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Octobre 1972

Un soir       plus

tard que la guerre

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Cette nuit-là

pendant que       eux            dormait l'immensité perdue de

l'illusion          société bâtarde et       française

Vinosse jouait

du

pipeau

 

 

 

Vers minuit

ils        je n'entendais plus que le clapotis du        ton

sourire sur la pente élaborée de mon bonheur        maritime

pour ces étoiles

J'aurais recquis alors une peine plus douce encore

 

Et tiens       nous n'aurons plus        de peine

tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez

tiens ce seront        mille       les entendements de notre joie

 


Mardi 24 novembre 2009





Ma vie est sans rides...


Avec de l'imagination je peux lui dessiner son double, aux contours moins nets...

Mais pour le réussir il faut plus que de l'imagination! 



Extrait d'Août 1969:

La sempiternelle offrande

de mes dons immaculés

traine

une chaîne de plus à son talon calleux

ni pour un poème                ni pour une révolte

  

Je donne de mon cœur         maculé

Je donnerais de mon ventre                 besogneux

         de mon âme gourmande

         si

         il nous était possible

         avec le sang de nos récoltes

d’aimer par dessus tout une impossible aubaine

 (...)
Par Vinosse
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Mercredi 11 novembre 2009





 


"Le Parfait", ou "Autoportrait dans le bocal", ou "Point de vue, Images du monde". 

 

 

 

Mon Coeur,

Grand Voyageur interstellaire,

S’est engrossi d’un Etre de l’ Ailleurs !

 

D’un Etranger prêt d'éclater hors de sa poitrine, comme une Vie nouvelle ...

Comme un genre nouveau ou comme une dernière espèce à découvrir ...

 

Sera-t-elle monstrueuse au point de faire trembler les équipages ?

Au point de répandre la panique à bord ?

 

Fera-t-elle dévier les vaisseaux de leur route ?

Les fera-t-elle se perdre dans l’Obscur et brûler ainsi leurs dernières Energies ?

 

Fera-t-elle disparaître en eux tout espoir de retour sur Terre, trainant des restes de Conquête,  meurtris et peu reconnaissables ?

 

N’aura-t-elle pour but que l’anéantissement de l’espèce et la Négation de toutes nos Existences ?

 

 

 

Ne sera-t-elle pas plutôt ma Grande Respiration ?

Bruyante et explosante hors de mon poumon serré...

De ma poitrine restée coincée à l’intérieur d’un bocal trop étroit !

 

Venant en essuyer la buée, la poussière qui recouvrait la vieille conserve oubliée sur l’ étagère ...

 

 

 

Rallumant mon vieux phare pour qu’il lance au loin, ses quatres feux brillants ...

Bien au-delà des dunes mouvantes de la Côte Sauvage ...

 

Rassurant alors les petits voiliers inquiets de ne pouvoir retrouver leur Port ...

Faisant lumière aux derniers grands navires de la nuit, à tous les vieux cargos dépassés, mal équipés, comptant encore sur cet ancien Signal pour guider le bout de leur route ...

 

Et s’éviter ainsi tous les écueils du Passé !

Ne laissant désormais planer sur eux que le sentiment de Sécurité et toute la Sérénité des repères connus ...

 

 

 

Et venant alors distinguer, à son pied, l’accostage d’une petite barque bleue et de sa jolie rameuse ...

Epuisée d’être ainsi parvenue, en solitaire, à traverser les Mers, à vaincre l’immensité de l’Océan, pour venir récolter sur place le fruit mûr d’une graine échappée de sa manche, sans qu’elle s’en rende compte, il y a de cela bien trop longtemps !

 

Et qui germa ici, pendant toute une génération !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Vinosse
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Samedi 31 octobre 2009


Le  21 Octobre dernier, je rentrais le soir... en voiture.  Le soleil, tombé très bas, commençait de dépasser le stade abricot mûr pour virer vermillon, dernière alerte avant de se mettre au rouge fatal.
La lune m'intriguait: j'en voyais deux!
Bon, c'est mes yeux, je me dis; ma vue se fatigue et mon regard vadrouille dans la bouillie stellaire. Je me frotte l'œil, je l'essuie... Rien à faire!

Donc si c'est pas de moi que vient le problème, c'est d'en haut qu'il opère... Enfin, d'en haut ou sur le côté: la lune était plein sud-ouest, le soleil à l'ouest, comme d'habitude, et pas de nuages ou presque...
Phénomène optique alors, rare sans aucun doute...

J'ai foncé comme un malade pour arriver au logis avant que l'animal de feu plonge en enfer et me prive ainsi de faire une photo miraculeuse. C'est dingue comme j'ai roulé vite... J'en aurais rasé les fougères presque!

Et voilà le travail !!!

_____________________________________________________________________




Longtemps je me suis couché de bonne heure dans l'envie d'embrasser mon bonheur.

Longtemps j'ai rêvé à un possible futur heureux...

Longtemps j'ai eu cet idéal comme unique demeure

Longtemps j'ai espéré une revanche sur le sort qu'on m'a fait

Et longtemps j'ai cru en son aide à elle...


"PETITE LUNE"




Il n'y a qu'en peinture que je l'ai rencontrée !
Par Vinosse
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Samedi 17 octobre 2009


                           VOYELLES/VENT

 

                                             (Ah! ce petit con d’Arthur!)

 

 

A      tirait            sûre(elle)

le fonds d’Aiplaine       et

des(ireux)           savanne

 

comme l’ajourée ressource(soif)            grille

et      ou(vert)ure sur...

 

 

E       reusement           vent            haie           soufflet(âge)        un

quiet           en              les trous              peaux de vaches

lait/fromages qui dorment

 

Et/rangés

 

 

I        mot(bile)       crime non accompli(ta robe)

retour/née de ton(sou)rire

brune où ton ventre

..... radié     comme du(noir) le ciel tour

menteux

.....risé du soleil doux sûr

gît le bonheur(tendresse)

 

 

O(      )cédé le pas       blanc

clairon(nous)      chemin de peu tite peine

porte entrou(verte et bleue)    jeu des mots/li

berté du songe            n’en pas finir

 

 

U       nid/queue           oiseau des branches

flexible feuille      rouille/mousse             lit

chêne        pin             sec et corsage

déchiré

... nitée des pialeurs des aff

amés

 

Voyage halle/haute      reboue

du monde

 

 

                                                               17 DÉCEMBRE 1971

 

Y'en a qui vont pas comprendre, mais je les emmerde... 

                                                      
Par Vinosse
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Jeudi 8 octobre 2009



                                   


"SI J’ÉTAIS UN INCONDITIONNEL DE LA LIBERTÉ ÉVOQUÉE PLUS HAUT, J’AURAIS SANS AUCUN DOUTE PRÉFÉRÉ L’OCÉAN À L’ISSUE QUI SE DÉCOUVRAIT À MOI DANS LE REGARD TROUBLE QUE JE PORTAIS SUR CES HOMMES..."

  FRANZ KAFKA.  Compte rendu pour une académie...

 


En deux mots:   s’il y avait eu en moi cette même volonté qui anime chacun à découvrir sa propre liberté, la plus commune des libertés, la vie la plus courante alors, c’est sûr que j’aurais préféré me noyer plutôt que penser trouver une porte de sortie empruntant un sas étroit, un mince boyau de sortie, une fatale “issue” que, selon Kafka,  seul mon regard posé et doucement promené comme une caméra, était capable d’enregistrer en “retour”:  cette déplorable façon qu’il avait d’observer, de jauger, de juger, et d’ainsi comprendre tout des hommes et, à travers le ricochet de leur regard, juger de la Vie qui se présentait à lui.

 

A Moi...

 

Et qu’alors, face à cet “attendu”, au terme d’un procès pas encore tenu, Lui et Moi devrions simultanément nous mettre à singer...(*)

 

Nous donner, nous offrir, ensemble en public...

Entreprendre des “tournées” partout où des salles de spectacle seraient libres...

Nous abandonner aux banals bravos de la foule...

Et cela quand le moindre des respect dû à l’artiste , muet de naissance, oblige l’homme impénitent, à devoir croiser les bras en signe d’approbation !

 

 

(*)Dans son texte, Kafka relate les démêlés d’un singe devenu objet de spectacle, un “clou” de cirque en quelquesorte!

   I
l existe d'autres interprétations de ce texte, je n'en
doute pas...  à des degrés moins profonds ou à d'autres plus obscurs, de l'ordre du 36ème dessous, comme il peut exister des versions peintes différentes de la mienne...


Par Vinosse
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Mercredi 23 septembre 2009

(Fleurs en boutons du Magnolia grandiflora)

Tout est toujours histoires de promesses... et à chaque moment de la journée.

Il faut savoir comment les dire avant qu'elles se découvrent et nous déçoivent.

Et pour ça il y a les poètes !

Des artistes à l'imagination en bouton de fleur, au cœur ficelé comme un secret de bonheur.









L'ÉLASTIQUE.

 

J'avais acheté un petit bout d'élastique carré...

 

En me disant qu'avec ça je saurais faire une fronde,

pour tirer très loin...

 

Je rêvais sur lui,

je sentais toute sa force cachée, contenue...

Intérieure, imprimée...

 

Je mesurais toutes ses possibilités, toute sa vigueur d'étirage...

Toutes les qualités qu'il enfermait et même son histoire...

 

Je lisais en lui toutes ses Aventures !

 

 

 

Un jour  je le prêtai à un romancier

Lorsqu'il me le rendit, il était devenu tout mou!

Ils était distendu de longueurs...

Il était comme flasque et sans plus de ressort...

 

Avec, il avait dû vouloir viser très loin...

Beaucoup trop loin !

Bien au-delà de ses possibilités !

 

Voulu de suite tirer de lui plus que des promesses,

Lui faire avouer beaucoup trop de chapitres personnels...

 

Et en rajouter même...

 

 


Par Vinosse
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Vendredi 4 septembre 2009


Un plongeon nous suffira-t-il ???

Serions-nous Narcisse que nous n'oserions pas ...

Serions-nous Li Po que nous ne confondrions pas la Lune et son reflet...

Mais quand à être nous mêmes, ce n'est pas ce noir éclat qui nous le fera !


Il nous faudra donc y plonger au plus profond, au risque de n'en jamais remonter.

Au moins serons nous tranquilles chez NOUS...

Au plus douillet de nos rêves cachés

Dans la sécurité de l'autre monde...

Par Vinosse
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Jeudi 27 août 2009



Il fut dans d'anciennes campagnes un petit orphelin solitaire épiant l'orée des bois et les chemins creux.
Il fut sur de vieilles étagères quelque livre interdit qu'il lisait dans l'obscurité de sa chambre humide et froide.

Ainsi il sut très vite qu'on ne pouvait se fier au visible et qu'en rêve venaient des créatures bien intentionnées capables de lui donner son réconfort.

Il apprit que le jour elles pouvaient, pour leur protection et parce qu'elles étaient très rares, se suffire du plus horrible des costumes qui ferait fuir les importuns mais que, l'heure du soir venue, elles en jailliraient et éclateraient de toute la beauté du monde inconnu.

Cet enfant avait un désir sans bornes...

Pour lui rien ne serait trop grand, trop beau, trop lumineux ni trop aimant...

Il ne pouvait lui arriver de mieux, pour son Bonheur, que de sauter comme le crapaud d'un extrême à un autre...

Il pensait mériter d'être heureux.

_______________________________


Aujourd'hui encore, quand il croise Damoiselle Crapiche, cet idiot croit toujours qu'elle va le soir qui vient, lui revenir en jupon de satin lui dire qu'il est très beau, très intelligent et que tout son être et tout son cœur lui appartient...

On peut se tromper une fois, c'est pardonnable...

Mais toute sa vie, c'est impensable...

La pauvre créature a beau avoir d'admirables yeux marron profond, faut qu'il soit bien naïf pour y lire la nature cachée de son mal être et la genèse de son Rêve toujours recommencé.



Ô Pépita !





 

                  Indienne.

 

 

Par

la joie intuitive de mes yeux

à       Tout

jamais ressaisis

 

Près de l’innomable

(significtion)

 

 

Aussi bien qu’à ton cœur

fait pour

Nous

 

 

Quand         jusqu’où        finiront           la terrible immiscion

à tes mains

les tranquilités doucereuses n’auront plus rien         pour

retrancher l’artère sangueuse         vie

que nous sentons monter et redescendre sous          l’arme

ature

 

 

 

Revoilà

nous revoilà

comme les bois

entourés des         quelques uns         buissons repouilleux

chattés

         quand ta métamorphose rejoue l’absoute

joie de ma crucifixion

 

Quand tu aimes

 

Puis jadis

je ne m’en souviens plus

 

                                                               24 OCTOBRE 1971

 



Par Vinosse
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Samedi 22 août 2009


Et beaucoup n'ont aucune envie d'y aller ni qu'on les y entraine...de force.

Hormis le bel éther tout bleu qu'on doit à l'atmosphère qu'y a-t-il dans les airs que l'on n'aurait pas vu ?  Rien...

Que pourrait-il y avoir que l'on ne puisse voir avec nos propres moyens ?     Tout ! 

C'est bien cela qui est ennuyeux dans les pratiques religieuses: elles ont de l'esprit magique, du tour de passe passe qui, s'il est bien réalisé, éblouit le spectateur et lui en donne pour son argent. Dans ces cas-là nous savons tous qu'il y a une combine, une manipulation et que l'on ne nous demande pas d'y croire aveuglément mais suffisamment pour que le spectacle soit réussi!
On peut penser que dans l'histoire des hommes la plus reculée, l'esprit naissant lui a permis de découvrir les vertus de la tromperie, pour la chasse par exemple mais plus sûrement pour la domination de l'un sur l'autre et ainsi sur un grand nombre d'autres en suivant.  
Les premiers rudiments culturels (écriture, lecture) aidèrent beaucoup dans cette discrimination relative au savoir non partagé.
Hier encore on pouvait espérer que l'éducation de masse allait permettre aux genre humain de se détacher pour son bien de la pensée magique, de l'idée du divin, malheureusement l'actualité la plus récente nous indique qu'il n'en est rien pour l'instant et que les forces de l'obscur font tout pour empêcher de rétablir la lumière et la vérité des faits.

Il est des choses dans les airs qui sont parfaitement identifiables:  comme ici la baie du sureau qui est excellente en confiture et qu'les p'tits oiseaux s'en pourlèchent les bords du bec (c'est commode pour eux, ils n'ont pas de dents!), par contre à bien regarder je ne vois pas où est passée la sainte vierge des catholiques envoyée au ciel tous les ans au 15 Août !
Ce serait plutôt métaphorique cette assomption? Il ne s'agirait en fait que de fantasmes sexuels mal formulés, de tabous, d'interdits, d'homophilie cachée, d'inceste qu'ils voudraient exorciser?
Je ne suis pas spécialiste en psychologie des profondeurs tourmentées de l'âme fragile des croyants et refuse par avance toute controverse sur la question afin de pouvoir rester à égalité, mais je me dis qu'il serait grand temps quand même qu'on s'en occupe sérieusement!
Parce qu'on n'est plus vraiment seul dans nos campagnes et que de partout on entend parler salles de prières, mosquées devenues elles aussi indispensables à la bonne marche de la société, à égalité avec églises et temples:  la spiritualité mystique comme unique et universelle clef de la vie des hommes sur la terre.
Pour ma part cette idée me révulse au plus haut point, me fait dégoûter du genre auquel j'appartiens, m'en fait ressentir totalement différent !


Ne voit-on pas comme un reflet inexplicable, une ombre de lumière sans nom, sur cette autre photo ?  La présence divine, sans aucun doute ...
 



 

                        Un Mauvais Ouvrier

 

Pourquoi le bon Dieu n’a-t-il pas travaillé tous les jours de la semaine? Sept jours sur Sept?

 

Pourquoi est-il resté tout le Dimanche à rien foutre?

A faire le vide...

Pourquoi a-t-il voulu nous garder en dernier cette journée trop longue, tout juste bonne à ce que l’on s’emmerde?

A ce que l’on déprime même...

 

Pour devoir aussi lui  rendre hommage?

Le remercier de sa prétendue générosité?

 

Nous imposant de nous mettre à genoux pour lui rendre grâces d’avoir créé le Monde,
la Nature qui va avec ainsi que les êtres qui vivent dessus...   

Sans jamais avoir pu les terminer...!

Sans avoir su comment les rendre parfaits...! 

Sans l’avoir voulu au juste!

 

En ayant fait en sorte que dans notre cœur ou juste à côté,

reste un bout de pas fini, une grande place tout vide...

 

Un immense et dernier trou à combler...

 

 

Tout le boulot d’une dernière journée...

   Daniel DURET. 

 

Par Vinosse
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Dimanche 9 août 2009


Eh Oui... Profitons-en encore longtemps des couleurs de l'Été, de ses lumières, de ses reflets, de ses rayons, incidents ou pas, de ses sombres chaleurs, de ses nuits trop courtes, de ses noirs orages, de ses ombres légères ou obscures, portées ou chutantes... Bref, laissons nous aller au Noir qui encourage l'errement des âmes...

Mais bon, ne broyons pas l'amertume simplement pour le plaisir d'aligner quelques mots, reconnaissons que la saison chaude a du bon, et du très bon, même s'il s'éclate en noir ! Et même aussi si, cuit en confiture ou en clafoutis (encore!), il est autant nuancé que le coke ou la houille, puis quand mélangé à d'autres, il les gratifie d'un généreux bordeaux foncé, limite violet !!!
 


La semaine dernière un pépiniériste distributeur est venu me demander si je fournissais des jeunes plants certifiés "BIO", vu qu'il entrevoyait un marché en expansion auprès du grand public.       Je lui ai répondu que non, bien sûr...
 
Je ne suis pas antibio, comme vous le savez, je suis surtout anti sclérose liberticide et anti irresponsabilité ! Si j'ai refusé il y a 20 ans le même système coercisif que les fonctionnaires de l'aministration voulaient imposer à la profession et ce pour des raisons peu honorables sous couvert de principe de précaution (soumission du marché à leur propre production), ce n'est pas pour me plier au joug d'une nouvelle autorité culpabilisante.
 
Ce que je produits et vends est honnête, les besoins vrais des plantes, je les respecte parce que je les connais bien et que je suis fondamentalement réfractaire à la chimie violente et aggressive, par contre j'estime que vouloir imposer commercialement une norme différente et des étiquettes strictes à tout produit vendu est une hérésie à long terme. 
C'est toujours le producteur qui va en supporter le coût ! Quand ce devrait être la société entière. 
 
Je suis favorable à une politique d'état capable d'instaurer des règles générales, de les faire respecter,  dans la confiance partagée entre chaque acteur, mais pas pour des denrées disposées à deux étages différents de revenus...
L'étiquette verte risque de devenir de plus en plus coûteuse à gérer, les préposés aux inspections chez les producteurs vont être de plus en plus réclamés (essentiellement payés par les demandeurs) et par conséquent la tricherie de plus en plus courante!

Et je ne vous parle pas de ce milieu où se croisent toutes sortes de gens animés de la pensée magique, prétendants de l'irrationnel et du retour au mysticisme, capables d'installer des systèmes pour recueillir les ondes cosmiques qui vont leur permettre d'écouter parler les plantes (véridique)!!!

La religion semble y trouver de plus en plus son compte et cela me gêne énormément... vu qu'à travers son rideau de deuil noir, l'homme a tout pour s'y perdre! 



 








































J’avais acheté une vieille Motobécane noire, avec sièges séparés !

L’arrière, le surélevé, tenu à sa poignée ronde,

avait le caoutchouc usé !

Tout fendillé par les fesses,

ballotées... sursautées...

surrannées, maintenant,

qu’il avait dû connaître .

 

Il était certain que seul le temps et ce qui va avec,

les souvenirs et les regrets,

avait eu raison de son latex moulé !

  

Je fis le plein à une ancienne pompe à balancier,

actionné par une belle pompiste brune,

aux gros seins relevés !

 

Le moteur tournait bien !

 

J’étais assis, droit !

Les coudes écartés !

 

J’étais fin prêt pour l’expédition, l’exploration, la Conquête !

Pour les Grandes Vacances !

 

Au bout de la rue “Je m’en VAIS”, d’anciens beurs atteints par la limite d’âge,

des voyous aux cheveux gris, m’avaient crié de vilaines menaces de banlieue,

qu’ils savaient n’être plus que des fanfaronnades !

 

Les restes d’un vieux théâtre épique qui n’intéressait plus personne,

chez les imprésarios !

 

Dans cette rue qui remontait doucement, la poignée des gaz se coinça !

En forçant, je ne réussis qu’à décoller la gaine !

Impossible d’accélérer à fond !

 

Faudra-t-il que je me suffise de ce petit régime ?

Que je me satisfasse de ce ralenti- là ?

 

(environ 2000-2001)

Par Vinosse
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