Un soir plus
tard que la guerre
Vinosse jouait
du
pipeau
Cette nuit-là
pendant que eux dormait l'immensité perdue de
l'illusion société bâtarde et française
Vinosse jouait
du
pipeau
Vers minuit
ils je n'entendais plus que le clapotis du ton
sourire sur la pente élaborée de mon bonheur maritime
pour ces étoiles
J'aurais recquis alors une peine plus douce encore
Et tiens nous n'aurons plus de peine
tiens c'est ma resplentitude que je gouache à ton nez
tiens ce seront mille les entendements de notre joie
"Si j'étais un inconditionnel de la liberté évoquée plus haut, j'aurais sans aucun doute préféré l'océan à l'issue qui se découvrait à moi dans le regard trouble que je portais sur ces hommes ..."
FRANZ KAFKA... Compte rendu pour une académie.
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Les penseurs selon lesquels tous les astres se meuvent de façon cyclique, ne sont pas les plus Profonds ...
Qui regarde au dedans de soi-même comme à l’intérieur d’un immense univers, qui porte en soi des Voies Lactées, sait combien sont irrégulières toutes les voies lactées ...
Elles conduisent jusqu’au fond du Chaos et du labyrinthe de l’Existence ...
Frédéric NIETSZCHE... Le Gai Savoir.
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Il me semble que la notion même de compréhension est en train de se transformer très profondément. Autrefois, comprendre impliquait la notion d’une transparence entre celui qui cherchait à comprendre et sa lecture, tandis que maintenant on demande plutôt à des œuvres très difficiles (et dont, par une sorte de perversion de l’intelligence, on semble souhaiter qu’elles soient très difficiles) d’agir à la manière d’un charme magique sur la conscience du lecteur. Et donc, disons que c’est une forme de mysticisme qui est en train de réapparaître dans notre société et dont je me sens moi-même très loin, et pour lequel j’éprouve une sorte de répugnance.
CLAUDE LÉVY - STRAUSS.
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Les petits signes ou les dessins
ou les images des cahiers
dans le temps
Les gribouillages des pages les envies
les sentiments aussi
Ecrire un poème
comme sourire à une mère
C’est avoir besoin de son bonheur quand
l’histoire ne s’y prête pas
Les paniers
remplis de fruits secs ou pourris
nous font marcher lentement au sein
des vastes garennes
J’erre
en pleurant sans recherche et sans peine
J’apprends à aimer
autre chose qu’une enfant sans
gloire
Les relents des espaces
seront bien incapables de me dire
si mon cœur n’a qu’un élan maternel
Il se trouve que tout s’induit
ici même
sur mon cahier
Apprendre tout de la vie des hommes c’est faire
la quête à son amour
Et fasse alors
que tous les empires
sûs au grand cœur des poètes aient de l’éternel
reçu les dons et du terrible acquis la splendeur
pour
me réjouir me consoler m’adorer hier
mieux que demain afin que je m’en aille
Je fuis
en cet instant
comme un damné
à reculons
Dans un livre français
(4 Octobre 1968)
J’ai tout fondu l’Iceberg !
Çui qui flottait,
nul n’en doutait, six pieds sous terre,
au bord du lac de Saint-Glinglin...
J’ai tout suçé la glace sale,
tout répandu l’eau du bocal
et tout jeté,
avant qu’elle ne paraisse, ma vie au chien...
Les chœurs:
“Mais tu n’as bu
qu’une eau saumâtre,
mais tu n’as plus,
pauvre tordu
le goût d’te battre...”
Lee Miller (Man Ray)

J’avais acheté une vieille MotoConfort brune, avec sièges séparés !
L’arrière, surélevé, tenu à sa poignée ronde,
avait le caoutchouc usé !
Tout fendillé par les fesses,
ballotées... sursautées...
surrannées maintenant,
qu’il avait dû connaître avant.
Il était certain maintenant que seul le temps et tout ce qui va avec,
les souvenirs comme les regrets,
avait eu raison de son latex moulé !
Je fis le plein à une ancienne pompe à balancier,
actionné par une belle pompiste brune,
aux gros seins relevés !
Le moteur tournait bien !
J’étais assis, droit
les coudes écartés !
J’étais fin prêt pour l’expédition, l’exploration, la Conquête !
Les Grandes Vacances !
Au bout de la rue “Je m’en VAIS”, d’anciens beurs atteints par la limite d’âge,
des voyous aux cheveux gris, m’avaient crié des menaces de banlieues,
qu’ils savaient n’être plus que des fanfaronnades !
Les restes d’un vieux théâtre épique qui n’intéressait plus personne,
chez les imprésarios !
Dans cette rue qui remontait doucement, la poignée des gaz se coinça !
En forçant, je ne réussis qu’à en décoller la gaine !
Impossible d’accélérer à fond !
Faudra-t-il que je me suffise de ce petit régime ?
Que je me satisfasse de ce ralenti- là ?
Bentley...
Facel Vega...

Pour cette nouvelle année, SOYONS FOUS !!!
Le Bonheur c'est simple comme un parpaing dans la gueule !
De Nuit...
De Jour...
En Imagination...
Comme en Rêve...
Mersi monsieu Harriman !
Un des plus beaux messages de Noël que je connaisse !!!
Je courus à toute vitesse...
J’enjambai toutes les frontières...
J’envoyai un signal à tous mes ambassadeurs...
Je me fis messager plénipotentiaire sans malle diplomatique...
J’alertai tous mes indicateurs...
Tous mes dictateurs...
Tous mes simples salariés de consulat...
Peine perdue, tout ici était vrai!
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L’Obscur parle à la place et beaucoup plus fort que Moi :
Il engage toutes les conversations auxquelles j’avais pensé avant Elles...
Il occupe tout l’espace que je m’étais gardé, il n’en fait qu’à sa tête qui n’a pas d’existence connue, il propose tout ce dont je ne peux disposer, il donne envie de continuer quand moi je voudrais arrêter...
Il fixe des rendez-vous, il émet l’idée de retrouvailles ou ensemble nous nous pourrions nous reconnaître tels que nous nous étions croisés un jour...
"Enfants voici les bœufs qui passent, cachez vos rouges tabliers..."
En ce temps-là j'apprenais tout de la vie grâce à un "transistor" que ma mère avait acheté à Manufrance et qui lui servait pour écouter son émission d'accordéon du Dimanche matin, le son à fond pour nous réveiller (l'aspirateur viendrait plus tard), petite radio mobile que j'emmenais la semaine avec moi bêcher dans les champs... Je préférais bêcher justement à cause de ça...
J'y guettais les passages assez fréquents quand même, des chanteurs qui me tournaient le cœur et la tête en même temps, instants qui me consolaient de n'être pas à l'école comme tous les adolescents de mon entourage... Enfin presque tous car je connaissais quelques inadaptés, limites idiots, qui comme moi s'usaient leurs mains sur des manches lisses et tordus, de fourche ou de bêches aussi.
C'était mon monde, celui que j'avais mérité, sachant qu'eux préféraient de beaucoup les yéyés à la mode, aux Ferré, Brel et surtout Brassens qui me fascinaient...
Et comme aujourd'hui 28 Octobre est l'anniversaire du décès de Georges Brassens je suis à demi heureux de rappeler comment naquit chez moi la révélation de ma propre poésie et à qui je dois de n'être pas devenu complètement cinglé.
La Légende de la Nonne. (Victor Hugo)
La Ballade des Dames du Temps Jadis. ( François Villon)
Il n'y a pas d'Amour heureux. ( Aragon)
ETC...
C'est un choix tout personnel et hors des idées convenues sur Brassens, un recueil de mélancolie qui me morfond dans la mienne la plupart du temps, de ma vie, au début comme à la fin.
Si un jour vous tombez sur de faux poètes, faux punks et vrais cons chantant du Brassens sous le nom 'Brassens not dead", fuyez-les comme la pire des pestes: ils n'aiment pas Brassens, juste quelques gros mots hurlés de ci de là... Comme Renaud quand il reprit "je suis un voyou", juste pour le titre ... justement... L'intelligence, le talent et la sensibilité n'étant pas de leurs qualités.
Et pour ceux qui veulent tout savoir du poète, c'est ici !