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Octobre 1972

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 


Mardi 14 juillet 2009


Ah si je pouvais vous envoyer  le parfum de la fleur de ce Magnolia Grandiflora...vous n'en reviendriez pas...

Ou plutôt si, vous y retourneriez sans cesse !

Mais vous seriez déçus, car il n'existe rien d'aussi délicat, éthéré, énivrant et aussi désolément fugace...

Le soir à peine atteint, il n'en reste plus rien...


Comme le souvenir du rêve de l'enfance qu'un seul poème fort bien écrit évoque:



         NANINA-NINNI...
 

Elle et moi, coquette apeurée et sot banal,

Marchons ensemble en un silence machinal.

La peau de nos deux corps est devenue élastique:

Tremble, crisse et ricane! Or le pavé mastique

Les malformations de nos squelettes amoureux!

Habillés de vêtements collants mais très dangereux

Par leur légèreté, nous visitons la ville

Située en Espagne mais ouverte, tranquille

A l’Europe en fureur et à ses trains bondés!

Des linges pendent au nez des châssis soudés

Aux cohortes de maisons de pierres claires,

Baignent les lessives sur les boulevards qu’éclaire

La langueur du soleil sur le velours de seins noirs

Gorgés du lait brûlant de la peur du grand Soir...

Quant à nous deux, châtrés, mais semblant aimer vivre

Pourtant, plongeons dans les étals que les piquets de cuivre

Ont dressé dans les escaliers... Quelle bonne intention!

 

Volent les lots de cravates colorées, les formations

Ordonnées de pinces à linge, nous osons nous y reprendre

A deux fois, nous rouler dans les tissus, quittes à méprendre

Toute pudeur et toute envie de nos corps séparés!

 

Si tu cours comme un folle devant moi, évitant les tarés,

C’est à cause sûrement de cette envie coupable

Que j’ai, de vouloir embrasser tout ton palpable!

 

En un seul jour nous avons grimpé sur les maisons s’écroulant,

Contemplé tous les jardins vert de prune allant coulant

Sur les murs...Etouffant sous leurs feuilles la peuplade...

Stoppons donc ici nos efforts!  Cela me rend malade!

 

Maintenant que la nuit tombe et que notre ciel s’enrougit,

Que côte à côte nous marchons, tandis que mugit

Derrière nous la vieille ville, qu’enfin elle se réveille,

Que nous importe alors leurs jeux! Puisque la colline veille

De par son bitume brûlant faisant avenue

A nous cacher, hauts et consacrés, de la vallée inconnue...

 

 

                                                                                    28 JANVIER 1966 



 
Par Vinosse
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Dimanche 5 juillet 2009

Oui, il arrive l'Été...et avec lui la plus belle des framboises !

ESPÉRANZA...

Et c'est moi qui l'ai fait ! 
C'est ce que j'ai pu dire l'autre soir en présentant mon clafoutis à la framboise Espéranza chez des amis. Tout le monde n'en revint pas du parfum du fruit... Et moi z'aussi! 
Parce qu'enfin cette nouveauté est sensiblement parfaite: des fruits réguliers et bien rouges qui ne s'écrasent pas, presque calibrés, et au parfum à nul autre égalé (punaise la formule ringarde!), une variété non remontante très solide en tiges, très productive et très facile à cueillir, qui a de la gueule quoi!
Je suis disposé à en organiser une sorte de labellisation qui n'existe pas encore en matière de framboises; en effet le nom des variétés n'apparaissent nulle part dans le commerce ni même dans les réalisation des meilleurs pâtissiers comme chez Pierre HERMÉ, qui pourtant en utilise beaucoup!
Ceci est un appel du pied tant aux amateurs qu'aux producteurs de fruits de grande qualité soucieux de se démarquer des merdes venant d'Espagne ou du Maroc. Question de survie!





Petit retour en arrière avec la mûre WALDO, très belle et bien bonne...

 


Tiens v'là, la pluie 
Ah ! quel sal' temps 
Où est-il l'été ? l'été où est-il ?
Oh ! là mais que vois-je apparaître
En regardant à ma fenêtre 
La cette dame qui vole en voiles de nylon 
Et qui tient un bâton tout plein rempli d' étoiles ...
 
(Boby Lapointe. )

 

Par Vinosse
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Dimanche 28 juin 2009
L'an passé j'avais été  très  désolé de n'avoir pu photographier que des fruits rapetissés, mal formés, à la dégaine d'employé de la grande distribution, mais cette année y'a comme de la promesse dans l'air !

Alors profitons-en un peu, ça nous changera des indélicatesses sarkozystes qui sont tout sauf réalisables ni réalisées
Et heureusement!

______________

Pour commencer voici la plus belle mais la plus récalcitrante à me faire des petits (deux ans que je m'épuise dessus!): "Chef JOSEPH" ...


Ça en jette, non?  Que du gros:


Et puis d'autres:

WALDO !


ELENA !
 

ADRIANNA !


NAVAHO !


Et voilà...

Un billet dépourvu d' humeur sur le temps qu'on vit aujourd'hui...  qui en désespère plus d'un et plus d'une.



Un vieux texte de ... 1966?... Pfff...

 

                        MINI PORNO.


Ce n’est pas ma respiration!

C’est celle du pin

Sur lequel je suis adossé:

Le vent le balance!

Et ce n’est pas non plus mon crétin

De cœur qui frappe une émotion

Sourde: c’est un pivert tassé

Sur un tronc qui pique en cadence...

 

 

La vie ne s’apprend pas, elle s’observe!

De cette façon je me sens plus gentil

A me voir...

            Hé! En hiver point d’araignées

Mais bien d’autres dangers comme:

Le fait de prendre des plombs de fusil

Plein la gueule pour m’apprendre à surseoir

A d’autres besoins que...? Minerve

De mes... Je te saisis à pleines poignées

Comme l’a déjà fait un tout petit homme...

                        Il a bien fait!

 

                        SILENCE


            Ah!  Puis j’en ai marre,

            Je m’en fous... ça me fait chier!

 

            Bon! Foutons les voiles, mon épicier...

            Ici ça pue l’andouille et l’eau de cigare...

 
Par Vinosse
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Samedi 13 juin 2009




Un groupe d’amis, trop bruyant et vil,

S’en vint croiser ces deux grandes sœurs...

Ainsi s’engagea un idiot babil!


Oh! Le Désiré, plein de sa rancœur,

A-t-il vu l’écart qu’on faisait de lui?

Tel qu’un vulgaire et trop bête gêneur?


“Comment cela va-t-il donc?” Sans appui

Sur aucun des mots. “Oh! Mais bien et toi?

“Très bien moi aussi... Que ce soleil cuit!”


Que de mots idiots!  Tout pendant que moi,

Baissant la vue et noyant mon malheur,

Vins à désespérer de mon émoi!


Me sachant coursier d’irréels bonheurs,

Me demandai comment un vrai homme eût-il

Droit à prétendre au charme de deux grandes sœurs?





Un groupe d’amis, trop bruyant et vil,

Fit qu’à mon sentiment, tout devint sourd...

Ainsi s’engagea un idiot babil...






 

Par Vinosse
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Samedi 30 mai 2009



Derrière chez moi, savez-vous quoi qui n'ya?



Un deutzia...


Un seringuat...


Et encore un deutzia...

Et aussi une jeunesse.
_____________________________________________ 
 

          Pays Perdu.

 

 

C’est parce que la journée fut fade

Que nous partîmes, très malades,

Dans l’inconnu d’une plaine de vert

Argent. Ne nous élancant vers

des épopées immondes et folles,

Parce que portant chapeaux à corolle...

En remontant un petit affluent

Malsain, aux bordures puant

Le carex et la renoncule,

Nous débouchâmes, sans pendule,

Au large ouvert d’un pays perdu

Au milieu de champs au ciel fondus.

Nous pataugions à l’ombre d’arbres

Composant sur fond de marbre

Un enclos à notre ruisselet

Noyé sous les lentilles d’eau, et

Si épaisses que c’était une plaie

Que d’avancer au pas de la haie!

 

De l’avant, un soleil blanchâtre

D’aspect, apparu sur le coup, châtre

La faune de ce pays sensuel:

Tous les oiseaux perdent le rituel

Normal a leur propre étalage

Vif et noir, fait de vagabondages

Et de cui-cuis, tous absents d’ici!

Allons! N’en faisons pas merci

Et retroussons nos bas de culottes!

Nos pieds nus d’aise puisque sans bottes

Imprimons dans la vase nos pas,

Annonçons très fort le trépas

De  toutes les vertes escarbilles...

Tant que les vipérines, gentilles

Couleuvres, fuiront le brasselet...

- Gare à toi, minable ruisseau laid!

 

Et nous progressons sous l’arcade

D’arbres noirs postés en barricade...

1966, peut-être... 


Par Vinosse
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Vendredi 29 mai 2009






Tout le monde parle de tout...

Moi je parle de rien avec une fleur délicate...

Par Vinosse
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Vendredi 15 mai 2009



Un an déjà...

Extrait:

Ma mère vint me dire: “tu devrais te lever et aller voir à la fenêtre !”

“On nous a annoncé à la radio, qu’à ce qu’il paraît, il va y avoir une éclipse de soleil générale !”

“C’est un phénomène rare à ne pas manquer, quelque chose d’extraordinaire qui ne se reproduit pas souvent !”

 

Bon d’accord ! J’allais faire un effort !

J’allais essayer de faire l’agréable et me montrer de bon rapport car, ma petite fièvre semblant s’être évaporée, si je tremblais encore, cela n’était dû qu’au froid qui règnait dans ma chambre pas chauffée...

 

Et puisque ce foutu soleil qui avait réussi à dépasser l’horizon était venu poindre son gros nez aplati derrière un dernier voile transparent qui, lui ôtant un peu de son brillant,  faisait que je pouvais le regarder de face, sans crainte qu’il m’éblouisse, je pouvais peut-être me coller derrière les vitres !

 

J’avais le temps d’attendre, rien ne me pressait bien au contraire et c’était agréable d’égrener toute ma patience à l’annonce de ce spectacle un peu lent à démarrer !

 

 

Je sentais bien qu’il se passait quelquechose...

Je n’avais peut-être pas tout vu de ce qui s’était passé avant, mais voilà que je voyais comme une frange brune venir mordre le bord de la grosse boule rouge, tout doucement, très lentement mais d’une allure si sûre qu’il semblait que rien ne pourrait l’en empêcher ...

 

Etait-il possible que la petite Lune, sans que je m’en doute le moins du monde, se croie assez forte et assez déterminée pour oser un beau matin s’en prendre au grand Soleil ?

Qu’elle s’imagine posséder en elle une telle masse imposante  lui confèrant une telle taille démesurée pour qu’elle soit si décidée à le recouvrir en entier ?

 

Elle d’habitude si réservée, si prompte à se cacher dans la nuit, quelle furieuse folie l’avait prise de s’enfler presque jusqu’à se  faire éclater pour tenter de se mesurer avec cette énormité ?

 

Qui voulait-elle épater en se gonflant comme une baudruche éxagérée, comme une grosse montgolfière devenue toute noire sous la pression des gazs nécessaires à sa montée ?

 

M’avait-elle repéré derrière mon rideau de fenêtre tissé de tous petits trous ?

 

M’avait-elle reconnu et vu si en peine et si démuni de tout qu’elle venait me prévenir, malgré tout, qu’un sombre évènement allait se produire devant moi en tout début de  matinée ?

Dès le lever du jour, dès l’ amorce du printemps, avant le départ des jeunes pousses et avant que tout commence vraiment !

 

 

Il n’y eut absolument personne bien entendu, pour venir répondre à mes questions !

 

Je n’ai pu saisir ici ni parole claire, ni douce voix réconfortante !

Pas même un seul aboiement de chien de ferme et pas non plus que le moindre petit chant de moineau...

Aucun meuglement de bestiaux habituel, ni aucun bruissement quelconque qui m’auraient donné signe de Vie ! Non !

Rien qu’un grand silence abattu à la seconde même où cette petite folle parvint enfin à son but !

 

Qu’il n’y eut plus qu’elle, la belle, entourée d’une auréole fort peu discrète !

 

Qu’une Sainte Nitouche venue faire la nuit sans qu’on le lui demande et noyer toute la campagne d’habitude verte et jaune, dans le bleu foncé, le marron-violet ou le quasiment noir !

 

 

 

Mais c’était d’un calme...  
Par Vinosse
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Samedi 2 mai 2009
Par Vinosse
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Lundi 13 avril 2009

Joli, joli, joli...




Chronique du Pétasite:  en circulant j'ai découvert d'autres nids... et comme pour mon habitué, la plante s'installe au détriment des autochtones. 
Sous l'effet des fréquents fauchages, pétasitus prend le dessus...


















                  Ni l'ortie, ni le gaillet n'en auront raison...





Le charme du bon goût paysan: balancer dans un trou de bois des saloperies...
Dans un centenaire au moins, mousses et autres auront eu raison de vieux bétons, éverites amiantées, etc...
Mais je ne serai plus là pour vous en faire le constat.





Bon, on va terminer sur une vision plus gaie: jacinthe sauvage au doux et inhabituel coloris mauve clair...
Par Vinosse
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Samedi 4 avril 2009

 Nous avons un certain goût pour le rouge, dans la famille, mais avec des variantes!



Par Vinosse
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