu idée: quand je pouvais j'en piquais un peu dans la boite de ma mère, mais jamais assez pour pouvoir entrer chez Mr Mirtain...

Je n'ai toujours pas perdu envie d'en croquer de la galette à la pistache fondante...

Mais le temps passe, comme passent les images d' inquiétudes qu'ont les enfants  quand on ne leur explique pas autrement qu'en interdits ou en brimades  les relations que les hommes s'érigent entre eux...

A savoir pourquoi se creusent les fossés...




Encore un petit morceau???
Ça va se perdre sinon...

Par Vinosse
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 09:55


Voyez comme ma route est tranquille... sereine...


Une belle route de Dimanche après-midi pour aller chez Mamie finir son farci aux châtaignes...

Ou sa tarte aux pruneaux façon "tatin", à cause qu'elle l'a renversée en voulant la sortir du four sans prendre de gants!


(moi je préfère les îles flottantes)




Et voyez comme tout à coup, à cause d'une grosse flèche blanche (un simple symbole) elle devient vaguement angoissante, et que le sentiment de liberté éprouvé juste avant vous semble assez peu approprié à votre banale  promenade dominicale!



C'en est ainsi de beaucoup d'images de notre parcours de vie, glanées depuis tant d'éternités...
Rien n'est fait pour notre tranquilité: partout des commandements, des menaces, des passages obligatoires, des sémaphores d'autorité, des injonctions culpabilisantes, des...

Prenez Jésus Christ sur sa croix (on en a partout aux coins des routes à la campagne), et bien s'il avait été pris se grattant un trou de nez de la main droite, la gauche nonchalament appuyée sur son bout de bois, on se serait dit: "mince! Au moins ce type il fait pas de chichis!"

Au contraire de ça  on doit dire: y nous fait chier avec ses plaintes continuelles, sa gueule d'enterré vivant, ses jérémiades et sa manie de vouloir nous rendre éternellement responsables de ses ennuis...

Par Vinosse
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 15:38

Je vois une île... verte...

Des nénuphars... de la jacinthe d'eau... des potamos...


Je sais pô.....






Allons voir ma mie...

(pfffff...)






Ah bin oui mais non mais là on est trop près...


Jeune gens qui allez au bois avec un simple appareil, apprenez à vous en servir avant!
Par Vinosse
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 09:36

J'ai du feu dans la cheminée, je rentre chez moi...




Seuls les rares habitués savent que ma porte d'entrée est entourée de deux de ces plantes...


Bijouterie de grand luxe!


Ampelopsis brevipedunculata "Elegans" - (variegata)
Par Vinosse
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /2008 10:06
"Ma Tonkiki...ma Tonkiki... ma Tonkiki..."

Quoi?

Mais non!

C'est: "ton Anana... ton Anana... ton Anana..."

Je comprends pas qu'on martyrise ainsi la langue française!

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Ce fut par un bel après-midi d'Automne, à l'heure où les petites familles aiment à se promener dans la forêt... et chacune de sortir son petit Chapon Rouge!
Ô le mignon!



Ça c'est Jean Paul...
Déjà branleur, avec plaies et bosses!






A peine étions nous rendus à l'orée(du bois) que le phénomène se fit sentir...


D'instinct d'abord, comme un pressentiment...


Juste un petit vent avait préparé...


Balayant au pied les lichens...


Renversant les ombelles...


Les parasols de plage aux pieds fragiles...


Repoussant tout le monde vers l'arrière...


Créant des vagues de sable brun...


Inventant des marées violentes à fort coefficient...




















Ce fut la fuite des faibles d'abord...

Toutes jupes en l'air et tous manteaux retroussés...


























Juste avant l'apparition de la lumière qui surprit plus d'un...




















Retournant les valeurs...

Ramenant toutes choses au sentiment commun de dépendance...







A un éternel incontournable...















Avec des morts et des blessés...











Des planqués, des mis à l'abri...













Des enfants perdus...












D'autres retrouvés...

 

















La cousine Bette et son bambin...















La famille Cépamoi et leurs voisins les Célésautes...







Mais en quel état!

Dépecés...

Dépenaillés...

Abasourdis et absurdes...






On ne sort pas de la forêt comme ça,

apprentis Zarathoustras!






























En tout cas les p'tits blancs savent rester fidèles à leurs positions:

"serrés les uns contre les autres..."












Quant aux marrons, peu exigeants, ils n'ont pas bougé d'un demi-centimètre!


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Punaise... on est vraiment dans le jardin de la fée...



On voit des petits nains de jardin partout...





Enfin, on voit...

Plus très clair maintenant qu'on en a bouffé le chapeau d'un...







































Ce qui n'est pas recommandé!
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Par Vinosse
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