Samedi 28 mars 2009
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L'Idéal n'est plus de mise quand on prend de l'âge: hormis la croyance en
l'au-delà qui enlève corps aux désirs fondamentaux de l'homme, le virtuel étant un des plus ancien concept que son intelligence ait formé, il ne reste plus à l'ancien que la manipulation, l'ajout
des couleurs rêvées de l'enfance et l'invention du conte pour faire preuve d'encore un peu de créativité.
Avant-hier je fus invité à venir "écouter de la poésie" à la médiathèque à partir de 5 heures... J'y arrivai à
6 !
J'ai assez d'occasions de déprimer que je me voyais mal d'être présent à l'heure précise. Mais par politesse ou
pour ne pas avoir à m'excuser plus tard devant Mme P...(ça rime!), par curiosité peut-être, je pointai mon nez dans la petite salle pleine d'une quinzaine de personnes, dont la moitié m'était
connue. Des habitués en somme...
Cent vingt secondes avant que je reparte, juste le temps d'entendre l'authentifié poète parler d'éditeur et de
signes en milliers à lui fournir, et de... et de... et je suis reparti. Je savais la Poésie ailleurs, dans une autre galaxie même, alors à quoi bon m'attarder ici?
Au bas de l'escalier je fus rattrapé par une jeune personne que je n'avais pas remarqué dans le cagibi. Elle
portait des chaussures à très haut talon carré, sombres, en daim noir peut-être, avec une large collerette en frou-frou au niveau de la cheville, un collant blanc, épais, presque laineux, une
mini jupe noire et un genre de cardigan pour le haut, foncé aussi...
Les cheveux longs et noirs, l'œil sombre à l'italienne du Sud, enfin quelquechose comme ça, avec la pupille
toute en sous entendus adolescents...
Sa position en équilibre sur ses pointes de pieds grossissait éxagérément ses mollets déjà bien proportionnés,
ses genoux continuaient de bosseler l'ensemble cotonné que ses cuisses rondes ne déparaient pas...
Je l'aurais bien suivi dans la rue...
J'aurais dû la suivre mais je ne me le permis pas: j'aurais vite subi la culpabilité des différences
d'âge...
Car c'était Elle la Poésie qui fuyait cet endroit!
La Poésie est une jeune personne affriolante et sans souci des effets qu'elle produit sur le cœur d'un jeune
homme qui, s'il veut continuer de se perdre à courir dans ses rêves, doit être capable de garder intact son Désir le plus physique...
Sans cela point de mélange subtil, point de créativité artistique...
Les Poètes voient dans les femmes que des sourires de fleurs, leurs inventent des senteurs délirantes que le
temps qui passe emporte dans l'atmosphère devenu de plus en plus irrespirable...
Délétère disait-on à l'Époque...
Coucou...
Coucou...
COUCOU....
Hier, j'ai entendu le Coucou...
Mais j'avais pas de Sous...
Au fond de ma poche...
Qu'un Grand TROU...
Des nouvelles du Pétasite ?
Voici, voilà:
Je crois que je vais essayer d'en multiplier ... Je connais des rond-points qui en auraient bien besoin!
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