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Octobre 1972

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 


Vendredi 29 août 2008
Le soleil s'était fait oublier cette journée-là...
A moins que ce soit mon Leica qu'ait plissé les yeux au mauvais moment!
Mais comme il est foutu comme un  Cyclope, y'a de grandes chances que j'entende dire que c'est la faute à Personne!


Tout ça pour une photo mal éclairée! Mais où va-t-il chercher tout ça... C'est n'importe quoi...

Lorsque Maud Fontenoy, en direct de l'Océan, réclama de pouvoir enfin manger des framboises sitôt après avoir ramené son voilier fatigué d'Est en Ouest et de l'autre bord de la Terre, j'ai tout de suite pensé qu'elle mériterait bien d'être récompensée une variété nouvelle à son nom!  Le genre tout entier lui serait dorénavant redevant de cette incroyable publicité!

Et peut-être moi aussi, non?

Soyez indulgents je vous prie, je n'ai organisé aucun tremblement de terre pour le faire savoir, tout juste lui ai-je demandé son avis par mail et tout juste m'a-t-elle favorablement répondu, ce qui suffisait à mon bonheur du moment!


Bon, entre-temps elle a eu droit à tant d'honneurs de plus grande classe, ainsi une séance de pince nichon à l'Elysée spécialement mémorable et, tout à son estimable gloire, refusé un portefeuille de sous ministre sarkozyste...

J'ai donc décidé de poursuivre dans mon idée et lui ai réservé cette nouveauté de framboise remontante que je considère absolument exceptionnelle par sa vigueur et par l'incroyable quantité de fruits qu'elle porte (en ce moment d'ailleurs), la grande photo est là pour vous le prouver!


Maud par ci, Maud par là, Maud partout et même Maud en tableau, mais elle, ce n'est pas la même







C'est le portrait pas fini d'une ancienne amie...
Je suis le spécialiste des portraits pas finis...
C'est inquiétant!
Ma vie s'en ressent...  sniff...


par Vinosse
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Dimanche 24 août 2008
Ah, bin oui, parlons-en des mûres pas mûres!!!

L'année s'y prête...


Au début, tout était rose foncé presque cerise, en prévision de virer vers l'apétissant.
Un bon sujet de photos en tout cas.
Mais petit à petit on s'est aperçu que petit fruit justement ne deviendrait pas forcément grand, du moins n'atteindrait pas sa taille convenante. 
Une mûre cultivée c'est de la forte carrure et ce qu'on a vu jusqu'à présent n'eut que des allures de pauvrette, de chétive, de pas finie! 



A qui la faute alors?
Un peu à la jeunesse de mes exemplaires, mais beaucoup à la froideur du temps: en effet peu d'insectes pollinisateurs et peu de bon pollen. Peu d'énergie et peu de bonne volonté...
Mais on ne peut en vouloir aux plantes, elles n'ont pas mauvais esprit, juste quelques états d'âme comme vous et moi.


Voilà... On aura quand même le plaisir d'en goûter un peu...
De s'organiser quelques petites rapines esthéthiques!




Et pour l'élégance de la démonstration, on se finira avec une photo de "Triple Crown" datant de l'an passé...

Plus souvent le souvenir rend valeur au présent.

par Vinosse
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Vendredi 15 août 2008
Nouvelle page d'accueil du site "Petits Fruits" prochainement remis à jour:

Grâce à l’internet et grâce à ce site, à peine trois petites saisons auront suffi à d’installer la réputation de ma production de jeunes plants hors des frontières, symboliques autant que physiques, établies dans cette profession un peu marginale de pépiniériste en Petits Fruits.

 

   Cela m’a permis surtout de mieux  me faire connaître chez les professionnels de l’horticulture ainsi qu’auprès du grand public par cet outil qui permet toutes les audaces et toutes les rencontres !

 

  Bien m’a pris d’avoir cru à cette technique si sensationnelle, vu la tournure qu’a prise la production des fruits & légumes en notre beau pays. Production traditionnelle que l’on peut considérer aujourd’hui comme sinistrée tant on a organisé sa disparition ou sa fuite (c’est selon) vers les pays du Sud de l’Europe dans le souci pour certains de se remplir les poches rapidement en puisant dans celles encore pleines de la classe moyenne restée ici attendant bêtement son tour au bureau de chômage !

 

  Les partisans de l’agriculture « pompidolienne » sont encore nombreux dans les sphères du pouvoir, de droite comme de gauche, mais c’est une position de moins en moins tenable : je ne connais aucun agriculteur qui se lève chaque matin au prétexte d’aller nourrir le monde qui a faim. C’est un slogan de céréalier qui vit largement grâce aux subventions de l’Europe et au détriment des pays sous développés à qui l’on oblige d’acheter leurs stocks !  Alors n’allons pas prétendre qu’il serait indispensable économiquement que l’Afrique par exemple serve de coffre-fort à fruits & légumes pour les riches européens !

  Personne n’en ressortirait indemne et surtout pas le consommateur qui verrait inexorablement les prix monter, la qualité baisser et sa santé décliner par les pesticides ingérés en grand nombre et la pollution continuelle de son environnement(camions frigos, suremballages,etc.).

 

  Les agriculteurs ont une place à reprendre dans un commerce de proximité, dans un circuit court permettant des prix moins élevés pour le consommateur que ceux de la grande distribution (quel paradoxe !), avec des offres très facilement diversifiées tout en respectant la saisonnalité des produits proposés.

  Et comme m’a dit l’autre jour un client catalan, versant espagnol, il faut que l’argent reste au pays ! Qu’il ne s’évapore pas dans la poche des importateurs et autres grands distributeurs !

 

 De la même façon que cela se pratique depuis longtemps pour beaucoup d’autres fruits, je demande à mes clients de préciser les noms des variétés de framboise qu’ils proposent à la vente (c’est là où les différences sont les plus remarquables), ainsi les groseilles, les cassis, les mûres et les myrtilles, bien que pour ces dernières on puisse confondre la plupart d’entre elles !

 

  Actuellement l’essentiel de ma production professionnelle est achetée par des pépiniéristes-éleveurs, afin d’alimenter certaines chaînes de produits de jardinage (sans qu’on puisse les y discerner!), et pour ce qui est des plants produits pour l’amateur, même variétés mais volumes des godets plus élevé, je veux à l’aide de ma boutique de vente en ligne combler tout le manque à gagner que m’a fait subir l’européanisation de la mal bouffe !

 

 Bien entendu, grâce à elle, grâce à mon catalogue, à ma newsletter et au blog de Vinosse, continuer à tisser des liens avec tous mes clients, des plus « gros » aux plus « petits », aux plus humbles, pour mon petit bonheur et celui aussi de tous ceux qui voudront le partager…

 

 



Framboise Héritage juste cueillie!




Salade de petits fruits!
 

 

 
par Vinosse
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Lundi 4 août 2008
Bouge pas mon Pétasite, bouge pas...

Redresse un peu la tête,
peut-être...


Tout ça parce qu'une bonne femme et son bébé s'est venue vautrer dans sa bagnole directement sur toi!
Et sur le toit...
Je sais pas comment ça m'est arrivé, pipeaulait-elle à Ludo qui l'aidait à se relever !!!
Insensé !
Mais comment peut-on oser dire une ânerie pareille !
Quand on tient un volant et qu'avec soi on promène un bébé, on doit savoir ce qui se passe...

(Version primaire de la bêtise...)




Personne n'ayant été blessé, hormis mon ami tapissé, jetons un regard ailleurs, à côté, plus bas...












Ah! Une centaurée !  Jolie...




Allons voir sa voisine: belle association de couleur...
Grande taille et petites fleurs...



Plus près de toi mon cœur !


Plus près, plus près, encore...

Oh! Mais que vois-je ? Un concurrent ? Un profiteur ?


Le même sur la bleue... bizarre...
Fleur de chicorée... Bout de mon pied...
J'ai trouvé !

C'est pour la layette ! Le rose pour les sauterelles filles, le bleu pour les sauterelles garçonnes !




Une construction récente:  multi-fonctionnelle et multi-habitants, multi-usages mais mauvais emplacement!



Oh! Un Ophrys !
Ben oui, faut se pencher...

On voit bien les petits labelles imitant un insecte...




Mais non, dans l'autre sens !



Ô belle Genette morte assassinée l'autre semaine, te voilà bientôt rendue à notre Terre originelle...

Que reste-t-il de toi après si peu de temps: quelques poils et quelques dents ...
Ton squelette même semble avoir disparu totalement ...

C'est que ça bouffe, des vers !



























Sont moins gourmands dès qu'il s'agit de produits de l'industrie humaine !
Question de goût peut-être...
Ou de saveur de l'aliment !




Le papier fut bien-sûr un invention formidable, les vieux papiers une source de surprises et de retrouvailles...
C'est amusant qu'on ait farfouillé dans des archives récemment et que, sans le vouloir, on les ait semées au vent...
32 ans qu'une secrétaire a tapé ça sur sa machine électrique et que le stylo rouge d'un chef comptable ai trahi une éducation à l'écriture d'une époque révolue...



























Parlant de papiers, les anciens vont vite disparaître, sauf les encres peut-être...
Mais ça ne sera pas le cas des exemples qui vont suivre, qui sont des emballages.
Là où l'on enferme l'inutile !

J'ai mis en avant celle-ci pour les couleurs des feuilles, leur éclatance qui tranche, qui contrebalance ou qui fait alliance avec la synthéthique brillance du godet ...


Voilà le florilège le plus courant de ce que les gens jettent par la portière de leur bagnole!
De la bibine des vulgaires, passant par le soda à mémère qui lui passera le mauvais goût des clopes dans la bouche...




Jusqu'au plus inutiles et résistantes: les papiers à bonbons, à sucreries, à friandises, à superflu, à n'importe quoi, et c'est pour cela qu'on les jette par la fenêtre en roulant...


En vérité c'est surtout envers eux-mêmes que les gens manquent de l'élémentaire et indispensable respect !


Quel Dimanche matin!

L'après-midi, je m'en fus rendre visite à des amis en empruntant des petits chemins comme celui-ci qui conduit à la Nationale 10. Elle très pratiquée cette assassine, savez-vous...
Et dès fois des voyageurs la quittent pour le pipi du bébé, du clébard ou de la ménagère... Pas des conducteurs, parce que ça pisse pas un conducteur ou sinon dans une bouteille en plastique quand on est chauffeur pour une compagnie internationale qui pratique l'esclavagisme routier pour que sur la table des citadins on trouve tant de beaux fruits et légumes sans goût mais pas sans poisons, comme tout ce qui vient de là-bas...
(Espagne, Maroc,etc...).

Un petit bout de route peu utilisé, un petit coin plus large pour avoir un peu d'aise, et voilà: on pisse et on largue des petits débris un peu partout !
Bouuuuu... ça disparaitra...ou alors y'aura quelqu'un qui les ramassera...

Y sont charmants ces opportuns...
Et délicats avec ça !



Tournons-nous un peu...on voit mieux.


On voit même des vaches au loin !






De bien belles vaches, ma foi ! Calmes, sereines, curieuses...    comme des vaches !




Un ange s'en vint passer...


Je m'appelle Louise, j'ai deux ans et j'habite encore chez ma maman ...


Le meilleur de toute ma journée! 
par Vinosse
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Dimanche 27 juillet 2008


Elle est belle, hein?

Très, très belle pour une petite sauvage!

J'y vais, je reviens et vous en dis plus long, plus large, plus de travers aussi et avec de meilleures photos...

N'empêche ces fossés, faut quand même savoir tomber dedans...






      Et mon Pétasite, comment qu'il va? Il aurait soif on dirait! 
      Le châtaignier lui pomperait-il pas toute la rosée?



      Hum... Pas si sûr...
      Ça s'éloigne, ça s'étale...
      Possible que ce soit une Pépidémie !


      Et ces fougères cassées ?
      Un passage en force ...







         DANSE AVEC LES FOUS!

  Il s'agit du cadavre d'une Civette, d'une Genette, mâle ou femelle, je ne sais... j'avoue n'avoir pas eu envie d'y regarder!
  Animal chasseur aux mœurs nocturnes mais pas à l'abri de la folie des conducteurs de voiture, dont je suis pourtant mais sans avoir jamais été l'auteur d'un tel assassinat, même involontaire.










            REGARDE LES BÊTES POURRIR...


Toute parole est inutile...

par Vinosse
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Lundi 21 juillet 2008
  Il nous arrive tous les jours de passer devant une haie de cupressocyparis Leylandii, très épaisse, taillée à la hache et telle très étanche! C'était (et c'est encore) le reflet de l'esprit des années à partir de soixante, quand la vogue de la maison individuelle, son besoin aussi, ont permis au métier de "pépiniériste-paysagiste" de s'inventer en s'appuyant sur l'explosion des cultures hors-sol de végétaux à pousse rapide et à multiplication aisée ne demandant pas de savoir-faire particulier.

   Maintenant que tout a poussé, on peut se faire idée de la pauvreté des espaces cultivés en terme de diversité variétale: on voulait des formes simples, régulières, solides, géométriques... une nature définitivement maitrisée... 
  Il y avait jusqu'aux en-têtes des documents papiers et des publicités des petits marchands de cette période pour nous dire comment l'environnement de votre maison neuve devait être pensé! En quelques traits de crayon et de compas surtout: les cercles, les demi-ronds, les paraboles... rien qui puisse ressembler à des irrégularités. Trois conifères: un rond, un fuselé et un nain en parapluie, le tout entouré de petits rosiers bien taillés!

  Vous vouliez un arbre, pas trop grand et pas trop envahissant, bien mené, bien rangé, sans taille et sans traitement particulier, eh bien après avoir éliminé le saule pleureur, trop exigeant et dangereux pour les murs de votre maison, on vous collait soit un prunus rouge foncé, soit un mûrier sans mûres, soit le plus souvent un tilleul, mais pas vraiment!

  La variété commune devenue trop banale, trop vue, trop datée, trop... 
  L'envie de couper avec un passé trop "présent" et de tendre les bras à la modernité, tout cela favorisa la mise en place de ce tilleul argenté si triste et si banal, sans envergure mais si "nouveau"et si "dépaysant"... 
  Si facile à cultiver et si facile à vendre...

Adieu l'arbre de la grand-mère qui attirait les abeilles, vive le belâtre couleur de ciment!

C'est lui qu'on voit apparaître au-dessus de la haie...


A vrai dire cet après-midi là, je m'était arrêté sur le bord de la route juste pour photographier l'exemplaire suivant, un tilleul commun vieux de plusieurs centaines d'années sûrement, aux branches parties un peu en tous sens et en pleine floraison...




Et c'est par la suite que j'entrepris de "clicheter" plusieurs autres exemplaires de ma connaissance, dont celui qui vient maintenant et qui servit pendant des années de lieu de résidence enfantine aux deux fils de sa propriétaire.



C'est un très bel arbre, grand pour le genre, dans lequel ces deux garçons vivant seuls, sans amis ni amies mais pas sans parents, édifièrent une grande cabane à plusieurs mètres du sol(au moins quatre) et dans laquelle je présume, ils purent se construire des souvenirs d'enfance inoubliables et même s'inventer des joies et des bonheurs que leur vie familiale ne leur permettait pas. 



  Un bel arbre!



Et d'où qu'on se place, on le voit différent!


N'est-ce pas?


  


Tandis que par dessous ses habits, le charme est encore plus fort... plus insistant...



PS: Quand j'étais petit enfant je rêvais moi aussi d'une cabane, mais pas dans les airs... Je rêvais d'un trou, d'une caverne, d'un terrier que nous aurions creusé, moi et mes petits amis rêvés...  Mais je n'ai jamais connu ce bonheur! D'ailleurs j'étais bien seul à me creuser la tête pour trouver un tel exutoire à mes grandes tristesses...

par Vinosse
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Mardi 8 juillet 2008
Rien à dire... C'est du tout bon!

Je viens juste de manger la grosse qu'était à gauche: on voit bien le pédoncule nu!

 
par Vinosse
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Lundi 30 juin 2008
 

Étonnante, non?

Il s'agit de la dernière photo mise en ligne sur ma future boutique de vente en ligne, justement!

Point à la ligne.

Vous en trouverez des sites de vente directe avec de si belles photos! Bon d'accord, ma boutique se fait attendre, en plus il ne me sera pas possible de proposer des clichés de cette qualité pour toutes mes plantes, vu le printemps inconséquent qu'on a eu et aussi parce que certaines ne sont pas encore en âge d'avoir de beaux fruits.
Mais l'an prochain, mmmmmmm........... 

J'ai pas touché au Photoshop! Promis, juré! 
par Vinosse
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Lundi 30 juin 2008
   Au sujet du beau blond sur la photo, je serai affirmatif! Genista etnaensis est une rareté dans cette contrée et même au-delà! Seul rescapé du rêve d'un petit jardinier amateur, celui qu'on dit moyennement rustique en France, se trouve à l'aise près de chez moi... et moi je trouve qu'il donne à mon fouillis cet air de "construit" que je recherche tant... (énigme psycho-paradoxale!)
L'ennui avec cette forte personnalité un peu sauvage, c'est qu'il faut mettre quasiment les yeux dessus pour admirer sa complexité structurale, et son nez pour savourer son parfum si suave...
C'est rebattu comme adjectif, mais humer un poncif aussi agréable n'est pas commun!


Quel rapport me direz-vous, entre ce beau genet catanonique et le titre de mon article? Aucun!
Seulement j'ai trouvé utilité d'une belle image pour me faire pardonner l'incroyable imperfection botanique de mon précédent envoi!

 Moi qui suis venu faire l'apologie du sureau en tant que bon sauvage colonisateur, comment n'ai-je pu faire le lien avec cette plante de talus, préférant la comparer à la tanaisie ou à l'absinthe, plutôt qu'à son jumeau objectif?
Il sont pareils: des fleurs en plateau, des fruits noirs et des feuilles arborant la même découpe! Sauf que l'un fait "arbre" en faisant du bois, tandis que l'autre ne fait que plante herbacée...

Le sureau hièble... ou
Yèble... ou "petit sureau"... Sambuscus ebulus!

A
ma décharge il faut me reconnaitre une circonstance très atténuante: en effet j'ai été élevé dans une cage au sol plutôt acide et sec, donc cet envahisseur des talus et chemins abandonnés préférant le calcaire et la fraîcheur n'a pas eu l'occasion de croiser mes humeurs découragées ni mes coups de pieds aux mottes qui gênent, ni mes rêves d'une vie hors d'ici...
Il n'a donc jamais fait partie de mon désert...

Ainsi je suis pardonné!




 
par Vinosse
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Mardi 24 juin 2008
  Comme il ne se passait plus grand chose au bord de ma route, je l'ai quittée un instant...

Au premier embranchement je me suis arrêté non parce que je me sentais perdu, mais juste que j'étais intrigué par la plante qui avait envahi un des côtés refaits, un talus en quelleque sorte, un monticule, un terre plein en hauteur aussi...

Cette plante ne m'est pas inconnue, mais je suis incapable d'en retrouver le nom...




Si l'on s'en rapproche on ne peut lui enlever une beauté et une élégance que bien d'autres n'ont pas, elle semble dénuée d'aggressivité ni même de roublardise du genre de l'ortie, par exemple...

Elle me fait penser à l'absinthe, et peut-être peut-on en tirer une liqueur forte, une décoction, une tisane...


En tous cas elle va bien dans le paysage et sa présence qui n'a rien demandé, ni plant ni graine, tombe à propos pour justifier l'utilisation par les entreprises spécialisées en "bords de routes" de la flore locale encore sauvage!

Parce que dans le genre on peut connaitre le pire comme ici:  
La ronce! L'abominable ronce qui enchaîne et qui pique!

Les deux talus ne sont pourtant séparés que de quelques mètres de goudron!



La coïncidence a voulu que si l'on se dirige de ce côté-ci, vers la Droite, le panneau ne nous indique qu'un vague lieu-dit, les ruines d'un vieux castel(le Tastet?)  ou les traces d'un ancien tombeau celte, à découvrir au milieu de taillis de ronces et autres arbustes décharnés!



Tout le contraire sur la Gauche!

D'elle même la végétation s'est prise d'harmonie et dans cette direction-là, tous les sens sont permis!

par Vinosse
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